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  • : SETH Survivalisme
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  • : Avec la multiplication des risques naturels, conflictuels ou économiques, tout peut arriver à n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. Pourtant même la pire des situations peut être surmontée si l’on a pris le temps de l’anticiper, d’y réfléchir, de chercher des solutions et des parades. Parcourez ces pages dans l’ordre chronologique, ou par thèmes, et découvrez comment faire face à une catastrophe. Ne soyez pas la victime, devenez le survivant !
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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 17:11

SECTION 3

ATTAQUE CHIMIQUE

1-copie-93.jpg

86. La guerre chimique est une autre possibilité bien réelle. Elle peut créer des problèmes

extrêmes dans une situation de survie, mais on peut surmonter ces problèmes avec l.équipement,

les connaissances et la formation appropriés. Le premier moyen de défense d.un survivant

contre les agents chimiques est sa formation de protection contre les agents nucléaires,

biologiques et chimiques, y compris sa compétence pour ce qui est de mettre et de porter un

masque protecteur et un survêtement, la décontamination personnelle, la connaissance des

symptômes des agents chimiques et les premiers soins spécifiques en cas de contamination par

des agents chimiques. Tous ces sujets sont couverts dans les manuels de formation. Les

personnes qui n.ont pas ces compétences n.ont que de faibles chances de survie dans un

environnement chimique.

La survie dans les situations de danger technologique

B-GL-382-006/FP-002 335

87. Ce qui suit ne remplace aucune des tâches particulières dans lesquelles il faut s.avérer

compétent. Les SMCT portent sur les divers agents chimiques, leurs effets et les premiers soins

connexes. L.information qui suit suppose que l.on sait comment utiliser l.équipement de

protection contre les agents chimiques et que l.on connaît les symptômes de ces divers agents.

DÉTECTION DES AGENTS CHIMIQUES

88. La meilleure méthode de détection consiste à utiliser un détecteur d.agents chimiques. Si

l.on dispose d.un tel détecteur, il faut l.utiliser. Toutefois, dans une situation de survie, il est

plus probable que les survivants ne pourront utiliser que leurs sens. Il faut être alerte et pouvoir

détecter tout indice indiquant l.utilisation d.agents chimiques. Les pleurs, la difficulté à respirer,

la suffocation, les démangeaisons, la toux et les étourdissements sont de bons indicateurs de la

présence d.agents chimiques. Si les agents appartiennent à un type très difficile à détecter, il faut

tenter de détecter les symptômes chez les autres survivants. L.environnement immédiat offre des

indications précieuses quant à la présence d.agents chimiques, par exemple, les animaux morts,

les personnes malades ou des personnes et des animaux ayant un comportement anormal.

89. Certains agents chimiques peuvent être détectés par l.odorat, mais la plupart sont

inodores. L.odeur du gazon ou du foin fraîchement coupé peut indiquer la présence d.agents

suffoquants. Une odeur d.amande peut indiquer la présence d.agents hémotoxiques sanguins.

90. La vue est utile pour détecter les agents chimiques. La plupart des agents chimiques à

l.état solide ou liquide ont une couleur. À l.état de vapeur, certains agents chimiques produisent

une brume ou un fin brouillard immédiatement après l.éclatement de la bombe ou de l.obus. En

observant les symptômes chez les autres personnes et le mode de lancement, on peut parfois

avoir un avertissement de la présence d.agents chimiques. Le gaz moutarde à l.état liquide se

présente sous la forme de taches huileuses sur les feuilles et sur les immeubles.

91. Le bruit produit par les munitions de l.ennemi peut servir d.indication de la présence

d.armes chimiques. Les détonations étouffées d.obus ou de bombes en sont de bons exemples.

92. Une irritation du nez, des yeux ou de la peau signifie qu.il est urgent de se protéger le

corps contre les agents chimiques. Un goût étrange dans les aliments, l.eau ou les cigarettes peut

indiquer que ceux-ci ont été contaminés.

PROTECTION CONTRE LES AGENTS CHIMIQUES

93. Pour se protéger contre une attaque chimique, le survivant doit dans l.ordre :

a. Utiliser un équipement protecteur.

b. Se prodiguer rapidement les premiers soins appropriés s.il a été contaminé.

c. Éviter les zones contaminées par les agents chimiques.

d. Se décontaminer et décontaminer son équipement aussitôt que possible.

Survie

336 B-GL-382-006/FP-002

e. Le masque protecteur et le survêtement sont essentiels à la survie.

94. Sans eux, les chances de survie sont minces. Il faut en prendre soin et éviter de les

endommager. Il faut connaître et acquérir la pratique des procédures d.auto-assistance

appropriées avant d.être exposé aux agents chimiques. La détection des agents chimiques et

l.évitement des zones contaminées sont extrêmement importants pour la survie. Utilisez tous les

dispositifs de détection possibles. Étant donné que l.on se trouve en situation de survie, il faut

absolument éviter toute zone contaminée. Il ne faut s.attendre à aucune assistance en cas de

contamination. Si l.on devient contaminé, il faut se décontaminer soi-même dès que possible en

suivant les procédures appropriées.

ABRI

95. Si l.on se trouve dans une zone contaminée, il faut tenter de s.en éloigner le plus

rapidement possible. Se déplacer perpendiculairement au vent ou en sens contraire du vent afin

de réduire le temps passé dans la zone dangereuse sous le vent. S.il est impossible de quitter la

zone sur le champ et qu.il faut construire un abri, utiliser les méthodes de construction normales,

avec quelques modifications toutefois. Construire l.abri sur un terrain dégagé éloigné de toute

végétation. Enlever toute la terre végétale dans le périmètre de l.abri pour le décontaminer.

Maintenir l.entrée de l.abri fermée et l.orienter perpendiculairement à la direction du vent

dominant. Ne pas faire brûler de bois contaminé car la fumée sera toxique. Utiliser de grandes

précautions pour entrer dans l.abri afin de ne pas y introduire de contamination.

APPROVISIONNEMENT EN EAU

96. Comme pour les environnements contaminés par des agents biologiques ou nucléaires, il

est difficile de s.approvisionner en eau dans un environnement contaminé par des agents

chimiques. L.eau conservée dans des contenants scellés est évidemment la source la meilleure et

la plus sûre. Il faut protéger cette eau le plus possible. Ne pas oublier de décontaminer les

contenants avant de les ouvrir.

97. Si l.on n.a pas d.eau conservée dans des contenants scellés, il faut chercher à

s.approvisionner à une source fermée telle qu.un tuyau d.eau souterrain. On peut utiliser l.eau

de pluie ou de la neige s.il n.y a pas de signe de contamination. Au besoin, utiliser l.eau de

ruisseaux lents, mais en prenant soin de chercher les signes de contamination et de filtrer l.eau

comme il est décrit dans les instructions sur la contamination nucléaire. Les signes de

contamination d.une source d.eau sont les odeurs inhabituelles telles que les odeurs d.ail, de

moutarde, de géranium ou d.amandes amères, les taches d.huile à la surface ou au voisinage de

l.eau, et la présence de poissons ou d.animaux morts. Ne pas utiliser l.eau dans ce cas. Il faut

toujours faire bouillir l.eau ou la purifier pour prévenir les infections bactériennes.

La survie dans les situations de danger technologique

B-GL-382-006/FP-002 337

APPROVISIONNEMENT EN NOURRITURE

98. Il est extrêmement difficile de manger dans une zone contaminée. On ne peut conserver

l.herméticité du masque protecteur pour manger. Si l.on doit manger, trouver une aire où l.on

peut enlever son masque sans danger.

99. Les rations de combat scellées sont la source d.aliments la plus sûre. Les aliments

conservés dans des boîtes ou des bouteilles scellées sont également sans danger. Décontaminer

les contenants des aliments scellés avant de les ouvrir pour éviter de contaminer les aliments.

