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  • : SETH Survivalisme
  • SETH Survivalisme
  • : Avec la multiplication des risques naturels, conflictuels ou économiques, tout peut arriver à n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. Pourtant même la pire des situations peut être surmontée si l’on a pris le temps de l’anticiper, d’y réfléchir, de chercher des solutions et des parades. Parcourez ces pages dans l’ordre chronologique, ou par thèmes, et découvrez comment faire face à une catastrophe. Ne soyez pas la victime, devenez le survivant !
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 21:21

SECTION 7

LES TROUBLES D.ORIGINE ENVIRONNEMENTALE

123. Le coup de chaleur, l.hypothermie, la diarrhée et les parasites intestinaux sont des troubles d.origine environnementale auxquels on peut devoir faire face en situation de survie.

LE COUP DE CHALEUR

124. La défaillance du système de thermorégulation de l.organisme (température corporelle supérieure à 40,5 ºC [105 ºF]) cause un coup de chaleur. Le coup de chaleur n’est pas toujours précédé des autres malaises causés par la chaleur, comme les crampes ou la déshydratation. Les signes et les symptômes du coup de chaleur sont les suivants :

a. visage enflé et écarlate

b. rougeur du blanc des yeux

c. absence de sudation

d. inconscience ou délire (qui peuvent entraîner la pâleur du visage, une coloration

bleue des lèvres et des lits unguéaux [cyanose] et peau froide).

125. Durant le retour à la température normale, attendez-vous aux phénomènes suivants :

a. vomissements

b. diarrhée

c. agitation

d. frissonnement

e. cris

f. inconscience prolongée

g. phénomène de rebond dans les 48 heures

h. arrêt cardiaque (soyez prêt à faire la RCR).

L.HYPOTHERMIE

126. L.hypothermie se définit comme l.incapacité de l.organisme à maintenir la température corporelle à 36 ºC (97 ºF). Elle peut être causée par une exposition plus ou moins prolongée à des températures fraîches ou froides. La déshydratation et le manque de nourriture et de repos prédisposent les survivants à l.hypothermie.

127. À la différence du coup de chaleur, il faut réchauffer la victime d.hypothermie petit à petit. Donnez-lui des vêtements secs. Remplacez les liquides perdus et réchauffez la victime.

NOTE

À ce stade la victime est en état de choc grave. Rafraîchissez-la aussi rapidement que possible en la plongeant dans un cours d.eau frais. À défaut de cours d.eau, aspergez-la d.urine, d.eau ou, à tout le moins, appliquez des compresses humides et fraîches à toutes les articulations, particulièrement le cou, les aisselles et l.aine.Assurez-vous de mouiller la tête de la victime. La déperdition de chaleur par le cuir chevelu est grande. Faites des intraveineuses et donnez des liquides à boire.

Vous pouvez aussi éventer la personne.

NOTE

Traitez la déshydratation par l.eau légèrement salée.

LA DIARRHÉE

128. La diarrhée est un malaise banal et invalidant causé par un changement d.eau ou de nourriture, la consommation d.eau contaminée ou d.aliments gâtés, la fatigue ou l.utilisation de couverts sales. Vous pouvez éviter la plupart de ces causes en suivant les principes de la médecine préventive. Si toutefois vous avez la diarrhée et que vous n.avez pas de médicaments anti-diarrhéiques, un des traitements qui suivent pourra vous aider :

a. Limitez votre consommation de liquides pendant 24 heures.

b. Buvez une tasse de thé fort toutes les deux heures jusqu.à ce que la diarrhée

diminue ou disparaisse. L.acide tannique du thé aide à combattre la diarrhée.

Vous pouvez aussi obtenir de l’acide tannique en faisant bouillir l.écorce interne d.un arbre feuillu pendant au moins deux heures. c. Préparez une solution faite d.une poignée de craie, de charbon de bois ou d.os séché moulu et d.eau traitée. Si vous avez du marc de pommes ou des zestes d.agrumes, ajoutez-en une part égale à la mixture pour la rendre plus efficace. Prenez deux cuillerées à soupe de cette préparation toutes les deux heures jusqu.à ce que la diarrhée diminue ou disparaisse.

LES PARASITES INTESTINAUX

demedicina_com_wp-content_uploads_angilostoma_thumb.jpg129. En prenant quelques précautions, on peut en général éviter l.infestation par les vers et les autres parasites intestinaux. Ne marchez jamais pieds nus. La meilleure façon de prévenir les parasites intestinaux est d.éviter de consommer de la viande ou des légumes crus contaminés par les eaux d.égout brutes ou les eaux vannes qui ont servi d’engrais. Si vous étiez malgré tout infesté sans avoir les médicaments appropriés à votre disposition, vous pourriez avoir recours à divers médicaments maison. Gardez à l.esprit que le principe de ces médicaments est l.altération de l.environnement du tube digestif. Voici quelques-uns de ces remèdes empiriques que vous pourriez utiliser :

a. L.eau salée. Buvez 1 litre d.eau dans lequel vous aurez dissous 4 cuillerées à soupe de sel. Ne répétez pas ce traitement.

b. Le tabac. Mangez 1 ou 1,5 cigarette. La nicotine des cigarettes détruira les vers ou les paralysera assez longtemps pour que votre organisme les élimine. Si l.infestation est grave, répétez le traitement dans les 24 à 48 heures qui suivent, mais pas plus tôt.

c. Le kérosène. Buvez 2 cuillerées à soupe de kérosène mais pas plus. Au besoin, vous pouvez répéter le traitement après 24 à 48 heures. Prenez garde de ne pas inhaler les émanations qui peuvent irriter les poumons.

d. Les piments forts. Les piments sont efficaces seulement s.ils font partie de votre alimentation usuelle. On peut les manger crus ou les ajouter aux soupes, au riz aux plats de viande. Les piments créent un environnement défavorable à l.attachement des parasites.

LES PLANTES MÉDICINALES

130. Les prodiges opérés par les médicaments, les laboratoires et l.équipement modernes nous ont fait oublier la médecine empirique traditionnelle fondée sur la fermeté de caractère, le bon sens et quelques remèdes simples. Pourtant, dans beaucoup de régions du monde, les gens recourent toujours aux « sorciers » ou aux guérisseurs locaux pour guérir leurs maux. Beaucoup des plantes médicinales et des traitements qu.ils utilisent sont aussi efficaces que les médicaments les plus modernes à notre disposition. En fait, beaucoup de médicaments modernes sont tirés de plantes médicinales par raffinage.

MISE EN GARDE

N.utilisez toutefois les plantes médicinales qu.avec la plus grande prudence et seulement quand les fournitures médicales manquent ou sont en quantités limitées. Certaines plantes médicinales sont dangereuses et peuvent aggraver le mal, voire entraîner la mort. Pour en apprendre plus sur les traitements de base à l’aide des plantes médicinale, voir le chapitre 9, « Survivre à l’aide des plantes ».

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 20:51
SECTION 6
 
LES PLAIES
 
101. La plaie est une rupture des tissus mous du corps. Il peut s’agir aussi bien de plaies ouvertes que de maladies de peau, de gelures, du pied des tranchées ou de brûlures.
 
NOTE
Si les secours médicaux se trouvent à plus d.une heure, faites une incision (pas plus longue que 6 mm et plus profonde que 3 mm) sur chaque perforation, en coupant juste assez profondément dans la première et la deuxième couche de l.épiderme pour élargir les marques laissées par les crochets. Placez une ventouse sur la morsure et assurez-vous d.avoir un joint hermétique. Aspirez trois ou quatre fois le site de la morsure.
 N.utilisez votre bouche pour aspirer le venin qu.en dernier recours et seulement si vous n.avez aucune plaie buccale ouverte.
 
Crachez le sang que vous aurez aspiré et rincez-vous la bouche à l.eau.
Cette méthode permet de retirer de 25 à 30 pour cent du venin.
 
LES PLAIES OUVERTES
 
plaie-menton-par-derive-de-longboard-res.jpg102. Dans les situations de survie, les plaies ouvertes sont graves, non seulement en raison des
lésions tissulaires et des pertes de sang, mais aussi des risques d.infection qu’elles occasionnent.
Les bactéries présentes sur l.objet qui a causé la blessure, sur la peau et les vêtements du blessé
ou sur les corps étrangers et les saletés qui entrent en contact avec la plaie peuvent causer l.infection.
 
103. En soignant une plaie de la bonne façon, on peut réduire la contamination et favoriser la guérison. Il faut nettoyer la plaie le plus rapidement possible :
 
a. Enlevez les vêtements ou coupez-les autour de la plaie.
b. Recherchez toujours un point de sortie si un objet tranchant, un coup de feu ou un projectile a causé la plaie.
c. Lavez soigneusement la peau autour de la plaie.
d. Rincez (sans frotter) la plaie avec de grandes quantités d.eau sous pression. À
défaut d.eau, vous pouvez utiliser de l.urine fraîche.
 
104. Le « traitement ouvert » est la méthode la plus sûre de soigner les plaies dans une situation de survie. N.essayez pas de recoudre la plaie en faisant une suture ou en recourant à une autre méthode semblable. Laissez la plaie ouverte afin de permettre l.écoulement du pus résultant de l.infection. Tant que le pus peut s.écouler, la plaie ne mettra généralement pas la vie de la victime en danger, quelle que répugnante que soit son apparence ou son odeur.
 
105. Couvrez la plaie d.un pansement propre. Placez un bandage sur le pansement pour le maintenir en place. Changez le pansement tous les jours et observez les signes d.infection.
 
106. Si la plaie est béante, vous pouvez réunir les bords avec du sparadrap coupé en forme de
« papillon » ou d.« haltère »
 
107. En situation de survie, il est presque inévitable que la plaie s’infecte plus ou moins. La
douleur, l.enflure, une rougeur autour de la blessure, l.élévation de la température et la présence
de pus dans la blessure ou sur le pansement sont des signes d’infection.
 
108. Pour traiter une plaie infectée :
 
a. Placez une compresse chaude et humide directement sur la plaie; changez-la
quand elle refroidit. Procédez ainsi pendant 30 minutes, trois ou quatre fois par
jour.
b. Drainez la plaie infectée. Ouvrez-la et explorez-la délicatement avec un
instrument stérile.
c. Pansez la plaie et bandez-la.
d. Buvez beaucoup d.eau.
 
1-copie-6.jpg
 
Figure 4.7 : Diachylon de rapprochement
 
999-1156.jpg
 
 
109. Continuez le traitement tous les jours jusqu.à la disparition de tous les signes d.infection.
 
110. Si vous n.avez pas d.antibiotiques à votre disposition, que la plaie s.est gravement infectée, qu.elle ne guérit pas et qu.un débridement est impossible, envisagez, en dépit de ses risques, un traitement par les asticots :
 
a. Exposez la plaie aux mouches pendant une journée, puis couvrez-la.
b. Vérifiez tous les jours la présence d.asticots.
c. Une fois que les asticots se développent, gardez la plaie couverte, mais examinez la tous les jours.
d. Retirez tous les asticots dès qu’ils auront complètement nettoyé le tissu nécrosé, et
avant qu.ils ne s.attaquent au tissu sain. Une intensification de la douleur et la
présence de sang rouge vif dans la blessure indiquent que les asticots ont atteint le
tissu sain.
e. Rincez la plaie à maintes reprises avec de l.eau stérile ou de l.urine fraîche pour
enlever les asticots.
f. Examinez la plaie toutes les quatre heures pendant plusieurs jours afin de vous
assurer que tous les asticots ont bien été enlevés.
g. Bandez la plaie et traitez-la comme toute autre plaie. Elle devrait guérir
normalement.
 
LES MALADIES DE PEAU
 
111. Bien qu’ils dégénèrent rarement en graves problèmes de santé, les furoncles, les infections fongiques et les éruptions entraînent néanmoins des malaises et vous devriez les soigner.
 
Les furoncles
furoncle-e1285514333784.jpg112. Appliquez des compresses chaudes afin de favoriser l.apparition du bourbillon. Ouvrez
ensuite le furoncle à l.aide d.un instrument stérile comme un couteau, un fil métallique, une
aiguille. Nettoyez soigneusement le pus à l.eau et au savon. Couvrez le site du furoncle et
examinez-le à intervalles réguliers afin de vous assurer que l.infection ne progresse plus.
 
Les infections fongiques
 
113. Gardez la peau propre et sèche et exposez autant que possible la région infectée au soleil.
Ne grattez pas la région affectée. Au cours du conflit en Asie du Sud-Est, les soldats ont utilisé
des poudres antifongiques, du détersif, de l.eau de Javel, de l.alcool, du vinaigre, de l.eau salée
concentrée et de l.iode pour traiter, avec plus ou moins de succès, les infections fongiques.
Comme avec toutes les méthodes de traitement « non conventionnelles », il faut agir avec
précaution.
 
Les éruptions cutanées
 
dos allergie peazu114. Pour traiter efficacement une éruption cutanée, il faut d.abord en déterminer la cause, ce
qui n.est pas toujours facile même dans les meilleures conditions. En général, appliquez les
principes suivants :
 
a. Si l.éruption suinte, gardez-la au sec.
b. Si elle est sèche, gardez-la humide.
c. Ne vous grattez pas.
 
115. Pour assécher les éruptions suintantes, utilisez une compresse de vinaigre ou d.acide tannique provenant de l.infusion dans l.eau bouillante de thé, de glands ou d.écorce d.arbres feuillus. Gardez humide les éruptions sèches en étendant sur les parties affectées une petite quantité de gras animal fondu.
 
116. Souvenez-vous de traiter les éruptions comme des plaies ouvertes : lavez-les et pansez-les
tous les jours. Beaucoup de substances qui peuvent servir d.antiseptiques pour traiter les blessures sont à la disposition des survivants dans la nature ou en captivité :
 
a. Les tablettes d.iode. Utilisez de 5 à 15 tablettes dans un litre d.eau pour obtenir
un bon produit de rinçage pendant la guérison des blessures.
b. L.ail. Frictionnez-en la blessure ou faites-le bouillir pour en extraire les huiles et
utilisez l.eau pour rincer les parties affectées.
c. L.eau salée. Utilisez de 2 à 3 cuillerées à soupe de sel par litre d.eau pour
détruire les bactéries.
d. Le miel. Utilisez-le pur ou dissous dans l.eau.
e. La sphaigne. Source naturelle d.iode, elle se trouve dans toutes les régions
marécageuses du monde. Utilisez-la comme pansement.
 
117. Encore une fois, utilisez les préparations non commerciales avec prudence.
 
LES GELURES
 
250px-Frostbitten_hands.jpg118. Ce type de lésion résulte de la congélation des tissus. La gelure superficielle n.atteint que
la peau, qui prend un teint blafard et mat. La gelure profonde atteint les tissus sous-cutanés, qui
deviennent durs et difficiles à mouvoir. Les pieds, les mains et les parties exposées du visage
sont particulièrement vulnérables aux gelures.
 
119. En groupe, prévenez les gelures en tirant avantage du système de binôme. Examinez
souvent le visage de votre camarade et assurez-vous qu.il examine le vôtre. Si vous êtes seul,
couvrez de vos moufles, à intervalles réguliers, votre nez et la partie inférieure de votre visage.
 
120. N.essayez pas de dégeler les parties affectées en les plaçant près d.une flamme nue.
Frictionnez-les doucement dans l.eau tiède. Asséchez-les and placez-les contre votre peau pour
les réchauffer à la température du corps.
 
LE PIED DES TRANCHÉES (PIED D.IMMERSION)
 
a149311.jpg121. Ce trouble neuro-vasculaire résulte de l.exposition pendant des heures ou des jours à
l.humidité et à une température juste supérieure au point de congélation. Les nerfs et les muscles
surtout sont atteints, mais la gangrène peut se produire. Dans les cas extrêmes, la chair se
nécrose et l.amputation du pied ou de la jambe peut devenir nécessaire. La meilleure prévention
est de garder les pieds au sec. Ayez des chaussettes de rechange dans un emballage
imperméable. Séchez les chaussettes humides en les gardant contre votre corps. Lavez-vous les
pieds tous les jours et portez des chaussettes sèches.
 
LES BRÛLURES
122. Le traitement de campagne suivant pour les brûlures soulage quelque peu la douleur,
semble hâter la guérison et offre une certaine protection contre l.infection :
 
a. Tout d.abord, stoppez le processus de combustion. Éteignez le feu en retirant vos vêtements, en vous aspergeant d.eau ou de sable ou en vous roulant sur le sol.
Rafraîchissez la peau brûlée avec de l.eau ou de la glace. Pour les brûlures causées par le phosphore blanc, enlevez celui-ci avec des brucelles (pinces à épiler); ne vous aspergez pas d.eau.
 
b. Trempez pendant 10 minutes des pansements ou des chiffons propres dans une solution bouillante d.acide tannique (provenant de l.infusion de thé, d.écorce interne d.arbres feuillus ou de glands dans .eau bouillante).
c. Laissez refroidir les pansements ou les chiffons propres et appliquez-les sur les brûlures.
d. Traitez comme une plaie ouverte.
e. Remplacez les pertes liquidiennes.
f. Maintenez l.ouverture des voies aériennes.
g. Traitez l.état de choc.
h. Envisagez l.usage de la morphine, à moins que les brûlures ne se situent près du visage.
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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 11:03

SECTION 5

 

LES MORSURES ET LES PIQÛRES

 

73. Les insectes et autres animaux nuisibles présentent un danger dans les situations de survie. Non seulement ils sont source d.irritation, mais ils sont souvent vecteurs de maladies qui, chez certaines personnes, provoquent de graves réactions allergiques. Dans beaucoup de régions du monde, vous serez exposés à des maladies graves et même fatales qui ne sont pas connues aux États-Unis.

 

maladie-lyme.png74. Les tiques sont des vecteurs de maladies, comme la fièvre pourprée des montagnes Rocheuses, endémique dans plusieurs régions des États-Unis. Elles transmettent aussi la maladie de Lyme.