100. Si l.on doit compléter les rations de combat avec des plantes ou des animaux locaux, on

ne doit pas utiliser de plantes provenant de zones contaminées ou des animaux qui semblent

malades. Il faut toujours utiliser des gants et un vêtement de protection pour manipuler les

plantes et les animaux.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 14:47

SECTION 2

ATTAQUE BIOLOGIQUE

65. L.existence des agents biologiques est bien réelle. Préparez-vous à la survie en faisant preuve de compétence dans les tâches décrites dans vos manuels. Il faut savoir comment se protéger contre ces agents.

LES AGENTS BIOLOGIQUES ET LEURS EFFETS

66. Les agents biologiques sont des microorganismes qui peuvent causer des maladies chez ces personnes, les animaux et les plantes. Ils peuvent également détériorer les matériaux. Ces agents sont classés dans deux grandes catégories : les agents pathogènes (généralement appelés germes) et les toxines. Les agents pathogènes sont des microorganismes vivants qui causent des maladies mortelles ou incapacitantes. Les bactéries, les rickettsies, les champignons et les virus font partie des agents pathogènes. Les toxines sont des poisons que les plantes, les animaux et les microorganismes produisent naturellement. Les toxines de guerre biologique comprennent divers composés neurotoxiques (qui s.attaquent au système nerveux central) et cytotoxiques (qui tuent les cellules).

Germes

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67. Les germes sont des organismes vivants. Certains pays les ont autrefois utilisés comme armes. Quelques germes seulement suffisent à provoquer une infection, particulièrement quand ils sont inhalés dans les poumons. Étant donné que les germes sont si petits et légers, le vent peut les disperser sur de grandes distances; ils peuvent également pénétrer dans les endroits non filtrés ou non hermétiques. Ils peuvent être piégés dans les immeubles et les bunkers, ce qui en augmente la concentration. Les effets des germes ne se font pas sentir immédiatement dans le corps. Les germes doivent se multiplier à l.intérieur du corps et vaincre ses défenses : c.est la période d.incubation qui peut varier de quelques heures à quelques mois, selon le germe. La plupart des germes doivent vivre à l.intérieur d.un autre organisme vivant (l.hôte), tel que le corps, pour survivre et se multiplier. Les conditions météorologiques telles que le vent, la pluie, le froid et le rayonnement solaire tuent les germes rapidement.

68. Certains germes peuvent se couvrir d.enveloppes protectrices appelées spores qui leur permettent de survivre à l.extérieur de l.hôte. Les organismes producteurs de spores sont un danger à long terme qu.il faut neutraliser en décontaminant les aires ou les personnes infectées. Heureusement, la plupart des agents vivants ne sont pas sporogènes. Ces agents doivent trouver un hôte dans l.espace d.une journée environ après leur apparition sinon ils meurent. Les germes disposent essentiellement de trois voies d.entrée dans le corps : les voies respiratoires, les lésions de la peau et le tube digestif. Les symptômes de l.infection varient selon la maladie.

Toxines

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69. Les toxines sont des substances que les plantes, les animaux et les germes produisent naturellement. Les toxines, et non les bactéries, sont les agents nocifs pour l.homme. La toxine botulinique, qui produit le botulisme, en est un exemple. Les développements de la science ont

mené à une production à grande échelle de toxines sans recours aux germes qui produisent ces toxines. Les toxines peuvent avoir des effets semblables à ceux des agents chimiques. Toutefois, les victimes des toxines ne réagissent pas nécessairement aux premiers soins utilisés contre les agents chimiques. Les toxines pénètrent dans le corps de la même façon que les germes. Cependant, contrairement aux germes, certaines toxines peuvent traverser une peau sans lésion. Les symptômes apparaissent presque immédiatement car il n.a pas de période d.incubation. De nombreuses toxines sont extrêmement létales, même en très petites doses. Les symptômes peuvent prendre l.une ou l.autre des formes suivantes :

a. Étourdissement.

b. Confusion mentale.

c. Vision floue ou double.

d. Engourdissement ou picotement de la peau.

e. Paralysie.

f. Convulsions.

g. Éruptions cutanées ou cloques.

h. Toux.

i. Fièvre.

j. Muscle endoloris.

k. Fatigue.

l. Nausée, vomissement et/ou diarrhée.

m. Écoulement sanguin par les ouvertures du corps.

n. Sang dans les urines, les selles ou la salive.

o. Choc.

p. Mort.

DÉTECTION DES AGENTS BIOLOGIQUES

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70. Les agents biologiques sont, par nature, difficiles à détecter. Aucun d.eux ne peut être détecté par l.un ou l.autre des cinq sens. Souvent, le premier signe de la présence d.un agent biologique est constituée par les symptômes des victimes qui ont été exposées à cet agent. La meilleure façon de détecter les agents biologiques à temps est de connaître les façons dont ils peuvent être transmis. Il y a trois principaux moyens de transmission :

a. Les munitions explosives. Ces munitions peuvent être des bombes ou des projectiles dont l.explosion cause très peu de dommages, mais engendre un petit nuage de liquide ou de poudre au voisinage immédiat du point d.impact. Ce nuage finit par se disperser, la vitesse de dispersion variant selon le terrain et les conditions météorologiques.

b. Les pulvérisateurs ou générateurs d.aérosol. Les pulvérisateurs montés sur un aéronef ou sur un véhicule ou les générateurs d.aérosol installés sur le sol produisent des aérosols d.agents biologiques.

c. Les vecteurs. Les insectes tels que les moustiques, mouches, poux et tiques transmettent des agents pathogènes. La présence de grandes infestations de ces insectes peut indiquer que des agents biologiques ont été utilisés.

71. La présence de substances inhabituelles sur le sol ou sur la végétation, ou de maladies dans les plantes, les récoltes ou les animaux peut être un autre signe d.une attaque biologique.

EFFETS DES CONDITIONS MÉTÉOROLOGIQUES ET DU TERRAIN

72. On peut éviter la contamination par les agents biologiques en sachant comment les conditions météorologiques et le terrain influent sur les agents. Les principaux facteurs météorologiques qui peuvent agir sur les agents biologiques sont le rayonnement solaire, le vent et les précipitations. Les aérosols ont tendance à se concentrer dans les dépressions de terrain, comme la brume matinale.

73. Le rayonnement solaire contient des rayons visibles et ultraviolets qui tuent rapidement la plupart des germes utilisés comme agents biologiques. Toutefois, une couverture naturelle ou artificielle peut protéger certains agents contre le rayonnement solaire. D.autres souches mutantes anthropiques peuvent résister au rayonnement solaire.

74. Les grands vents accroissent la dispersion des agents biologiques, en diluent la concentration et les déshydratent. Plus grande est la distance sur laquelle l.agent est transporté par le vent, moins celui-ci est efficace en raison de cette dilution et de la mort des organismes. Toutefois, la zone dangereuse sous le vent de l.agent biologique existe, et on ne peut l.ignorer.

75. Les précipitations sous la forme de pluie de forte ou de moyenne intensité ont tendance à décontaminer l.atmosphère de ces agents biologiques, ce qui réduit l.étendue des zones de danger sous le vent. Toutefois, les agents peuvent rester très nocifs à l.endroit où ils se sont déposés sur le sol.

PROTECTION CONTRE LES AGENTS BIOLOGIQUES

76. Bien que l.on doive redouter les agents biologiques, il n.y a pas de raison de paniquer. On peut réduire sa vulnérabilité aux agents biologiques par une vaccination à jour, en évitant les zones contaminées et en contrôlant les rongeurs et les ravageurs. Il faut également traiter les blessures par des premiers soins appropriés et n’utiliser que des sources d.aliments et d.eau sûres ou adéquatement décontaminées. La durée du sommeil doit être suffisante pour empêcher l.épuisement. Il faut toujours suivre les procédures d.hygiène de campagne appropriées.