 

75. Les moustiques peuvent transmettre le paludisme, la dengue et plusieurs autres maladies.

 

76. Les mouches peuvent propager des maladies par contact avec des foyers d.infection. Elles sont des vecteurs de la maladie du sommeil, de la fièvre typhoïde, du choléra et de la dysenterie.

 

77. Les puces peuvent transmettre la peste.

 

78. Les poux peuvent transmettre le typhus et la fièvre récurrente.

 

79. La meilleure façon d.éviter les complications attribuables aux morsures et aux piqûres d.insectes est de recevoir régulièrement les immunisations appropriées (y compris les injections de rappel), d.éviter les régions infestées d.insectes, d.utiliser les moustiquaires et les insectifuges, et de porter des vêtements protecteurs.

 

80. Si un insecte vous mord ou vous pique, ne vous grattez pas, car vous pourriez vous infecter. Au moins une fois par jour, vérifiez qu.aucun insecte ne se trouve sur vous. Si vous trouvez des tiques sur votre corps, recouvrez-les d.une substance comme la Vaseline, une huile visqueuse ou la sève d.un arbre, qui les privera d.air. Privée d.air, la tique lâche prise et vous pouvez l.enlever. Prenez soin d.ôter toute la tique. Si vous en avez, utilisez des pincettes pour la saisir là où les pièces buccales s.attachent à la peau. N.écrasez pas le corps de la tique et lavez-vous les mains après sa manipulation. Nettoyez tous les jours la plaie laissée par la tique, jusqu.à sa guérison.

 

LE TRAITEMENT

 

81. Il est impossible de donner une liste complète des traitements de tous les types de morsures et de piqûres. En gros, soignez-les comme suit :

 

a. Si vous avez des antibiotiques à votre disposition, apprenez à les connaître avant

votre déploiement et utilisez-les.

 

b. L.immunisation préalable au déploiement peut prévenir la plupart des maladies banales transmises par les moustiques et certaines autres transmises par les mouches.

 

c. On peut généralement traiter les maladies communes transmises par les mouches

par la pénicilline ou l.érythromycine.

 

d. On peut traiter par la tétracycline la plupart des maladies transmises par les tiques,

les puces et les poux.

 

e. La plupart des antibiotiques sont offerts en comprimés de 250 milligrammes (mg)

ou de 500 mg. Si vous avez oublié la posologie exacte à administrer pour traiter une maladie, retenez que deux comprimés quatre fois par jour pendant 10 ou 14 jours suffisent généralement à détruire toutes les bactéries.

LES PIQÛRES D.ABEILLES ET DE GUÊPES

 

82. Si vous vous faites piquer par une abeille, retirez immédiatement l.aiguillon et la glande à

venin, si elle est présente, en grattant avec votre ongle ou la lame d.un couteau. N.écrasez pas

ou ne saisissez pas l.aiguillon ou la glande à venin, vous risqueriez d.inoculer davantage de

venin dans la blessure. Afin de réduire les risques de surinfection, lavez soigneusement le site de

la piqûre à l.eau et au savon.

 

83. Si vous savez que vous êtes allergique aux piqûres d.insectes ou si vous craignez de l.être, ayez toujours avec vous une trousse d.urgence pour piqûres d.insecte.

 

84. Vous pouvez soulager la démangeaison et la gêne causées par une piqûre d.insecte en

appliquant :

 

a. des compresses froides

b. une pâte rafraîchissante faite de boue et de cendres

c. du latex de pissenlit

d. de la chair de noix de coco

e. des gousses d.ail écrasées

f. de l.oignon.

 

LES MORSURES D.ARAIGNÉES ET LES PIQÛRES DE SCORPIONS

 

morsure-20d_araignee.jpg85. La veuve noire est une araignée caractérisée par une marque en forme de sablier rouge

sur l.abdomen. Seule la femelle mord, et sa morsure contient un venin neurotoxique. La douleur

initiale est légère, mais une douleur locale grave se développe rapidement. La douleur s.étend

petit à petit à l.organisme entier et s.installe dans l.abdomen et les jambes. Plusieurs symptômes

peuvent se manifester : crampes abdominales, nausée progressive, vomissements, éruption

cutanée, faiblesse, tremblements, sueurs et salivation. Un choc anaphylactique peut se produire.

Les symptômes commencent à s.atténuer au bout de quelques heures et disparaissent au bout de

quelques jours. Soignez l.état de choc. Tenez-vous prêt à administrer la RCR. Afin de réduire

le risque d.infection, nettoyez et pansez la région mordue. Il existe un antivenin.

 

86. L.agélène est une grosse araignée brune ou grise d.Australie. Les symptômes occasionnés par sa morsure et leur traitement sont les mêmes que ceux de la morsure de la veuve noire.

 

87. La recluse brune ou araignée violon est une petite araignée brun pâle caractérisée par la marque brun foncé en forme de violon qu.elle porte sur le dos. Sa morsure est indolore ou si peu douloureuse qu.elle passe inaperçue. Mais, au bout de quelques heures, une région rouge et douloureuse dotée d.un centre cyanosé et tacheté apparaît. Toutes les morsures ne provoquent pas de nécrose mais généralement, au bout de 3 à 4 jours, une région étoilée de couleur pourpre apparaît au site de la morsure. La région tourne au rouge foncé puis se dessèche au bout d.une semaine ou deux. Les bords de la croûte se détachent et laissent un ulcère ouvert. À ce stade, une surinfection et une tuméfaction des ganglions lymphatiques sont généralement visibles. La caractéristique la plus remarquable de la morsure de l.araignée violon est la production d.un ulcère qui ne guérit pas, mais persiste pendant des semaines, voire des mois. En plus de l.ulcère, on observe souvent une réaction systémique grave qui peut conduire à la mort. Les réactions (fièvre, frissons, douleurs articulaires, vomissements et éruption généralisée) se produisent principalement chez les enfants et les personnes affaiblies.

 

88. Les mygales sont de grosses araignées velues qui se trouvent surtout sous les tropiques. La plupart n.inoculent aucun venin, mais certaines espèces d.Amérique du Sud sont venimeuses. Elles sont dotées de grands crochets. Leur morsure s.accompagne immanquablement de douleur et d.une hémorragie, et il y a risque d.infection. Soignez les morsures de mygale comme une plaie ouverte et essayez de prévenir l.infection. Si des symptômes d.empoisonnement se manifestent, soignez la morsure comme celle de la veuve noire.

89. Tous les scorpions sont venimeux à divers degrés. Selon les espèces, il y a deux

réactions possibles :

 

a. Une grave réaction locale, accompagnée de douleur et d.une enflure autour du site de la morsure. Il arrive aussi que l.on ait une sensation de picotement autour de la bouche et d.épaississement de la langue.

 

b. Une réaction systémique grave, accompagnée ou non d.une légère réaction locale. Une douleur locale peut se faire sentir. La réaction systémique comprend les difficultés respiratoires, une sensation d.épaississement de la langue, les spasmes corporels, la salivation excessive, la distension gastrique, la vision double, la cécité, les mouvements involontaires rapides des globes oculaires, la miction et la

défécation involontaires, et l.insuffisance cardiaque. La mort est rare et frappe surtout les enfants et les sujets hypertendus ou affaiblis par la maladie.

 

90. Soignez les piqûres de scorpions comme une morsure de veuve noire.

 

LES MORSURES DE SERPENTS

 

venin_main.jpg91. En situation de survie, le risque de morsure de serpent est relativement minime lorsqu.on

connaît les différents types de serpents et leur habitat. Néanmoins, cela pourrait arriver et vous

devez savoir quoi faire. Il est rare que l.on meure d.une morsure de serpent. Plus de la moitié

des victimes ne présentent que des signes d.empoisonnement légers ou nuls et environ le quart

seulement subit un empoisonnement systémique grave. Toutefois, dans une situation de survie,

le risque de morsure de serpent peut affecter le moral et, à défaut de prendre des mesures

préventives ou de savoir la soigner correctement, une morsure peut donner lieu à des drames

inutiles.

 

92. Dans le traitement d.une morsure de serpent, le premier souci est de limiter la quantité de

tissu détruit autour du site de la morsure.

 

93. Toute morsure d.animal peut s.infecter en raison des bactéries présentes dans la bouche

de l.animal. Que le serpent soit venimeux ou non, l.infection locale est en grande partie responsable des séquelles d.une morsure.

 

94. Le venin de serpent contient non seulement des poisons qui attaquent le système nerveux

central de la victime (neurotoxine) et la circulation sanguine (hémotoxine), mais aussi des

enzymes digestives (cytotoxines) qui aident le serpent à digérer sa proie. Ces poisons peuvent

entraîner la nécrose d.une grande surface de tissu, laissant une grande plaie ouverte. Faute de

soins, cette situation pourrait éventuellement exiger l.amputation.

 

95. Le choc et la panique de la personne mordue par un serpent peuvent également affecter

ses chances de survie. La surexcitation, l.hystérie et la panique peuvent en effet accélérer la

circulation sanguine et, par conséquent, l.absorption de la toxine par l.organisme. Les signes de

l.état de choc apparaissent dans les trente minutes qui suivent la morsure.