77. Si vous n.avez pas de masque protecteur, couvrez-vous le visage avec un tissu quelconque pour vous protéger contre les agents biologiques en aérosol. La poussière peut contenir des agents biologiques; il faut porter un masque quand il y a de la poussière dans l.atmosphère.

78. L.uniforme et les gants servent de protection contre les morsures des vecteurs de maladie (moustiques et tiques). Les vêtements doivent être complètement boutonnés et les pantalons doivent être rentrés de façon bien serrée dans les bottes. Si possible, porter un survêtement de protection contre les agents chimiques car ce type de vêtement offre une meilleure protection que des vêtements ordinaires. En se couvrant la peau, on réduit également la probabilité de pénétration des agents dans le corps via les coupures ou les éraflures. On doit toujours  observer des règles strictes d.hygiène personnelle et de salubrité pour éviter de propager les vecteurs.

79. Se laver avec de l.eau et du savon chaque fois que la chose est possible. Si possible, utiliser un savon germicide. Se laver la tête et le corps à grande eau et se nettoyer les ongles. Se nettoyer fréquemment les dents, les gencives, la langue et le palais. Si possible, laver ses vêtements avec de l.eau chaude savonneuse. S.il est impossible de laver ses vêtements, les étendre au soleil pour que le rayonnement solaire tue les microorganismes. Après une attaque à toxine, se décontaminer comme pour une attaque chimique en utilisant le nécessaire M258A2 (si l.on en a un) ou en se lavant avec de l.eau ou du savon.

ABRI

80. En cas de contamination biologique, on peut construire des abris de fortune en suivant les méthodes décrites au chapitre 5; toutefois, de légères modifications sont nécessaires pour réduire la probabilité de contamination biologique. Ne pas construire l.abri dans les dépressions du terrain car les aérosols ont tendance à s.y concentrer. Éviter de construire l.abri dans les zones de végétation car la végétation produit de l.ombre et offre une certaine protection aux agents biologiques. Éviter d.utiliser la végétation dans la construction de l.abri. Placer l.entrée de l.abri à angle droit avec la direction des vents dominants. Cette orientation limitera l.entrée des agents en suspension dans l.air et empêchera la stagnation de l.air dans l.abri. Il faut toujours garder l.abri propre.

APPROVISIONNEMENT EN EAU

81. Il est difficile, mais non impossible, de s.approvisionner en nourriture dans des conditions de contamination biologique. Autant que possible, utiliser de l.eau qui a été conservée dans un contenant hermétique. On peut supposer que cette eau n.a pas été contaminée. Bien laver le contenant avec de l.eau et du savon ou le faire bouillir durant 10 minutes au moins avant de l.ouvrir.

82. Si l.on n.a pas d.eau conservée dans des contenants hermétiques, l.eau de source devient le choix suivant, mais seulement dans des conditions d.urgence. Dans ce cas également il faut

faire bouillir l.eau durant 10 minutes au moins avant de la consommer. Maintenir l.eau couverte pendant qu.elle bout pour éviter de la contaminer avec des pathogènes en suspension. Le dernier choix, et en cas d.extrême urgence seulement, est l.eau stagnante. Les vecteurs et les germes peuvent facilement survivre dans l.eau stagnante. Faire bouillir celle-ci aussi longtemps que possible pour tuer tous les organismes. La filtrer ensuite avec une pièce d.étoffe pour éliminer les vecteurs morts. Dans tous les cas utiliser les comprimés de purification d.eau.

APPROVISIONNEMENT EN NOURRITURE

83. Tout comme l.approvisionnement en eau, l.approvisionnement en nourriture n.est pas impossible, mais il faut prendre des précautions particulières. Les rations de combat sont scellées, et on peut supposer qu.elles ne sont pas contaminées. On peut également supposer que les contenants ou emballages scellés d.aliments transformés sont sans danger. Pour plus de sécurité, décontaminer tous les contenants d.aliments en les lavant avec de l.eau et du savon ou en faisant bouillir le contenant dans l.eau durant 10 minutes.

84. Les plantes ou animaux locaux ne doivent servir de supplément aux rations qu.en cas d.extrême urgence, quelle que soit la méthode de préparation des aliments utilisés. Il n.y a aucune garantie que la cuisson tuera tous les agents biologiques. Les aliments locaux ne doivent être utilisés qu.en situation de vie ou de mort. N.oubliez pas que l.on peut survivre longtemps sans nourriture, particulièrement si la nourriture consommée peut entraîner la mort.

85. S.il devient nécessaire de consommer des aliments locaux, ne sélectionnez que les plantes et les animaux qui semblent sains. Ne prenez pas de porteurs de vecteurs tels que les rats et autres animaux indésirables. Choisissez et préparez les plantes comme dans les zones contaminées par la radioactivité. Apprêtez les animaux de la même façon que les plantes. Il faut toujours porter des gants et un vêtement protecteur pour manipuler les animaux ou les plantes. Faire bouillir les plantes et les animaux et n.utiliser aucun mode de cuisson. Tous les animaux doivent être bouillis durant 10 minutes au moins pour tuer tous les pathogènes. Ne pas frire, cuire au four ou rôtir les animaux locaux. On ne peut être sûr que les parties infectées auront atteint la température requise pour tuer tous les agents pathogènes. Ne pas consommer d.aliments crus.

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 13:40

CHAPITRE 23

LA SURVIE DANS LES SITUATIONS DE DANGER TECHNOLOGIQUE

1. On peut maintenant faire face à des armes nucléaires, chimiques et biologiques sur les champs de bataille. Les faits récents en Afghanistan et au Cambodge, ainsi que dans d.autres zones de conflit ont démontré que l.utilisation des armes chimiques et biologiques (telles que les armes à base de mycotoxines) est une réalité. La doctrine de combat des pays membres de l.OTAN et du pacte de Varsovie couvre les armes nucléaires et chimiques. L.utilisation potentielle de ces armes amplifie les problèmes de survie en raison des graves dangers posés par les retombées radioactives ou la contamination résultant de la permanence des agents biologiques ou chimiques.

2. Il faut prendre des précautions particulières pour survivre à ces dangers technologiques. Les procédures de survie recommandées dans ce chapitre peuvent sauver la vie des personnes qui ont subi l.un ou l.autre des effets de la guerre nucléaire, chimique ou biologique. Ce chapitre représente une documentation qui permet de mieux comprendre la vraie nature de chaque type de danger. Une sensibilisation aux dangers, la connaissance de ce chapitre et l.exercice du bon sens devraient s.avérer des plus salutaires.

SECTION 1

ATTAQUE NUCLÉAIRE

3. Il faut se préparer à survivre dans un environnement nucléaire et apprendre comment réagir en cas de danger nucléaire.

EFFETS DES ARMES NUCLÉAIRES

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4. Les armes nucléaires ont des effets qui sont soit initiaux, soit résiduels. Les effets immédiats se produisent au voisinage de l.explosion et sont dangereux dans la première minute qui suit l.explosion. Les effets résiduels peuvent durer des jours ou des années et entraîner la mort. Les principaux effets initiaux sont le souffle et le rayonnement.

Souffle

5. Mouvement bref et rapide de l.air qui s.éloigne du centre de l.explosion; ce mouvement est accompagné d.une pression. Le souffle est suivi de vents violents. Il projette les débris et les personnes, provoque l.affaissement des poumons et la rupture de la membrane du tympan, entraîne l.effondrement des structures et peut causer la mort ou des blessures sur-le-champ par sa grande pression.

Rayonnement thermique

6. Chaleur et rayonnement lumineux émis par la boule de feu d.une explosion nucléaire. Le rayonnement lumineux est constitué de la lumière visible et des rayonnements ultraviolet et infrarouge. Le rayonnement thermique produit de vastes incendies, des brûlures cutanées et l.aveuglement.