 

96. Avant de commencer à soigner la morsure, déterminez si le serpent est venimeux ou non.

La morsure d.un serpent non venimeux laisse la trace de rangées de dents. Celle d.un serpent

venimeux peut aussi laisser ce genre de trace, mais elle présentera en plus une ou plusieurs

marques de perforation causées par la pénétration des crochets. Les symptômes d.une morsure

venimeuse peuvent être une hémorragie spontanée du nez ou de l.anus, la présence de sang dans

l.urine ainsi qu.une douleur et, dans les minutes qui suivent et jusqu.à deux heures plus tard, une

enflure au site de la morsure.

 

97. Les difficultés respiratoires, la paralysie, la faiblesse, les contractions musculaires brèves

et saccadées, l.engourdissement sont aussi des effets des venins neurotoxiques. Ces signes se

manifestent de 1,5 à 2 heures après la morsure.

 

98. Si une personne a été mordue par un serpent venimeux, prenez les mesures suivantes :

 

a. Rassurez la victime et gardez-la immobile.

b. Préparez-vous à traiter un état de choc, à lui donner du liquide ou une injection

intraveineuse (iv).

c. Retirez les montres, bagues, bracelets et tout autre objet qui peuvent la serrer.

d. Nettoyez la morsure.

e. Gardez les voies aériennes ouvertes (surtout dans le cas d.une morsure près du

visage ou du cou) et tenez-vous prêt à faire le bouche-à-bouche ou la réanimation

cardio-respiratoire.

f. Installez une bande de constriction entre la blessure et le c.ur.

g. Immobilisez le site de la morsure.

h. Retirez le venin aussitôt que possible à l.aide d.un appareil de succion mécanique

ou en exerçant une pression sur le site de la morsure.

 

99. À ne pas faire!

 

a. ne pas donner de boissons alcoolisées ou de tabac à la victime;

b. ne pas lui administrer de la morphine ou tout autre dépresseur du système

nerveux central (SNC).

c. ne pas faire d.incisions profondes au site de la morsure (cela sectionne les

capillaires et donne au venin et à l.infection un accès direct à la circulation

sanguine);

d. ne pas porter les mains à son visage ou se frotter les yeux, car il pourrait s.y

trouver du venin; celui-ci peut causer la cécité;

e. ne pas percer les vésicules qui se forment autour du site de la morsure.

100. Après avoir soigné la victime selon les directives précédentes, prenez les mesures suivantes pour réduire les effets locaux de la morsure :

 

a. Si l.infection apparaît, gardez la plaie ouverte et propre.

b. Après 24 à 48 heures, utilisez la chaleur afin de prévenir la propagation de

l.infection locale. La chaleur aide aussi à extirper l.infection.

c. Couvrez la plaie d.un pansement sec et stérile.

d. Faites boire de grandes quantités de liquide à la victime jusqu.à la disparition de

l.infection.

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 10:34

SECTION 4

 

BLESSURES AUX OS ET AUX ARTICULATIONS

 

59. En situation de survie, on peut être exposé à des lésions osseuses et articulaires, comme des fractures, des luxations et des entorses.

 

LES FRACTURES

 

60. Il y a, en gros, deux types de fractures : les fractures ouvertes et les fractures fermées. Dans le cas des fractures ouvertes, l.os fait saillie à travers la peau et la fracture s.aggrave d.une plaie ouverte. Après avoir réduit la fracture, traitez la plaie comme toute autre plaie ouverte.

 

61. La fracture fermée ne présente pas de plaie ouverte. Suivez les directives pour

immobiliser la fracture, réduisez-la puis immobilisez le membre dans une attelle.

 

62. Les signes et les symptômes de la facture sont la douleur, la sensibilité à la pression, le changement de coloration de la peau, l.enflure déformante, la perte de fonction et la crépitation (bruit ou sensation causés par le frottement des fragments osseux l.un contre l.autre).

 

63. Parmi les risques que présente une fracture figurent la compression ou la rupture d.un vaisseau sanguin ou d.un nerf. En raison de ce danger, il est recommandé de manipuler le moins possible le membre fracturé et de ne le faire qu.avec le plus grand soin. Si vous remarquez que la région située sous la fracture s.engourdit, se tuméfie, devient froide au toucher ou pâlit et que la victime manifeste des signes de l’état de choc, c.est probablement qu.un vaisseau sanguin de gros calibre a été sectionné. Il faut donc stopper l.hémorragie interne. Gardez la victime en état de choc au repos et remplacez les liquides corporels qu.elle aura perdus.

 

64. Il faut souvent maintenir une traction sur le membre au cours du processus

d.immobilisation et de guérison. On peut efficacement exercer une traction à mains nues sur les petits os comme ceux des bras et des jambes. On peut le faire en coinçant le pied ou la main dans la fourche d.un arbre et en poussant sur l.arbre avec l.autre membre, ce qui permet par la suite d’immobiliser la fracture dans une attelle.

 

65. Comme les muscles qui tiennent le fémur en place sont très puissants, il est difficile de maintenir la traction pendant la guérison. Vous pouvez fabriquer un appareil de traction de fortune à l.aide de matériaux naturels (figure 4-6) comme suit :

 

a. Procurez-vous deux branches ou deux jeunes arbres en fourche d.un diamètre

supérieur à 5 cm. L.une doit s.étendre depuis l.aisselle du patient jusqu.à 20 ou

30 cm au-delà de la jambe intacte. L.autre doit s.étendre de l.aine jusqu.à 20 ou

30 cm au-delà de la jambe intacte. Voyez à ce que la longueur des deux branches

au-delà de la jambe soit la même.

 

b. Rembourrez les deux attelles. Faites des encoches aux extrémités non fourchues

et fixez-y une traverse de 20 à 30 cm faite d.une branche de 5 cm de diamètre.

 

c. À l.aide des matériaux à votre disposition (lianes, toile, peau d.animal), nouez

l.attelle à la portion supérieure du corps et le long de la jambe cassée. Suivez les

directives de l.immobilisation.

 

d. À l.aide des matériaux à votre disposition, fabriquez une bande qui entourera la

cheville et attachez-en les bouts à la traverse.

 

e. Entre la traverse et le pied, insérez un bâton de 10 cm par 2,5 entre les bouts du

bandage de la cheville, et enroulez-le en torsade pour faciliter la traction du

membre.

 

f. Continuez à enrouler jusqu.à ce que la jambe fracturée soit aussi longue ou

légèrement plus longue que la jambe intacte.

g. Attachez le bâton pour maintenir la traction.

 

NOTE

Avec le temps, la traction peut se relâcher parce que le matériau se détend.

Vérifiez-la donc régulièrement. Si vous devez changer ou réparer l.attelle,

maintenez entre-temps la traction à mains nues.

1-copie-5.jpg

Figure 4-6 : Appareil de traction de fortune

 

LES LUXATIONS

 

66. On parle de luxation quand deux surfaces articulaires se séparent, entraînant les os hors de leur position normale. Ces déboîtements peuvent être extrêmement douloureux et provoquer un dysfonctionnement des nerfs ou de la circulation au-dessous du point affecté. Il faut remettre en place les articulations démises aussitôt que possible.

 

67. Les signes et les symptômes de la luxation sont la douleur articulaire, la sensibilité à la pression, l.enflure, le changement de la coloration de la peau, la réduction de l.amplitude des mouvements et la déformation de l.articulation. Les luxations se soignent par la réduction, l.immobilisation et la réadaptation fonctionnelle.

 

68. La réduction consiste à replacer les os dans l.articulation. On peut utiliser à cette fin plusieurs méthodes, mais la plus facile et la plus sûre reste la traction manuelle ou l.utilisation d’un poids pour exercer la traction sur les os. La réduction atténue la douleur du patient et rétablit la circulation et le fonctionnement. Faute de adiographie pour vous guider, vous pouvez estimer la position normale des os à la vue et au toucher et en comparant avec l.articulation du côté opposé (controlatérale).

 

69. L.immobilisation consiste tout simplement à placer, après l.avoir réduite, l.articulation luxée dans une attelle. Pour fabriquer une attelle, vous pouvez utiliser tout matériau à votre disposition ou vous pouvez tout simplement assujettir le membre au corps. Les directives de base pour la pose d.une attelle sont les suivantes :

a. Fixez l.attelle au-dessus et au-dessous du site de la fracture.

b. Rembourrez l.attelle pour offrir le plus de confort possible au blessé.

c. Surveillez la circulation sous la fracture chaque fois que vous nouez une bande

pour maintenir l.attelle en place.

70. Pour permettre la réadaptation de l.articulation luxée, retirez les attelles après 7 à

14 jours. Utilisez graduellement l.articulation blessée jusqu.à la guérison complète.

 

LES ENTORSES

 

71. La distension accidentelle d.un tendon ou d.un ligament est à l.origine de l.entorse. Les signes et les symptômes de l.entorse sont la douleur, l.enflure, la sensibilité à la pression et le changement de coloration de la peau (bleuissement et noircissement).