Rayonnement nucléaire

7. Le rayonnement nucléaire se répartit entre le rayonnement initial et le rayonnement résiduel.

8. Le rayonnement nucléaire initial est constitué de rayons gamma intenses et de neutrons qui sont produits durant la première minute après l.explosion. Ce rayonnement peut causer des dommages considérables à toutes les cellules du corps. Les dommages causés par ce rayonnement peuvent entraîner des maux de tête, des nausées, des vomissements, de la  diarrhée, et même la mort, selon la dose de rayonnement reçue. Le principal problème dans la protection contre les effets du rayonnement initial est que l.on peut recevoir une dose de rayonnement létale ou incapacitante avant d.avoir pris toutes les mesures de protection. Les personnes exposées à des quantités létales de rayonnement initial peuvent avoir été tuées ou blessées mortellement par le souffle ou le rayonnement thermique.

9. Le rayonnement résiduel est le rayonnement produit après la première minute qui suit l.explosion. Son effet sur les personnes est plus grand que celui du rayonnement initial. Nous l.examinerons plus loin.

TYPES D.EXPLOSIONS NUCLÉAIRES

10. Il y a trois types d.explosions nucléaires : les explosions aériennes, les explosions de surface et les explosions souterraines. Le type de l.explosion influe directement sur les chances de survie. Les explosions souterraines se produisent sous la surface du sol ou de l.eau. Leurs effets restent localisés sous la surface ou dans la zone située au voisinage immédiat de l.endroit où la surface s.affaisse en formant un cratère au-dessus du point de l.explosion. Le danger de radioactivité d.une explosion souterraine est nul ou faible, à moins de pénétrer dans la zone du cratère même. Nous n.irons pas plus loin avec ce type d.explosion.

11. Une explosion aérienne se produit dans l.atmosphère au-dessus de la cible visée. Le rayonnement auquel la cible est soumise est maximum et ce type d.explosion est par  conséquent le plus dangereux pour ce qui est des effets nucléaires immédiats.

12. Les explosions de surface sont produites à la surface du sol ou de l.eau. Il en résulte de grandes quantités de retombées, avec de graves effets à long terme pour les personnes. Ce type d.explosion représente le plus grand danger.

BLESSURES CAUSÉES PAR UNE EXPLOSION NUCLÉAIRE

13. La plus grande partie des blessures causées par une explosion nucléaire résulte de l.effet initial de la détonation. Ces blessures sont classées en lésions par souffle, en brûlures et en radiolésions. On peut subir d.autres radiolésions en omettant de se protéger de façon appropriée contre les retombées. Les personnes se trouvant au voisinage d.une explosion nucléaire subiront probablement ces trois types de blessures.

Lésions par souffle


14. Les lésions par souffle causées par les explosions nucléaires ressemblent à celles qui sont causées par les armes explosives courantes. La pression de l.explosion peut provoquer l.affaissement des poumons et la rupture d.organes internes. Les débris projetés par l.explosion peuvent causer des blessures. Les débris volumineux peuvent causer des fractures aux membres ou des blessures internes massives. Sous la pression de l.explosion, les personnes peuvent être projetées à une grande distance et subir des blessures graves au moment de l.impact avec le sol ou avec d.autres objets. Un abri solide et une bonne distance de l.explosion sont la meilleure protection contre les lésions par souffle. Les blessures par souffle doivent être couvertes dès que possible pour empêcher le dépôt de poussières radioactives.

Brûlures

15. La chaleur et la lumière produites par la boule de feu de l.explosion nucléaire produisent des brûlures du premier, du deuxième ou du troisième degré. Il peut également y avoir un aveuglement, qui peut être permanent ou temporaire selon le degré d.exposition des yeux. Un abri solide et une bonne distance de l.explosion peuvent empêcher les brûlures. Les vêtements peuvent procurer une protection importante contre les brûlures. Couvrir la peau exposée autant que possible avant une explosion nucléaire. Les premiers soins sont les mêmes que pour les brûlures courantes. Couvrir les plaies ouvertes (deuxième ou troisième degré) pour empêcher le dépôt de particules radioactives. Laver les plaies avant de les couvrir.

Radiolésions

16. Les radiolésions sont causées par les neutrons et les rayonnements gamma, alpha et bêta. Les neutrons sont des particules très rapides et extrêmement pénétrantes qui détruisent les cellules. Le rayonnement gamma ressemble aux rayons X et est également un rayonnement très pénétrant. Durant la phase initiale constituée par la boule de feu d.une explosion nucléaire, les rayonnements gamma et neutroniques initiaux sont la menace la plus grave. Les rayons bêta et alpha sont des particules normalement associées aux poussières radioactives des retombées. Ce sont des particules peu pénétrantes et on peut facilement s.en protéger en prenant les précautions appropriées. Pour les symptômes des radiolésions, se rapporter au paragraphe Réactions corporelles au rayonnement ci-après.

RAYONNEMENT RÉSIDUEL

17. Le rayonnement résiduel est constitué par tout rayonnement émis après la première minute qui suit l.explosion nucléaire. Il est constitué du rayonnement induit et de retombées.

Rayonnement induit

18. Ce rayonnement est produit dans une zone d.intense radioactivité relativement peu étendue qui se trouve directement sous la boule de feu de l.explosion nucléaire. Le sol irradié dans cette zone restera fortement radioactif durant une période de temps très longue. Il faut éviter de pénétrer dans une zone de rayonnement induit.

Retombées

19. Les retombées sont constituées de particules radioactives de sol et d.eau, ainsi que de fragments d.armes. Dans une explosion de surface, ou quand la boule de feu d.une explosion nucléaire aérienne touche le sol, de grandes quantités de sol et d.eau sont vaporisées avec les fragments de la bombe et poussées vers le haut jusqu.à des altitudes de 25 000 m ou plus. Quand ces substances vaporisées se refroidissent, elles peuvent engendrer plus de 200 produits radioactifs différents. La matière vaporisée de la bombe se condense en minuscules particules radioactives qui sont transportées par le vent et retombent sur terre sous la forme de poussières radioactives. Les particules de retombées émettent des rayons alpha, bêta et gamma. Les rayons alpha et bêta sont relativement faciles à contrer et les rayons gamma résiduels sont beaucoup moins intenses que les rayons gamma émis durant la première minute qui suit l.explosion. Les retombées constituent le danger d’irradiation le plus important à moins d.avoir reçu une dose de rayonnement létale au moment de l.irradiation initiale.

RÉACTIONS CORPORELLES AU RAYONNEMENT

20. Les effets du rayonnement sur le corps humain peuvent en gros être classés en effets chroniques et en effets aigus. Les effets chroniques sont ceux qui surviennent plusieurs années après l.exposition au rayonnement. Les cancers et les défauts génétiques en sont des exemples. Les effets chroniques sont une préoccupation mineure en ce qui concerne la survie immédiate dans un environnement radioactif. À l.opposé, les effets aigus sont de première importance pour la survie. Certains effets aigus se manifestent quelques heures après l.exposition au rayonnement. Ils sont le résultat des dommages physiques directement causés aux tissus par le rayonnement. Le mal des rayons et les brûlures par rayonnement bêta sont des exemples d.effets aigus. Les symptômes du mal des rayons comprennent la nausée, la diarrhée, le vomissement, la fatigue, la faiblesse et la perte de cheveux. Les rayons bêta pénétrants produisent des radiolésions; les plaies ressemblent à celles causées par le feu.

Capacité de rétablissement

21. L.étendue des dommages corporels dépend principalement de la partie du corps qui a été exposé au rayonnement et de la durée de l.exposition, ainsi que de son aptitude à se rétablir. La capacité de rétablissement du cerveau et des reins est faible. Par contre, d.autres tissus (la peau et la moelle osseuse) ont une grande capacité de rétablissement. Généralement, une dose de 600 centigrays (cGy) pour le corps entier entraîne presque à coup sûr la mort. Si les mains seulement recevaient la même dose, l.état de santé global en souffrirait peu, mais les mains seraient très endommagées.