 

72. Soignez les entorses par le repos, la glace, la compression et l.élévation.

 

a. Laissez le membre blessé au repos.

b. Appliquez de la glace pendant 24 heures, puis de la chaleur par la suite.

c. Posez un bandage compressif ou une attelle pour aider à l.immobilisation. Dans

le cas d.une entorse à la cheville, ne retirez la botte du pied que si elle entrave la

circulation sanguine.

d. Élevez le membre blessé.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 14:01

SECTION 2

 

LES URGENCES MÉDICALES

 

37. Parmi les problèmes médicaux et les urgences auxquels vous pourriez avoir à faire face figurent les problèmes respiratoires, les hémorragies graves et l’état de choc.

 

LES PROBLÈMES RESPIRATOIRES

 

38. Chacune des situations suivantes peut être à l.origine d.une obstruction des voies aériennes et, par conséquent, d.un arrêt respiratoire.

 

a. Un corps étranger dans la bouche ou la gorge peut obstruer l.ouverture de la

trachée.

 

b. Des lésions du visage ou du cou.

 

c. Une inflammation ou un gonflement de la bouche ou de la gorge causés par

l.inhalation de fumée, de flammes ou de vapeurs irritantes, ou par une réaction

allergique.

 

d. Une angulation de la gorge (qui se produit quand le cou est plié vers l.avant de

sorte que le menton repose sur la poitrine) peut bloquer le passage de l.air.

 

e. Chez une personne inconsciente, la langue peut faire obstacle au passage de l.air

vers les poumons : le cou tombe vers l.avant et les muscles de la mâchoire

inférieure et de la langue se relâchent si bien que la mâchoire s.affaisse et que la

langue tombe vers l.arrière faisant ainsi obstacle au passage de l.air.

 

L.HÉMORRAGIE GRAVE

 

39. Une hémorragie grave causée par la rupture d’un vaisseau sanguin important est

extrêmement dangereuse. La perte d.un litre de sang entraîne des symptômes modérés de choc. La perte de deux litres entraîne un grave état de choc qui met l.organisme sérieusement en danger. La perte de trois litres est généralement fatale.

 

L’ÉTAT DE CHOC

 

40. L’état de choc (réaction aiguë à un facteur de stress) n.est pas une maladie comme telle.

C.est un syndrome clinique caractérisé par des symptômes qui apparaissent quand le débit cardiaque ne suffit plus à remplir les artères de sang sous une pression assez élevée pour fournir aux organes et aux tissus un apport sanguin adéquat.

 

SECTION 3

 

DÉMARCHES DE SAUVETAGE

 

41. Maîtrisez votre panique et celle de la victime. Rassurez celle-ci et essayez de la calmer.

 

42. Effectuez un examen physique rapide. Cherchez la cause de la blessure et suivez l.ABC des premiers soins en commençant par les voies aériennes et la respiration. Agissez avec discernement. On meurt parfois plus rapidement d.une hémorragie artérielle que d.une obstruction des voies aériennes.

 

DÉGAGEZ LES VOIES AÉRIENNES ET MAINTENEZ-LES LIBRES

 

43. Vous pouvez dégager les voies aériennes et les maintenir libres de la façon suivante.

 

a. Première étape. Vérifiez si l.obstruction est partielle ou totale. Si la victime

peut tousser ou parler, laissez-la dégager elle-même ses voies respiratoires.

Tenez-vous à ses côtés, rassurez-la et tenez-vous prêt à lui donner la réanimation

bouche-à-bouche, si elle venait à perdre conscience. Si les voies aériennes sont

complètement obstruées, exercez des poussées sur l.abdomen jusqu.à ce qu’elles

se libèrent.

 

b. Deuxième étape. Avec le doigt, retirez rapidement de la bouche de la victime les

corps étrangers, les dents brisées, les dentiers ou le sable.

 

c. Troisième étape. Selon la méthode de la luxation en avant du maxillaire

inférieur, saisissez les angles de la mâchoire inférieure de la victime en plaçant

vos mains de chaque côté et déplacez la mâchoire vers l.avant. Pour être plus

stable, posez vos coudes sur la surface sur laquelle repose la victime. Si les lèvres

sont closes, écartez doucement la lèvre inférieure avec votre pouce (figure 4-1).

 

d. Quatrième étape. Une fois les voies aériennes de la victime dégagées, pincez

son nez entre votre pouce et votre index et faites deux insufflations complètes

dans ses poumons. Après la deuxième insufflation, laissez les poumons se

dégonfler et suivez les directives ci-dessous :

 

(1) Observez les mouvements de sa poitrine.

 

(2) Écoutez l.écoulement de l.air au moment de l.expiration.

 

(3) Sentez le souffle contre votre joue.

 

   1.jpg  

 

Figure 4-1 : Méthode de la luxation en avant du maxillaire inférieur

 

e. Cinquième étape. Si la ventilation assistée ne stimule pas la respiration

spontanée de la victime, maintenez sa respiration en pratiquant le bouche-à-

bouche.

 

f. Sixième étape. Au cours de la réanimation bouche-à-bouche, la victime risque de

vomir. Assurez-vous régulièrement qu’elle n.a pas vomi et, au besoin, dégagez

les voies aériennes.

 

CONTRÔLE DES HÉMORRAGIES

44. Dans une situation de survie, il faut immédiatement arrêter toute hémorragie grave car on ne dispose pas normalement de solutés physiologiques et la victime risque de mourir en quelques minutes. Selon sa source, l’hémorragie externe se classe dans une des trois catégories suivantes :

 

a. L.hémorragie artérielle. Les vaisseaux sanguins auxquels on donne le nom

d.artères transportent le sang du c.ur vers les tissus. Une artère sectionnée laisse

s.échapper un sang rouge vif qui s.écoule par giclées caractéristiques correspondant au rythme des battements cardiaques. Comme le sang qui coule

 

NOTE

Après avoir dégagé les voies aériennes, il est parfois nécessaire d.effectuer une

réanimation cardio-respiratoire (RCR), mais il faut auparavant stopper toute

hémorragie grave. Pour des directives détaillées sur la RCR, consultez le « Field

Manual » 21-20 publié par l.Armée américaine, le manuel de l.American Heart

Association, le manuel de la Croix-Rouge ou tout autre ouvrage sur les premiers

soins.

dans les artères est sous pression élevée, la personne dont une artère de gros

calibre est sectionnée peut perdre rapidement un grand volume de sang. Par

conséquent, l’hémorragie artérielle constitue le type le plus sérieux d.hémorragie.

Si on ne l.arrête pas rapidement, ce type d.hémorragie peut être mortel.

 

b. L.hémorragie veineuse. Le sang veineux est le sang qui retourne au c.ur dans

les vaisseaux qui portent le nom de veines. L’hémorragie veineuse se caractérise

par un flot continu de sang de couleur foncée, bordeaux ou bleuâtre. Il est en

général plus facile de stopper une hémorragie veineuse qu.une hémorragie

artérielle.

 

c. Hémorragie capillaire. Les capillaires sont les vaisseaux sanguins très fins qui

relient les artérioles aux veinules. L’hémorragie capillaire provient le plus

souvent d.une petite coupure ou d.une éraflure. Ce type d.hémorragie est facile à

contrôler.

 

45. On peut stopper une hémorragie externe en exerçant une pression directe ou indirecte (sur

les points de compression), en élevant le membre qui saigne, en effectuant une ligature avec ses doigts ou en posant un garrot.

 

La pression directe

46. Le meilleur moyen d.arrêter une hémorragie externe est d.exercer une pression directe sur la blessure. Non seulement faut-il que cette pression soit assez ferme pour stopper l.hémorragie, mais il faut aussi la maintenir assez longtemps pour que la surface lésée se «referme».

 

47. Si une pression directe exercée pendant 30 minutes n.arrête pas l.hémorragie, il faut appliquer un coussin hémostatique. Ce type de pansement consiste en une épaisse compresse de gaze ou d.un autre matériau approprié que l’on applique directement sur la blessure et que l’on

fixe au moyen d’un bandage fermement enroulé (figure 4-2). Le coussin hémostatique doit être

plus serré qu.un pansement compressif ordinaire, sans toutefois entraver la circulation dans le reste du membre. Une fois le pansement appliqué, ne le retirez pas même s.il s’imbibe de sang.

 

48. Laissez le coussin hémostatique en place pendant un jour ou deux avant de le retirer pour le remplacer par un pansement plus petit.

 

49. Dans un environnement de survie à long terme, changez les pansements tous les jours et recherchez les signes d.infection.

 

Élévation du membre blessé

 

50. L’élévation du membre blessé aussi haut que possible au-dessus du c.ur ralentit la perte de sang en favorisant le retour veineux vers le c.ur et en abaissant la pression sanguine au niveau de la blessure. Toutefois, l.élévation seule n.arrêtera pas complètement l.hémorragie : il faut aussi exercer une pression directe sur la blessure. Par contre, lorsqu.on soigne une morsure de serpent, il faut tenir le membre plus bas que le coeur.