Dangers externes et internes

22. Une source de danger externe ou interne peut causer des dommages corporels. Les rayons gamma très pénétrants ou les rayons bêta moins pénétrants qui produisent des brûlures peuvent causer des dommages externes. L.introduction dans le corps de particules émettrices de rayons alpha ou bêta peut entraîner des dommages internes. Les sources externes produisent une irradiation corporelle et des brûlures de rayonnement bêta. Les sources internes irradient des organes critiques tels que le tube digestif, la glande thyroïde et les os. Une très petite quantité de matières radioactives peut endommager considérablement ces organes et d.autres organes internes. Les sources internes peuvent pénétrer dans le corps par la consommation d.eau ou de nourriture contaminées ou par absorption via des coupures ou des abrasions. Les matières qui pénètrent dans le corps par les voies respiratoires ne présentent qu.un danger mineur. On peut fortement réduire les sources de rayonnement interne par une bonne hygiène personnelle et une décontamination soignée des aliments et de l.eau.

Symptômes

23. Les symptômes des radiolésions comprennent la nausée, la diarrhée et le vomissement. La gravité de ces symptômes résulte de l.extrême sensibilité du tube digestif au rayonnement. La gravité des symptômes et leur vitesse d.apparition après l.exposition sont de bons indicateurs de l.ampleur des dommages d.irradiation. Les dommages du tube digestif peuvent provenir de sources de rayonnement externes ou internes.

PROTECTION CONTRE LES SOURCES DE RAYONNEMENT PÉNÉTRANT

EXTERNES

24. La connaissance des dangers d.irradiation discutés précédemment est très importante pour la survie dans une zone où il y a des retombées. Il est également primordial de savoir comment se protéger contre les rayonnements résiduels les plus dangereux, les rayonnements pénétrants d.origine externe.

25. Les moyens dont on dispose pour se protéger contre les rayonnements pénétrants d.origine externe sont le temps, la distance et le blindage. On peut réduire le niveau d.irradiation et accroître ses chances de survie en contrôlant la durée de l.exposition. Il faut également se placer le plus loin possible de la source de rayonnement. Finalement, on peut placer un matériau qui absorbe le rayonnement (blindage) entre soi et la source de rayonnement.

Le temps

26. Pour la survie, le temps est important de deux façons. D.abord, les doses de rayonnement sont cumulatives. Plus longue est l.exposition à une source radioactive, plus grande est la dose absorbée par la personne irradiée. Il est évident qu.il faut quitter une zone radioactive le plus tôt possible. Ensuite, la radioactivité décroît avec le temps. L.intensité de la radioactivité se mesure à l.aide de la période radioactive. Un élément radioactif se désintègre et perd la moitié de sa radioactivité dans un certain intervalle de temps. Empiriquement, la radioactivité décroît d.un facteur dix à chaque accroissement d.un facteur sept de l.intervalle suivant l.instant où le niveau du rayonnement a atteint son maximum. Par exemple, si dans une zone de retombées nucléaire l.intensité maximale du rayonnement était de 200 cGy par heure à la fin des retombées, cette intensité ne serait que de 20 cGy par heure après 7 heures et de 2 cGy par heure après 49 heures.

Même un observateur inexpérimenté peut comprendre que le danger des retombées est le plus grand immédiatement après la détonation et qu.il décroît rapidement après un intervalle relativement court. Les survivants doivent chercher à éviter les zones de retombées jusqu.à ce que la radioactivité ait baissé à un niveau sans danger. On peut augmenter ses chances de survie en évitant les zones de retombées jusqu.à ce que la plus grande partie de la radioactivité y soit disparue.

La distance

27. La distance procure une protection très efficace contre les rayons gamma pénétrants car l.intensité des rayons décroît proportionnellement au carré de la distance de la source. Par exemple, si la dose de rayonnement absorbée à 30 cm de la source est de 1 000 cGy, à 60 cm la dose absorbée n.est plus que de 250 cGy. Quand la distance double, l.intensité du rayonnement décroît par un facteur (0,5)2 ou 0,25. Cette règle est valide pour les sources de rayonnement concentrées se trouvant dans des aires peu étendues, mais devient plus difficile à appliquer dans les aires d.irradiation étendues telles que les zones de retombées.

Le blindage

28. Le blindage est la forme de protection la plus importante contre les rayonnements pénétrants. Des trois mesures de protection contre les rayonnements pénétrants, le blindage offre la plus grande protection et est la plus facile à utiliser dans des conditions de survie. Il constitue par conséquent la contre-mesure préférable.

29. S.il n.est pas possible d.utiliser un blindage, on utilisera les deux autres méthodes de protection dans la mesure du possible. Le blindage absorbe ou affaiblit les rayonnements pénétrants, ce qui réduit la quantité de rayonnement qui atteint le corps. Plus la densité du matériau de blindage est élevée, plus le blindage est efficace. Le plomb, le fer, le béton et l.eau sont d.excellents matériaux de blindage.

Questions médicales particulières

30. La présence de retombées dans la zone occupée nous oblige à modifier légèrement les procédures de premiers soins. Il faut couvrir toutes les plaies pour empêcher la contamination et bloquer le passage aux particules radioactives. Les brûlures par rayonnement bêta doivent d.abord être lavées, puis être traitées comme des brûlures ordinaires. Il faut prendre des  mesures particulières pour prévenir l.infection. Le corps sera extrêmement sensible aux infections à cause des changements biochimiques. Il faut soigneusement éviter les rhumes et les infections respiratoires. Une hygiène personnelle rigoureuse s.impose pour prévenir les infections. Il faut se couvrir les yeux avec des lunettes de protection improvisées pour empêcher la pénétration de particules.

ABRI

31. Comme nous l.avons mentionné précédemment, l.efficacité d.un matériau de blindage dépend de son épaisseur et de sa densité. Un matériau de blindage suffisamment épais réduira le rayonnement à un niveau négligeable.

32. La principale raison pour trouver et construire un abri est de se protéger le plus tôt possible contre les rayonnements de grande intensité des premières retombées gamma. Un délai de cinq minutes pour localiser l.abri est une bonne indication. La rapidité de la localisation est absolument essentielle. Sans abri, la dose reçue dans les premières heures dépassera celle reçue durant le reste de la semaine dans une zone contaminée. La dose reçue dans la première semaine dépassera la dose accumulée durant tout le reste d.une vie passée dans la même zone contaminée.

Matériaux de blindage

33. L.épaisseur nécessaire pour atténuer les rayons gamma des retombées est très inférieure à celle qui est nécessaire pour se protéger contre les rayons gamma initiaux. Les rayons des retombées ont beaucoup moins d.énergie que les rayons initiaux de la détonation nucléaire. Un blindage relativement mince peut procurer une protection adéquate contre les rayons dus aux retombées. La figure 23-1 donne une idée de l.épaisseur de divers matériaux qui est nécessaire pour réduire la transmission des rayons gamma résiduels de 50 pour cent.

Figure 23-1 : Épaisseur de la couche de demi-atténuation des rayons gamma de divers matériaux

1-copie-110.jpg

34. La règle de la couche de demi-atténuation est utile pour calculer l.absorption des rayons gamma par divers matériaux. Selon cette règle, si 5 cm de brique réduisent le niveau des rayons gamma de moitié, l.addition de 5 cm de brique (c.-à-d. d.une couche de demi-atténuation) réduira l.intensité de moitié encore une fois, c.-à-d. à un quart de l.intensité d.origine. Quinze centimètres réduiront l.intensité des rayons gamma à un huitième de l.intensité d.origine, 20 cm à un seizième, et ainsi de suite. Par conséquent, une intensité d.irradiation de 1 000 cGy par heure à l.extérieur serait réduite à 0,5 cGy à l.intérieur d.un abri protégé par un mètre de terre.