 

1-copie-1.jpg     

 

Figure 4-2 : Application d.un coussinet hémostatique

 

1-copie-2.jpg     

 

Figure 4.3 : Points de compression

 

Les points de compression

51. Le point de compression se trouve sur le trajet d.une artère quand elle passe près de la surface de la peau ou sur une saillie osseuse (figure 4-3). Pour ralentir une hémorragie artérielle jusqu.à l.application d.un coussinet hémostatique, vous pouvez exercer avec vos doigts une pression sur un point de compression. Cette méthode n.est toutefois pas aussi efficace pour arrêter l.hémorragie que l.application d.une pression directe sur la blessure. Il est rare en effet qu.une seule artère compressible irrigue un vaisseau lésé.

 

52. Si vous n.arrivez plus à vous souvenir de l.emplacement précis des points de compression, exercez une pression à l.extrémité de l.articulation juste au-dessus de la région blessée. Pour les mains, les pieds et la tête, cela correspond espectivement au poignet, à la cheville et au cou.

 

MISE EN GARDE

Soyez prudent si vous exercez une pression sur le cou. Une pression trop forte ou

exercée trop longtemps peut provoquer une perte de conscience ou la mort. Ne

posez jamais un garrot autour du cou.

 

53. Pour maintenir une pression sur les points de compression, placez un bâton dans

l.articulation, puis repliez celle-ci sur le bâton et maintenez-la fermement en l.attachant dans cette position avec une corde. Grâce à cette méthode, vous aurez les mains libres pour vaquer à d.autres tâches.

 

La ligature avec les doigts

 

54. Vous pouvez stopper immédiatement ou du moins ralentir une hémorragie grave en exerçant avec un ou deux doigts une pression sur l.extrémité lésée de la veine ou de l.artère.

Maintenez cette pression jusqu.à ce que l.hémorragie s.arrête ou ralentisse suffisamment pour vous permettre de poser un coussinet hémostatique, d.élever le membre blessé, etc.

 

Le garrot

 

55. N.utilisez le garrot que si une pression directe exercée sur la coupure et toutes les autres méthodes n’ont pas permis de stopper l.hémorragie. En effet, quand on laisse un garrot en place trop longtemps, les lésions causées aux tissus peuvent dégénérer en gangrène et exiger l.amputation du membre. Un garrot mal posé peut aussi causer des lésions permanentes aux nerfs et aux autres tissus qui se trouvent sous le point de constriction.

 

56. Si vous devez utiliser un garrot, posez-le autour du membre, entre la blessure et le coeur, de 5 à 10 cm au-dessus de la blessure (figure 4-4). Ne le posez jamais directement sur la blessure ou sur une fracture. Utilisez un bâton comme poignée pour serrer le garrot. Serrez-le juste assez pour arrêter l.écoulement du sang. Quand le garrot est resserré, attachez l.extrémité du bâton au membre afin d.empêcher le garrot de se relâcher.

 

57. Quand le garrot est bien fixé, nettoyez la blessure et pansez-la. Un survivant isolé qui porte un garrot ne doit jamais le desserrer ou l.enlever. Toutefois, dans un binôme, l.autre combattant peut relâcher la pression du garrot toutes les 10 ou 15 minutes pendant une ou deux minutes afin de permettre la circulation du sang dans le reste du membre et de prévenir ainsi l.amputation.

 

PRÉVENIR ET TRAITER L.ÉTAT DE CHOC

 

58. Considérez que tous les blessés risquent de tomber dans un état de choc. Quels que soient les symptômes qui se manifestent, traitez toutes les personnes blessées de la façon suivante

(figure 4-5) :

 

a. Si la victime est consciente, placez-la sur une surface plane. Les membres

inférieurs surélevés de 15 à 20 cm.

 

b. Si la victime est inconsciente, placez-la sur le flanc ou sur le ventre. Tournez sa

tête sur le côté afin qu.elle ne s.étouffe pas dans ses vomissures, son sang ou

d.autres liquides.

 

c. Si vous ne savez pas quelle est la meilleure position pour la victime, placez-la

complètement à plat. Une fois que la victime en état de choc est en position, ne la

déplacez plus.

 

1-copie-3.jpg     

 

Figure 4.4 : Pose d.un garrot

 

1-copie-4.jpg     

Figure 4.5 : Traitement de l.état de choc

 

d. Maintenez la chaleur corporelle de la victime en l.isolant de l.environnement et,

dans certains cas, en l.exposant à une source de chaleur externe.

 

e. Si la victime est trempée, enlevez aussitôt que possible tous ses vêtements

humides et remplacez-les par des vêtements secs.

 

f. Improvisez un abri pour isoler la victime des intempéries.

 

g. Pour procurer une chaleur externe à la victime, donnez-lui des liquides et des

aliments chauds; placez-la dans un sac de couchage déjà chaud; utilisez la chaleur

que dégage une autre personne, des gourdes remplies d.eau chaude ou des pierres

chaudes enveloppées dans des vêtements; ou encore allumez des feux de chaque

côté d.elle.

 

h. Si la victime est consciente, donnez-lui lentement de petites doses d.une solution

chaude, salée ou sucrée, si possible.

 

i. Si la victime est inconsciente ou blessée à l.abdomen, ne lui donnez pas de liquide

par voie orale.

 

j. Gardez la victime au repos pendant au moins 24 heures.

 

k. Si vous êtes un survivant isolé, couchez-vous, la tête plus basse que les pieds,

dans un creux du sol, derrière un arbre ou dans tout autre endroit à l.abri des

intempéries.

 

l. Si vous faites partie d.un binôme, rassurez constamment votre camarade.

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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 08:27
img_2158-1bbab4b.jpgCHAPITRE 4
 
LES RUDIMENTS DE LA MÉDECINE DE SURVIE
 
1. Au premier rang des nombreux problèmes qui peuvent compromettre le retour d.un survivant en lieu sûr viennent les problèmes médicaux qui résultent d.un parachutage, de climats extrêmes, de combats au sol, d.une évasion ou de maladies contractées en captivité.
 
2. De nombreux évadés et survivants ont fait part de leur difficulté à soigner les blessures et les maladies faute de formation et de matériel médical. Pour certains, cela a signifié la capture ou la reddition.
 
3. Des survivants ont aussi fait état du sentiment d.apathie et d.impuissance qu.ils ont éprouvé alors qu.ils n.arrivaient pas à se soigner dans de telles conditions. Le fait de pouvoir se soigner, en plus de remonter leur moral et de renforcer leur cohésion, les a aidés à survivre pour finalement retrouver des forces amies.
 
4. Il suffit parfois qu.une seule personne ait des connaissances de base en médecine pour sauver la vie du grand nombre. En l.absence de personnel médical compétent, chacun doit savoir ce qu.il faut faire pour rester en vie.
 
SECTION 1
 
LES CONDITIONS DE PRÉSERVATION DE LA SANTÉ
 
5. Pour survivre, il faut de l.eau et de la nourriture. Il faut aussi avoir de bons principes d.hygiène et les mettre en pratique.
 
L.EAU
6. La déperdition d.eau par le corps (dans la sueur, l.urine et les fèces) est un processus physiologique normal. Au cours d.une journée d.activité normale, quand la température ambiante est de 20 °C, un adulte moyen perd de deux à trois litres d.eau. Des facteurs, comme l.exposition au froid ou à la chaleur, l.activité intense, l.altitude, les brûlures ou la maladie, peuvent augmenter encore le phénomène. Il faut remplacer cette eau.
 
7. La déshydratation résulte de la déperdition de liquides organiques qui ne sont pas
adéquatement remplacés. Elle diminue le bon fonctionnement de l.organisme et, lorsqu.on est blessé, elle augmente le risque de tomber dans un état de choc grave. Considérez les conséquences d.une perte des liquides corporels :
 
a. Une perte de 5 pour cent provoque la soif, l.irritabilité, la nausée et la faiblesse.
 
b. Une perte de 10 pour cent provoque des étourdissements, des maux de tête,
l.incapacité de marcher et une sensation de picotement dans les membres.
 
c. Une perte de 15 pour cent provoque une vision trouble, une miction douloureuse,
une tuméfaction de la langue, une sensation d.engourdissement de la peau.
 
d. Une perte supérieure à 15 pour cent peut entraîner la mort.
 
8. Les signes et les symptômes les plus communs de la déshydratation sont les suivants :
 
a. urine foncée et dégageant une forte odeur;
b. faible débit urinaire;
c. yeux enfoncés et sombres;
d. fatigue;
e. instabilité émotionnelle;
f. perte d.élasticité de la peau;
g. lenteur du rétablissement de la circulation sanguine dans le lit unguéal;
h. apparition d.un sillon au milieu de la langue;
i. avoir soif (en fin de liste, parce que le besoin impérieux de boire indique déjà une
déshydratation de deux pour cent).
 
9. On doit remplacer l.eau à mesure qu.on la perd. En situation de survie, il est difficile de combler ce déficit, et la soif n.est pas un bon indicateur des besoins en eau.
 
10. La plupart des gens ne peuvent boire plus d.un litre d.eau à la fois. Ainsi, afin de
prévenir la déshydratation, il est recommandé de boire de petites quantités d.eau à intervalles réguliers même si l’on n.a pas soif.
 
11. En cas de stress physique ou mental ou en conditions difficiles, il faut augmenter sa consommation d.eau et boire suffisamment de liquide pour garder un débit urinaire de 0,5 litre par période de 24 heures.
 
12. Si l.apport en nourriture est faible, il faut boire de 6 à 8 litres d.eau par jour. Dans les climats extrêmes, particulièrement ceux qui sont arides, une personne normale peut perdre de 2,5 à 3,5 litres d.eau à l.heure. Dans ce type de climat, il faut boire de 14 à 30 litres d.eau par jour.
 
13. La perte d.eau s.accompagne d.une perte d.électrolytes (sels minéraux). Un régime normal peut généralement combler ces pertes, mais dans des situations extrêmes ou lorsqu.on est malade, il faut trouver d.autres sources. En mélangeant 0,25 cuillerée à thé de sel à un litre d.eau, on obtient une concentration en électrolytes facilement assimilable par les tissus corporels.
 
14. De tous les problèmes éprouvés dans les situations de survie, la perte d.eau est le plus facile à prévenir. Voici quelques conseils généraux pour prévenir la déshydratation :
 
a. Toujours boire de l.eau en mangeant. Le processus de la digestion, qui utilise et consomme de l.eau, peut entraîner la déshydratation.
 
b. S.acclimater. L.organisme fonctionne plus efficacement quand il est acclimaté.
 
c. Ménager la sueur, pas l.eau. Il faut limiter les activités qui provoquent la sudation, et boire de l.eau.
d. Rationner l.eau. À moins d.avoir trouvé une source convenable, il faut judicieusement rationner l.eau. L.ingestion quotidienne de 500 centimètres cubes
(0,5 litre) d.une solution sucrée (2 cuillerées à thé de sucre par litre d.eau) suffit à
prévenir pour une semaine au moins une déshydratation grave, pourvu que les
pertes hydriques soient réduites au minimum en limitant les activités et les pertes
ou les gains de chaleur.
 
15. Il y a plusieurs façons d.estimer la perte liquidienne. Un pansement de combat standard absorbe environ 0,25 litre de sang (le quart d.une gourde). Un t-shirt trempé absorbe de 0,5 à 0,75 litre de liquide.
 
16. On peut aussi estimer les pertes liquidiennes en utilisant le pouls et la fréquence
respiratoire.
 
a. Pour une perte de 0,75 litre, le pouls mesuré au poignet est inférieur à 100 battements par minute et la fréquence respiratoire se situe entre 12 et 20 respirations par minute.
 
b. Pour une perte de 0,75 à 1,5 litre, le pouls se situe entre 100 et 120 battements par minute et la fréquence respiratoire entre 20 et 30 expirations par minute.
 
c. Pour une perte de 1,5 à 2 litres, le pouls se situe entre 120 et 140 battements par
minutes et la fréquence respiratoire entre 30 et 40 respirations par minute. Audel
à de ces valeurs, le sujet a besoin de soins poussés.
 
L.ALIMENTATION
 
17. Bien qu.on puisse vivre plusieurs semaines sans nourriture, il faut manger suffisamment pour rester en bonne santé. Privé de nourriture, vous verrez vos capacités mentales et physiques se détériorer rapidement et vous faiblirez. Les aliments viennent remplacer les substances que consomme l’organisme et lui fournissent l.énergie dont il a besoin. Ils procurent aussi les vitamines, les minéraux, les sels et les autres éléments essentiels à la santé. Et, ce qui importe
peut-être encore davantage, manger aide à garder le moral.
 
18. Les deux sources fondamentales d.aliments sont les plantes et les animaux (y compris les poissons). À des degrés divers, les deux fournissent les calories, les glucides, les graisses et les protéines nécessaires au fonctionnement normal de l.organisme.
 
19. La calorie est une mesure de l.énergie calorique et potentielle. Une personne normale requiert 2 000 calories par jour pour assurer ses besoins minimaux. Sans un apport calorique suffisant, même une quantité appropriée de glucides, de graisses et de protéines mènerait à l.inanition et l.organisme digérerait ses propres tissus pour assurer ses besoins énergétiques.
 
Les aliments d.origine végétale
 
20. Ces aliments fournissent des glucides, qui sont la principale source d.énergie. Un grand nombre de végétaux fournissent suffisamment de protéines pour conserver à l.organisme son activité normale. Bien que les végétaux puissent ne pas suffire à un régime équilibré, ils vous sustenteront même dans l.Arctique, où les propriétés thermogènes de la viande sont normalement essentielles. Nombre d.aliments d.origine végétale, comme les noix et les céréales, fournissent suffisamment de protéines et d.huiles pour assurer une activité normale. Les racines, les légumes verts et les aliments d.origine végétale contenant des sucres naturels procurent les calories et les glucides qui sont la source naturelle d.énergie de l.organisme. 
21. La valeur nutritive des plantes prend toute son importance si vous cherchez à éviter l.ennemi ou si vous êtes dans une région où la faune est rare. Ainsi : 
a. On peut sécher les plantes au vent, à l.air, au soleil ou au feu. Cela retarde leur
dégradation et permet de faire des réserves ou d.emporter ses aliments dans ses
déplacements.
 
b. Il est plus facile et plus discret de trouver des plantes que de la viande, ce qui est
extrêmement important quand l.ennemi est proche.
 
Les aliments d.origine animale
 
22. La viande est plus nourrissante que les aliments d.origine végétale. En certains endroits, elle peut même être plus facile à trouver. Mais il faut alors connaître les habitudes du gibier et savoir comment le chasser.
 
23. Pour combler ses besoins alimentaires immédiats, mieux vaut se tourner vers des proies faciles et abondantes, comme les insectes, les crustacés, les mollusques, les poissons et les reptiles. Ces proies peuvent apaiser votre faim immédiate pendant que vous tendez des pièges ou que vous posez des collets pour attraper un plus gros gibier.
 
L.HYGIÈNE PERSONNELLE
 
24. En tout temps, la propreté est un important facteur de prévention des infections et des maladies. C.est encore plus vrai dans les situations de survie. Une mauvaise hygiène peut diminuer vos chances de survie.
 
25. Pour rester propre, une douche quotidienne avec de l.eau chaude et du savon est idéale, mais ce luxe n.est pas indispensable. Vous pouvez vous laver avec une débarbouillette et de l.eau savonneuse. Prêtez une attention particulière aux pieds, aux aisselles, à l’aine, aux mains et aux cheveux, qui sont les premiers foyers d.infestation et d.infection. Si l.eau est rare, vous pouvez prendre un bain «à sec». Retirez le plus de vêtements possible et exposez-vous au soleil
et à l.air pendant au moins une heure. Mais attention aux coups de soleil !
 
26. Faute de savon, vous pouvez utiliser des cendres ou du sable ou encore, si la situation le
permet, fabriquer du savon à partir de gras animal et de cendres de bois. Voici la recette :
a. Extrayez le gras de la couche adipeuse sous-cutanée des animaux en le coupant en petits morceaux que vous chaufferez dans une casserole.
b. Ajoutez suffisamment d.eau pour empêcher le gras d.attacher à la casserole.
c. Cuisez le gras lentement en remuant fréquemment.
d. Quand le gras est fondu, versez la graisse dans un récipient et laissez-la prendre.
e. Placez les cendres dans un récipient muni d.un bec à sa base.
f. Versez de l.eau sur les cendres et recueillez le liquide qui s.égoutte du bec dans
un récipient distinct. Ce liquide est de la potasse. On peut aussi obtenir de la
potasse en filtrant dans une étamine (coton à fromage) le mélange d.eau et de
cendres.
g. Versez dans une casserole deux parties de graisse pour une partie de potasse.
h. Chauffez le mélange et laissez-le bouillir jusqu.à ce qu.il épaississe.
 
27. Une fois le mélange refroidi, vous pouvez l.utiliser à l.état semi-liquide directement de la casserole. Vous pouvez aussi le verser dans un moule, le laisser prendre et le couper en pains pour une utilisation ultérieure.
 
Gardez vos mains propres
 
28. Les germes présents sur les mains peuvent infecter les aliments et les blessures. Lavez vous les mains après avoir manipulé toute matière susceptible de porter des germes, après être allé aux latrines et après avoir soigné des malades. Lavez-vous aussi les mains avant de manipuler la nourriture, les couverts ou l.eau potable. Gardez vos ongles courts et propres et évitez de mettre vos doigts dans votre bouche.
 
Gardez vos cheveux propres
 
29. Les cheveux et les poils sont un milieu propice aux bactéries, aux puces, aux poux et aux autres parasites. Gardez vos cheveux propres, peignés et courts afin d.éviter ce danger.
 
Gardez vos vêtements propres
 
30. Gardez vos vêtements et votre literie aussi propres que possible afin de réduire les risques d.infections cutanées et d.infestations parasitaires. Nettoyez vos vêtements chaque fois qu.ils se salissent. Changez de sous-vêtements et de chaussettes tous les jours. Si l.eau est rare, nettoyez vos vêtements à l.air en les secouant, en les aérant et en les exposant au soleil pendant deux heures. Si vous utilisez un sac de couchage, retournez-le après chaque utilisation, secouez-le et
laissez-le aérer.
 