Abris naturels

35. Les terrains qui constituent des blindages naturels et permettent d.y construire des abris facilement sont des emplacements idéaux pour des abris d.urgence. Les fossés, ravins, affleurements rocheux et collines, ainsi que les berges des cours d.eau, en sont de bons exemples. Sur les terrains plats sans protection naturelle, on creusera un trou ou une tranchée.

Tranchées

36. Quand on creuse une tranchée, il faut se placer à l.intérieur de la tranchée aussitôt qu.elle est suffisamment large afin de se protéger une partie du corps et en n.exposer qu.une partie aux rayonnements. En rase campagne, essayer de creuser la tranchée en position couchée en empilant la terre soigneusement et uniformément autour de la tranchée. Si le terrain est plat, s.entourer d.un empilement de terre pour créer un blindage additionnel. Selon la condition du sol, la construction de l.abri peut prendre de quelques minutes à quelques heures. Plus le creusement est rapide, plus la dose de rayonnement reçue est faible.

Autres abris

37. Quoiqu.un abri souterrain couvert d.un mètre de terre ou plus offre la meilleure protection contre le rayonnement dû aux retombées, les structures inoccupées suivantes offrent ensuite la meilleure protection, par ordre décroissant :

a. Les caves et les tunnels recouverts de plus d.un mètre de terre.

b. Les caves-refuges ou les caves de garde.

c. Les ponceaux.

d. Les sous-sols ou les caves d.immeubles abandonnés.

e. Les immeubles abandonnés faits de pierre ou de boue.

Toits

38. Il n.est pas obligatoire de doter un abri d.un toit. On construira un toit seulement si les matériaux sont facilement accessibles et que la construction n.entraîne qu.une brève exposition à la contamination venant de l.extérieur. Si la construction nécessite une exposition prolongée aux rayonnements pénétrants, il est préférable de laisser l.abri sans toit. La seule fonction d.un toit est de réduire la dose de rayonnement reçue des retombées. À moins d.être épais, un toit est un blindage peu efficace.

39. On peut construire un toit simple au moyen d.un poncho fixé au sol avec de la terre, des pierres ou des rebuts provenant de l.abri. On peut enlever les grosses particules de terre et de débris du dessus du poncho en secouant celui-ci de l.intérieur à des intervalles rapprochés. Ce type de toit non seulement protégera les occupants contre les particules radioactives déposées à sa surface, mais augmentera la distance de la source des retombées et maintiendra la contamination au minimum dans l.air de l.abri.

Sélection de l.emplacement d.un abri et construction de l.abri

40. Pour réduire le temps d.exposition et, par conséquent, la dose reçue, on se rappellera les points suivants dans la sélection et la construction d.un abri :

a. Dans la mesure du possible, chercher un abri existant, même grossier, que l.on peut améliorer. S.il n.y en a pas, creuser une tranchée.

b. Creuser d.abord l.abri assez profondément pour obtenir une bonne protection, puis l.agrandir au besoin pour obtenir plus de confort.

c. Couvrir le dessus du trou ou de la tranchée avec tous les matériaux facilement disponibles et une épaisse couche de terre, si on peut le faire sans quitter l.abri. Bien qu.un toit et un camouflage soient tous deux désirables, il est probablement préférable de s.en passer plutôt que de s.exposer aux rayonnements présents à l.extérieur du trou.

d. Durant la construction de l.abri, se couvrir toutes les parties du corps avec un vêtement pour se protéger contre les brûlures par rayonnement bêta.

e. Nettoyer l.emplacement de l.abri de tout dépôt de surface en utilisant une branche ou tout autre objet jetable. Ce nettoyage doit éliminer les matériaux contaminés de l.aire qui sera occupée. L.aire nettoyée devrait s.étendre jusqu.à 1,5 m au moins au-delà du périmètre de l.abri.

f. Décontaminer tous les matériaux apportés dans l.abri. Ces matériaux comprennent le gazon ou le feuillage utilisé comme isolant ou matelas, ainsi que les vêtements extérieurs (particulièrement les chaussures). Si les conditions météorologiques le permettent, on peut retirer les vêtements fortement contaminés et les enfouir sous un pied de terre à l.une des extrémités de l.abri. On peut les récupérer plus tard au moment de quitter l.abri (après l.atténuation de la radioactivité). Si les vêtements sont secs, on peut les décontaminer en les battant ou en les secouant à l.extérieur de l.abri pour en éliminer la poussière radioactive. Utiliser de l.eau pour enlever le gros des particules de retombées; peu importe si elle est contaminée. Il suffit de tremper le matériau dans l.eau et de le secouer pour le débarrasser de l.excédent d.eau. Il ne faut pas le tordre car cela emprisonnerait les particules.

g. Si possible, et sans quitter l.abri, se laver le corps à grande eau avec du savon, même si l.eau disponible est contaminée. Cela éliminera la plus grande partie des particules radioactives dangereuses pouvant causer des brûlures par rayonnement bêta ou d.autres dommages. S.il n.y a pas d.eau, s.essuyer le visage ou tout autre partie exposée de la peau pour en enlever la poussière et la saleté contaminées. On peut s.essuyer le visage avec un bout d.étoffe propre ou une poignée de terre non contaminée. On peut obtenir de la terre non contaminée en grattant le sol jusqu.à une profondeur de quelques pouces.

h. Quand la construction de l.abri est terminée, s.étendre, se maintenir au chaud et dormir et se reposer autant que possible durant toute la durée du séjour dans l.abri.

i. En dehors des périodes de repos, se tenir occupé en planifiant les opérations futures, en étudiant les plans ou en rendant l.abri plus confortable et plus fonctionnel.

j. Ne pas paniquer en cas de nausée et de symptômes du mal des rayons. Le principal danger du mal des rayons est l.infection. Il n.y a pas de premiers soins pour le mal des rayons. On obtiendra une certaine protection contre les infections et on accélérera son rétablissement en se reposant, en buvant des liquides, en prenant des médicaments contre le vomissement et en s.alimentant. Même de petites doses de rayonnement peuvent causer des symptômes qui peuvent disparaître rapidement.

Durées d.exposition

41. On observera autant que possible les durées d.exposition suivantes pour éviter de recevoir des doses de rayonnement dangereux tout en faisant face aux problèmes de survie :

a. Un isolement complet de 4 à 6 jours après le dernier bombardement.

b. Une très brève exposition le troisième jour pour se procurer de l.eau est permise, mais la durée d.exposition ne doit pas dépasser 30 minutes.

c. Une exposition de 30 minutes au plus le septième jour.

d. Une exposition d.une heure au plus le huitième jour.

e. Les expositions de 2 à 4 heures du neuvième au douzième jour.

f. Les occupations normales, suivies de périodes de repos dans un abri protégé, à partir du treizième jour.

g. En toute circonstance, les expositions doivent être aussi brèves que possible. Seules les exigences impératives doivent être considérées comme des raisons valables pour s.exposer. Procéder chaque fois à une décontamination.

42. Les périodes ci-dessus ont été établies dans un souci de prudence. On peut quitter l.abri après une journée ou deux si la chose devient nécessaire. Veillez toutefois à ce que l.exposition soit aussi brève que possible.

APPROVISIONNEMENT EN EAU

43. Les sources d.eau disponibles dans une aire de retombées peuvent être contaminées. On réduira considérablement le danger d.ingérer les quantités nocives d.éléments radioactifs en attendant au moins 48 heures avant de boire de l.eau, quelle qu.en soit l.origine, pour permettre à la radioactivité de s.atténuer, et en choisissant la source d.eau la plus sûre possible.

44. Bien que plusieurs facteurs (la direction du vent, les précipitations, les sédiments) influeront sur le choix des sources d.eau, on fera bien d.observer les règles suivantes.