Gardez vos dents propres
 
31. Utilisez au moins une fois par jour une brosse à dents pour vous nettoyer les dents et la bouche à fond. Si vous n.avez pas de brosse à dents, utilisez une brindille d.environ 20 cm de longueur et de 1 cm de largeur. Mâchez-en une extrémité afin de séparer les fibres et servezvous-en pour vous brosser les dents à fond. Une autre façon de faire est d.enrouler une bande de tissu propre autour de vos doigts et de frotter vos dents afin de déloger les particules de nourriture. Vous pouvez aussi vous brosser les dents avec un peu de sable, de bicarbonate de soude, de sel ou de savon. Rincez-vous ensuite la bouche avec de l.eau, de l.eau salée ou une
infusion d.écorce de saule. L.utilisation de la soie dentaire peut aussi améliorer votre hygiène buccale.
 
32. Si vous avez des cavités dentaires, vous pouvez les obturer temporairement avec la cire d.une chandelle, du tabac, une aspirine, du piment fort, de la poudre ou de la pâte dentifrice, ou des morceaux de racine de gingembre. Avant d.obturer une cavité, nettoyez-la bien en vous rinçant la bouche et en enlevant les particules d’aliment qui pourraient s’y trouver.
 
Prenez soin de vos pieds
 
33. Pour éviter de graves maux de pied, prenez la peine de briser vos chaussures neuves avant de les porter au cours d.une mission. Lavez-vous les pieds et massez-les tous les jours. Coupez droit vos ongles d.orteils. Portez une semelle intérieure et des chaussettes sèches de la bonne taille. Saupoudrez vos pieds de talc et vérifiez bien chaque jour que vous n.avez pas d.ampoules.
 
34. Si vous avez une petite ampoule, ne la percez pas. Une ampoule intacte ne risque pas de s.infecter. Posez un coussinet autour de l.ampoule pour soulager la pression et réduire la friction. Si l.ampoule éclate, soignez-la comme une plaie à vif. Lavez la plaie et pansez-la tous les jours et posez un coussinet tout autour. Laissez les grosses ampoules intactes. Pour empêcher l.ampoule d.éclater ou de se déchirer sous la pression et de devenir une douloureuse plaie à vif, suivez les directives suivantes :
 
a. Prenez une aiguille à coudre et du fil propre ou stérilisé.
b. Lavez l.ampoule et percez-la de part en part avec l.aiguille et le fil.
c. Enlevez l.aiguille et laissez les deux extrémités du fil pendre de l.ampoule. Le fil
absorbera le liquide de l.ampoule. Cela réduit la taille de l.orifice et l.empêche de se refermer.
d. Placez un coussinet autour de l.ampoule.
 
Prenez suffisamment de repos
 
35. Pour continuer d.accomplir vos tâches vous devez prendre du repos. Au cours de vos activités quotidiennes, prévoyez des périodes de repos régulières d.au moins dix minutes par heure. Apprenez à prendre vos aises même dans des conditions difficiles. Quand le temps ou la situation ne permet pas une détente totale, le fait de passer d.une activité intellectuelle à une activité physique ou vice versa peut vous délasser.
 
Gardez le camp propre
 
36. Ne souillez pas d.urine ou de fèces le sol du camp. Si possible, utilisez les latrines, sinon creusez de petites fosses et enfouissez-y les ordures. Puisez l.eau potable en amont du camp et purifiez-la.
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Published by seth-survivalisme - dans médical
21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:30
Voici un sujet médical qui pourrait être utile en cas de situation d'urgence , de l'ordre de la survie.

La trachéotomie:

La trachéotomie est une ouverture pratiquée de manière chirurgicale dans la la trachée haute sous le Larynx afin d'assurer une perméabilité permanente des voies aériennes.

* La trachéotomie est le plus souvent pratiquée pour permettre la ventilation mécanique sur une longue période.
* Elle peut aussi résulter d'une ablation du larynx, par exemple en cas de cancer du larynx. Lorsque cette ouverture est permanente, on parle de trachéostomie, le trou pratiqué est appelé trachéostome ou bien stomie.
* Elle n'est par contre qu'extrêmement rarement pratiquée en urgence lorsque les voies aériennes sont obstruées ; on pratique par contre plus fréquemment la cricotomie



* L'opération est plus complexe si elle est faite sous anesthésie générale au lieu d'une anesthésie locale
* La présence d'un goitre complique aussi cette opération.

Voici une vidéo :



Voici de la docummentation:

-http://smur.argenteuil.free.fr/index.php?page=page5000
-http://www.em-consulte.com/article/157154
-http://www.lepost.fr/trachéotomie
-http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&task=view&id=34046
-http://www.tracheostomy.com/resources/surgery/emergency.htm
-Trachéotomie d'urgence google book
-http://www.hcuge.ch/~physio/physiotherapie/docs/articles/cardio%20resp/tracheo.pdf



Voila la trachéotomie doit être pratiqué quand extrême , extrême urgence en cas d'obstruction respiratoire ( vous êtes dans le désert , pas de secours , et la personne et inconsciente et va mourir) , ne la pratiquer que si c'est nécessaire , si c'est la vie d'un proche , pas d'un inconnu , laissez le mourir car il peut porter plainte même si ça lui a sauver la vie.

Mais j'ai une question , pourquoi on apprends pas ça à l’École les gestes de secours , la preuve les seules vidéos sur la trachéotomie que je trouve ne sont pas française.


Allez voici une petite vidéo pour détendre l'ambiance:

Extrait de Saw 5 , Trachéotomie

Je pense qu'il est important de se former aux technique de soins d'urgence.

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 21:13
méthode un
méthode deux
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 20:26

Je souhaite partager mes connaissances sur le NRBC acquises pendant mon parcours militaire.

nrbc-2.jpgTout d'abord, on ne dit plus NBC, mais NRBC, suite à la probabilité du risque radiologique, principalement avec la menace terroriste. Mais le R veut dire RATIO et non radiologique, prenant en compte le risque induit par un ratio anormal de rayonnements dangereux... Lire la suite

 

 

 

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 15:00

Le kit Dentanurse a été utilisé par des aventuriers, des plaisanciers, des sportifs et les forces armées-qui ont tous ont testé ce kit dans des conditions extrêmes "».

Pour le voyageur indépendant qui sort hors des sentiers battus, un kit Dentanurse peut vous donner l'assurance supplémentaire qu'une urgence dentaire ne gachera pas votre voyage. Cependant, dans la maison la trousse peut être très précieuse pour un usage domestique lorsque des problèmes dentaires se posent  "en dehors des heures d'ouverture de votre dentiste ou si simplement celui-ci à quitté la ville suite à de grave mouvement sociaux voir des émeutes".

image-33-kit-dentaire-urgence-3-fonctions.jpg

 

Vos vacances ,weeks ends ou voyages peuvent être gâchées par un problème dentaire imprévu .

 

Vous connaissez le problème ... si un plombage ou une couronne se descelle,un abcés vient à se déclarer,c'est souvent ni le bon endroit, ni le bon moment, et le recours à un spécialiste n'est pas toujours possible.Vous êtes dans un endroit ou il n'y a pas de dentiste à des kilométres.

Avce ce kit d'urgence 3 fonctions Medident vous avez la garantie qu'un problème dentaire simple aura sa solution immédiate . Développé par un chirurgien dentiste pour traiter uniquement les problèmes d'urgence, ce kit vous permettra de remettre en place une couronne ou un bridge, de remplacer un plombage ou un inlay, de restaurer l'apparence et la fonction de la dent endommagée,et même de pouvoir percer un abcés avec une aiguille stérile pour vous soulager immédiatement.

Ce kit est utilisé par des aventuriers ,des plaisanciers,des sportifs et des forces armées qui ont tous testé ce kit dans des "conditions extrêmes"

Il se revéle indispensable dans la vie quotidienne pour parer à tout gêne ou douleur impromptue.

 

Caractéristiques : ce kit contient une notice d'utilisation complète et suffisamment de produit pour plusieurs applications. Les tubes contiennent de l'oxyde de zinc et de l'eugénol. Le composé Dentanurse ne durcira pas autant que celui utilisé par votre dentiste, ce qui le rend idéal et sûr pour les premiers soins, car il reste toujours déformable par la pression.

Avec ce kit vous pourrez :

 

1-resceller une couronne,un bridge,une dent a tenon qui vient de tomber

 

2-remplacer un plombage qui vient de tomber et qui vous évitera d'avoir la dent à nu et de déclencher une rage de dent .Votre dent sera protégée du sucre,du froid ou du chaud qui pourrait vous déclencher une rage de dent.

 

3-fournir une aiguille stérile qui est incluse dans le kit à un praticien si vous vous rendez dans des régions où le risque de maladies transmissibles par voie sanguine (sida, hépatite B) est élevé et où il est difficile de trouver des aiguilles stériles et d'en emporter avec soi.

Vous pourrez vous servir également de cette aiguille pour percer un abcés afin de soulager votre douleur immédiatement.C'est la pression de la poche de pus qui déclenche une douleur atroce car elle comprime les tissus,il suffit de percer cet abcés avec une aiguille stérile pour calmer ces douleurs lancinantes,car la pression du à l'abcés a disparu.

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