Les sources d.eau les plus sûres

45. Les eaux de sources, de puits ou autres eaux souterraines qui subissent un filtrage naturel sont les eaux les plus sûres. L.eau présente dans des tuyaux ou des contenants se trouvant dans des maisons ou des magasins abandonnés sera également exempte de particules radioactives. Cette eau est potable, mais il faut se protéger contre les bactéries qu.elle peut contenir.

46. La neige prélevée à 15 cm ou plus sous la surface durant une retombée est également une source d.eau sûre.

Ruisseaux et rivières

47. L.eau des ruisseaux et des rivières sera relativement exempte de retombées quelques jours après la dernière explosion nucléaire en raison de la dilution. Si possible, filtrer cette eau avant de la boire pour en éliminer les particules radioactives. La meilleure méthode de filtrage consiste à creuser des trous de sédimentation ou des bassins d.infiltration à côté d.une source d.eau. L.eau s.infiltrera latéralement dans le trou à travers le sol mitoyen, lequel servira de filtre et éliminera les particules de retombées contaminées qui se seront déposées dans la nappe d.eau d.origine. Cette méthode peut éliminer jusqu.à 99 pour cent de la radioactivité contenue dans l.eau. Il faut recouvrir l.ouverture du trou pour empêcher toute autre contamination. Un exemple de filtre à eau est illustré à la figure 6-9.

Eaux stagnantes

48. L.eau des lacs, piscines, étangs et autres masses d.eau stagnante sera probablement fortement contaminée, bien que la plupart des isotopes radioactifs lourds à longue durée de vie se déposeront au fond. Purifier cette eau par sédimentation. Remplir d.abord au trois quarts un seau ou un autre contenant profond avec l.eau contaminée. Prélever ensuite de la terre à une profondeur de 10 cm ou plus sous la surface et la remuer dans l.eau. Utiliser environ 2,5 cm de

terre pour 10 cm d.eau. Remuer l.eau jusqu.à ce que le maximum de particules de terre soit en suspension. Laisser le mélange reposer durant 6 heures au moins. En se déposant, les  particules de terre entraîneront au fond la plupart des particules de retombées en suspension et les recouvreront. On peut alors puiser l.eau propre. Purifier cette eau à l.aide d.un filtre.

Précaution additionnelle

49. Comme précaution additionnelle contre les maladies, traiter l.eau avec les comprimés de purification d.une trousse de survie ou la faire bouillir.

APPROVISIONNEMENT EN NOURRITURE

50. Bien qu.il soit difficile de trouver des aliments comestibles dans une zone contaminée par le rayonnement, le problème n.est pas impossible à résoudre. Il faut suivre quelques procédures particulières pour choisir et préparer des rations et des aliments locaux pour la consommation. Les rations de combat peuvent être consommées sans danger car elles ont un emballage. Compléter les rations avec toute nourriture trouvée lors des excursions hors de l.abri. La plupart des aliments transformés que l.on peut trouver dans les immeubles abandonnés peuvent être consommés sans danger après avoir été décontaminés. Ils s.agit des aliments en conserve et  des aliments emballés; les extraire de leur contenant ou de leur emballage ou les laver pour éliminer les particules de retombées. Ces aliments transformés comprennent également les aliments conservés dans un contenant fermé quelconque et les aliments stockés dans des aires protégées (telles que des caves), si on les lave avant de les consommer. Laver tous les contenants et les emballages avant de les manipuler pour prévenir toute contamination ultérieure.

51. Si l.on trouve peu d.aliments transformés, il peut s.avérer nécessaire d.avoir recours à des aliments locaux. Les sources de ces aliments sont les animaux et les plantes.

Les animaux comme sources d.aliments

52. Il faut supposer que tous les animaux, quels que soient leur habitat et leurs conditions de vie, ont été exposés aux radiations. Les effets des radiations sur les animaux sont semblables aux effets sur les humains. La plupart des animaux sauvages se trouvant dans une zone de  retombées vont probablement devenir malades ou mourir sous l.effet des radiations durant le premier mois qui suit une explosion nucléaire. Même si les animaux ont peut-être été atteints par les matériaux radioactifs nocifs, on peut et on doit les utiliser comme sources de nourriture dans des conditions de survie s.il n.y a pas d.autres aliments disponibles. Avec une préparation soignée et en suivant plusieurs principes importants, les animaux peuvent devenir des sources d.aliments sans danger.

53. D.abord, éviter de consommer un animal qui semble malade. L.animal peut souffrir d.une infection bactérienne causée par l.irradiation. La consommation de viande contaminée, même si celle-ci est bien cuite, peut causer une maladie grave et même la mort.

54. Écorcher les animaux soigneusement pour empêcher les particules radioactives qui se trouvent sur la peau ou la fourrure de pénétrer dans le corps. Ne pas consommer la viande qui est autour des os et des jointures car le squelette de l.animal contient plus de 90 pour cent de la radioactivité. Les autres muscles de l.animal sont toutefois bons à consommer. Avant de faire cuire la viande, la désosser en laissant une épaisseur de 3 mm de viande au moins sur les os. Jeter tous les organes internes (cœur, foie et rognons) car les radioactivités bêta et gamma ont tendance à s.y concentrer.

55. Toute la viande doit être bien cuite. À cette fin, la découper en tranches d.une épaisseur ne dépassant pas 13 mm avant de la faire cuire. Cela réduira le temps de cuisson et économisera l.énergie.

 

56. La contamination sera beaucoup plus grande chez les poissons et les animaux aquatiques que chez les animaux terrestres. Cela est également vrai pour les plantes aquatiques, particulièrement dans les zones côtières. N.utiliser des aliments d.origine aquatique qu.en cas d.extrême urgence.

57. Les .œufs, même si la ponte a eu lieu durant la période de retombées, peuvent être consommés sans danger. Il faut, par contre, complètement éviter de consommer le lait des animaux se trouvant dans une zone de retombées car ceux-ci absorbent une grande quantité de substances radioactives contenues dans les plantes dont ils se nourrissent.

Les plantes comme sources d.aliments

58. La contamination des plantes se fait par l.accumulation de retombées sur leur surface externe ou par l.absorption d.éléments radioactifs par leurs racines. Dans les plantes à consommer, la préférence doit être accordée aux légumes tels que les pommes de terre, navets, carottes et autres plantes dont la partie comestible croît dans le sol. Une fois nettoyées par frottage, ce sont les plantes qui sont les moins dangereuses à consommer.

59. En second lieu, viennent les plantes dont on peut décontaminer les parties comestibles en les lavant et en les pelant. Exemple : les bananes, pommes, tomates, figues de Barbarie et autres fruits et légumes semblables.

60. Le troisième choix comme aliment de secours est constitué par les légumes, fruits ou plantes à peau lisse qui ne peuvent être pelés facilement ou être décontaminés de façon efficace par un lavage.

61. L.efficacité de la décontamination par frottage est inversement proportionnelle à la rugosité de la surface du fruit. Les fruits à surface lisse perdent 90 pour cent de leur contamination au lavage, alors que le lavage des plantes à surface rugueuse n.enlève que 50 pour cent de la contamination environ.

62. On ne doit consommer les plantes à surface rugueuse (telles que la laitue) qu.en dernier recours car celles-ci ne peuvent être décontaminées de façon efficace par frottage et par lavage.

63. Les fruits secs (figures, prunes, pêches, abricots, poires) et les fèves de soja font également partie des aliments difficiles à décontaminer par lavage à l.eau.

64. En général, on peut consommer toutes les plantes prêtes à être cueillies à condition de bien les décontaminer. Les plantes en croissance peuvent toutefois absorber des matériaux radioactifs dans leurs feuilles ainsi que par le sol, particulièrement en cas de pluie durant ou après la période de retombées. Ne consommer ces plantes qu.en cas d.urgence.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 06:49

(Ceci est une ébauche)

Recommandation-pour-reduire-les-risques-de-transmission-des.jpgSe préparer à une grave crise, en achetant des préparatifs, est une chose.

Changer son mode de vie pour éviter d'être pris au piège en est une autre.

Dans ce thread, j'aimerais qu'on aborde les diverses mesures qu'un foyer "typique" devrait prendre pour réduire son exposition au risque d'une récession économique. Cela a sans doute été fait ailleurs, et bien mieux, mais que cela ne nous prive pas de l'opportunité d'y réfléchir.

Lire la suite...

 

 

 

Source: http://le-projet-olduvai.wikiforum.net/t695-mesures-immediates-pour-reduire-le-risque

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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 06:43

 

socle-commun.jpg

 

Notre organisation sociale a créé et crée chaque jour des nouvelles aptitudes très spécialisées. Dans tous les domaines d'activité les connaissances se sont multipliées entraînant le nécessité de devoir disposer de professionnels experts maitrisant une partie du savoir dans leur champ de compétences.

Dans l'hypothèse d'une récession rapide due à la déplétion du pétrole, comme les dynausores, les grandes entreprises internationales pourraient disparaitre entrainant avec elles les structures dépendantes de leur organisation. Tel un jeu de dominos, toutes les entreprises délocalisées et toutes les structures spécialisées pourraient être touchées. S'il n'y a plus d'organisation économique permettant la création de richesses, la distribution de salaires, la collecte d'impôts et la redistribution de solidarité, c'est toute l'organisation de notre société qui est menacée.


En clair, immaginons que votre seule compétence soit intellectuelle, que vous n'ayez plus de salaire, plus aucune possibilité de trouver un emploi correspondant à vos capacités, plus d'assistance de solidarité... Vous seriez amenés à survivre par votre propre capacité. Dans ces conditions il n'est plus possible de sous-traiter ses incapacités puisque nous n'avons plus les moyens financiers de le faire. Il nous faut alors créer par nous même et assurer le maximum de savoirs faire de pratiques courantes.
Il devient alors plus important de savoir comment faire pousser un plant de tomates, comment monter un mur étanche avec les seuls moyens trouvés sur place ou comment mettre en place une éolienne que de maîtriser le droit des affaires ou l'histoire de l'art...

Quels seront demain les métiers qui seront préservés et utiles quand la plupart des qualifications actuelles pourraient devenir inutiles ?...
A cette question, la description du contexte de crise est important. Les réponses peuvent être différentes et surtout plus ou moins restreintes suivant que l'on se situe dans un contexte de récession légère ou profonde.
- Les compétences spécifiques indispensables :
- Les médecins, dentistes...
- Les compétences durables : (en vrac dans le désordre...)
- Les jardiniers, les paysans, les marins à voile...
- Les réparateurs et dépanneurs de tous les secteurs fondamentaux
- Les constructeurs de vélos.
- Les cordonniers.
- Les maréchaux-ferrants.
- Les éleveurs.
- Tous les métiers liés au bois.
- (...)

- Les qualifications adaptables :
- Ceux qui sauront à partir des moyens existants, recycler produits et matières premières...

Dans cet objectif d'acquisition de compétence, il semble nécessaire d'apprendre à réaliser par soi même les besoins de la vie courante; de nombreux sites peuvent vous y aider :
- On peut le faire
- Apprendre à tricoter
- Apprendre avec la vidéo : http://www.apprendrefacile.com/cours-video?id=tricoter-faire-une-augmentation-barre
On peut aussi ensuite faire des échanges de compétences :
- Banque du temps : un système d'échange de services sans échange d'argent.

Vous pouvez également apprendre à gérer et developper une ferme et ses cultures via un logiciel sur internet : http://www.simagri.com

... Une limite toutefois :
Dans l'hypothèse d'un éfondrement de notre économie et de nos structures, conserverons nous un accès à internet ? Ce n'est pas sur !
Dans le doute et l'incertitude, il est préférable de conserver et d'imprimer sur papier les principaux documents qui pourraient vous servir utlérieurement : guide du jardinage, fiche techniques de construction d'un four solaire, liste de trucs et astuces pratiques...

Si nous devions comparer notre capacité de production de richesses aujourd'hui au regard de celle produite par nos arrières grands parents, il n'y aurait pas de commune mesure mais nous pourrions additionner et soustraire les éléments intervenant dans le résultat comparatif :
- Pour demain, il faut soustraire à aujourd'hui la puissance et l'énergie bon marché procurée par le pétrole.
- Il faut également soustraire une grande partie du charbon que nous avons déjà extrait dans les accès faciles.
- Par contre nous pouvons ajouter un volume d'énergies (solaires et autres) que nos grands parents ne savaient pas exploiter.
- Nous pouvons retrancher dans l'actif de notre bilan, la capacité de nos anciens à travailler la terre avec un physique et une constitution qui n'avait rien à envier à la jeunesse actuelle; certes ils mouraient en moyenne beaucoup plus tôt, mais nous ne serions pas ou plus capables d'assumer les travaux pénibles qu'ils encaissaient sans manifestations syndicales.
- La plus grande chance que nous aurons demain, c'est cette formidable accumulation de savoirs qu'il nous est possible de transmettre rapidement : lorsqu'un paysan du cantal faisait une découverte intéressante pour améliorer la production ou la protection de ses plants de tomates, le paysan de Bretagne pouvait n'en avoir connaissance que quelques dizaines d'années plus tard. Pour ce qui nous concerne, un simple remède efficace et reconnu comme tel peut-être mmmédiatement être mis en oeuvre dans toute la france et dans le monde entier en quelques heures.

 

 

Source: http://s150878188.onlinehome.fr/Autarcies/index.php/6-les-comp%C3%A9tences

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 10:37

513JGJX0Y6L__SL500_AA300_.jpgAvoir une boussole est facile, la choisir nettement moins.
Depuis le modèle "bouton", jusqu'au superbe exemplaire de géologue à plusieurs centaines d'euros.
Le modèle simple, une aiguille dans un boîtier, avec les points cardinaux sur une couronne, est adapté à un besoin d'orientation sommaire, ou bien au bon positionnement initial d'une carte.

 

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Source: http://olduvai.e-monsite.com/pages/techniques-de-survie/boussoles-compas-cie.html

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 10:36


Une crise type "LLBSV" (SHTF en anglais)
comporte deux phases très distinctes : la transition et l'après-crise.


Nous vivons dans un système très complexe, et donc
passablement fragile, qui permet de nourrir une vaste population. Nous étions
une quarantaine millions de français en 1940, alors qu’un tiers de la
population était encore rurale

 

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Source: http://olduvai.e-monsite.com/pages/techniques-de-survie/transition-et-attrition.html

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 10:32

past-present-future-sign11.jpgIl y a sans doute quelque part dans les bibliothèques et sur le net des
réflexions bien plus abouties que celle que je vous propose, à la
limite entre la philosophie, la prédiction et la logique.

Le problème que nous allons tous rencontrer est celui d'un présent qui
va devenir opaque et complexe, et comment le gérer face à ce que nous
avons anticipé.

 

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Source: http://olduvai.e-monsite.com/pages/techniques-de-survie/entre-le-futur-et-le-present.html

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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 10:22

 

Bonjour,

help-wanted.jpgUn texte que j'espère aucun de nous obligé de mettre en application, bien sûr.

Parfois, les choses tournent mal, et nous sommes amenés à devoir appeler à l'aide, des tiers.

En plein air, la situation de randonneur en solo est très plaisante, mais en cas de pépin physique empêchant de continuer la progression, la situation peut très vite devenir problématique.
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21 mai 2012 1 21 /05 /mai /2012 10:18

hiroshima1.jpgDans la plupart des catastrophes, le danger peut être très important
(Tremblement de terre à Kobe, tsunami) mais dès lors que le futur des
zones concernées est prévisible, le retour à la normale n'est qu'une
question de temps et de moyens.

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Source: http://le-projet-olduvai.wikiforum.net/t443-le-reel-danger-l-impossibilite-de-prevoir

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