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  • : SETH Survivalisme
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  • : Avec la multiplication des risques naturels, conflictuels ou économiques, tout peut arriver à n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. Pourtant même la pire des situations peut être surmontée si l’on a pris le temps de l’anticiper, d’y réfléchir, de chercher des solutions et des parades. Parcourez ces pages dans l’ordre chronologique, ou par thèmes, et découvrez comment faire face à une catastrophe. Ne soyez pas la victime, devenez le survivant !
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15 juillet 2012 7 15 /07 /juillet /2012 14:01

SECTION 2

 

LES URGENCES MÉDICALES

 

37. Parmi les problèmes médicaux et les urgences auxquels vous pourriez avoir à faire face figurent les problèmes respiratoires, les hémorragies graves et l’état de choc.

 

LES PROBLÈMES RESPIRATOIRES

 

38. Chacune des situations suivantes peut être à l.origine d.une obstruction des voies aériennes et, par conséquent, d.un arrêt respiratoire.

 

a. Un corps étranger dans la bouche ou la gorge peut obstruer l.ouverture de la

trachée.

 

b. Des lésions du visage ou du cou.

 

c. Une inflammation ou un gonflement de la bouche ou de la gorge causés par

l.inhalation de fumée, de flammes ou de vapeurs irritantes, ou par une réaction

allergique.

 

d. Une angulation de la gorge (qui se produit quand le cou est plié vers l.avant de

sorte que le menton repose sur la poitrine) peut bloquer le passage de l.air.

 

e. Chez une personne inconsciente, la langue peut faire obstacle au passage de l.air

vers les poumons : le cou tombe vers l.avant et les muscles de la mâchoire

inférieure et de la langue se relâchent si bien que la mâchoire s.affaisse et que la

langue tombe vers l.arrière faisant ainsi obstacle au passage de l.air.

 

L.HÉMORRAGIE GRAVE

 

39. Une hémorragie grave causée par la rupture d’un vaisseau sanguin important est

extrêmement dangereuse. La perte d.un litre de sang entraîne des symptômes modérés de choc. La perte de deux litres entraîne un grave état de choc qui met l.organisme sérieusement en danger. La perte de trois litres est généralement fatale.

 

L’ÉTAT DE CHOC

 

40. L’état de choc (réaction aiguë à un facteur de stress) n.est pas une maladie comme telle.

C.est un syndrome clinique caractérisé par des symptômes qui apparaissent quand le débit cardiaque ne suffit plus à remplir les artères de sang sous une pression assez élevée pour fournir aux organes et aux tissus un apport sanguin adéquat.

 

SECTION 3

 

DÉMARCHES DE SAUVETAGE

 

41. Maîtrisez votre panique et celle de la victime. Rassurez celle-ci et essayez de la calmer.

 

42. Effectuez un examen physique rapide. Cherchez la cause de la blessure et suivez l.ABC des premiers soins en commençant par les voies aériennes et la respiration. Agissez avec discernement. On meurt parfois plus rapidement d.une hémorragie artérielle que d.une obstruction des voies aériennes.

 

DÉGAGEZ LES VOIES AÉRIENNES ET MAINTENEZ-LES LIBRES

 

43. Vous pouvez dégager les voies aériennes et les maintenir libres de la façon suivante.

 

a. Première étape. Vérifiez si l.obstruction est partielle ou totale. Si la victime

peut tousser ou parler, laissez-la dégager elle-même ses voies respiratoires.

Tenez-vous à ses côtés, rassurez-la et tenez-vous prêt à lui donner la réanimation

bouche-à-bouche, si elle venait à perdre conscience. Si les voies aériennes sont

complètement obstruées, exercez des poussées sur l.abdomen jusqu.à ce qu’elles

se libèrent.

 

b. Deuxième étape. Avec le doigt, retirez rapidement de la bouche de la victime les

corps étrangers, les dents brisées, les dentiers ou le sable.

 

c. Troisième étape. Selon la méthode de la luxation en avant du maxillaire

inférieur, saisissez les angles de la mâchoire inférieure de la victime en plaçant

vos mains de chaque côté et déplacez la mâchoire vers l.avant. Pour être plus

stable, posez vos coudes sur la surface sur laquelle repose la victime. Si les lèvres

sont closes, écartez doucement la lèvre inférieure avec votre pouce (figure 4-1).

 

d. Quatrième étape. Une fois les voies aériennes de la victime dégagées, pincez

son nez entre votre pouce et votre index et faites deux insufflations complètes

dans ses poumons. Après la deuxième insufflation, laissez les poumons se

dégonfler et suivez les directives ci-dessous :

 

(1) Observez les mouvements de sa poitrine.

 

(2) Écoutez l.écoulement de l.air au moment de l.expiration.

 

(3) Sentez le souffle contre votre joue.

 

   1.jpg  

 

Figure 4-1 : Méthode de la luxation en avant du maxillaire inférieur

 

e. Cinquième étape. Si la ventilation assistée ne stimule pas la respiration

spontanée de la victime, maintenez sa respiration en pratiquant le bouche-à-

bouche.

 

f. Sixième étape. Au cours de la réanimation bouche-à-bouche, la victime risque de

vomir. Assurez-vous régulièrement qu’elle n.a pas vomi et, au besoin, dégagez

les voies aériennes.

 

CONTRÔLE DES HÉMORRAGIES

44. Dans une situation de survie, il faut immédiatement arrêter toute hémorragie grave car on ne dispose pas normalement de solutés physiologiques et la victime risque de mourir en quelques minutes. Selon sa source, l’hémorragie externe se classe dans une des trois catégories suivantes :

 

a. L.hémorragie artérielle. Les vaisseaux sanguins auxquels on donne le nom

d.artères transportent le sang du c.ur vers les tissus. Une artère sectionnée laisse

s.échapper un sang rouge vif qui s.écoule par giclées caractéristiques correspondant au rythme des battements cardiaques. Comme le sang qui coule

 

NOTE

Après avoir dégagé les voies aériennes, il est parfois nécessaire d.effectuer une

réanimation cardio-respiratoire (RCR), mais il faut auparavant stopper toute

hémorragie grave. Pour des directives détaillées sur la RCR, consultez le « Field

Manual » 21-20 publié par l.Armée américaine, le manuel de l.American Heart

Association, le manuel de la Croix-Rouge ou tout autre ouvrage sur les premiers

soins.

dans les artères est sous pression élevée, la personne dont une artère de gros

calibre est sectionnée peut perdre rapidement un grand volume de sang. Par

conséquent, l’hémorragie artérielle constitue le type le plus sérieux d.hémorragie.

Si on ne l.arrête pas rapidement, ce type d.hémorragie peut être mortel.

 

b. L.hémorragie veineuse. Le sang veineux est le sang qui retourne au c.ur dans

les vaisseaux qui portent le nom de veines. L’hémorragie veineuse se caractérise

par un flot continu de sang de couleur foncée, bordeaux ou bleuâtre. Il est en

général plus facile de stopper une hémorragie veineuse qu.une hémorragie

artérielle.

 

c. Hémorragie capillaire. Les capillaires sont les vaisseaux sanguins très fins qui

relient les artérioles aux veinules. L’hémorragie capillaire provient le plus

souvent d.une petite coupure ou d.une éraflure. Ce type d.hémorragie est facile à

contrôler.

 

45. On peut stopper une hémorragie externe en exerçant une pression directe ou indirecte (sur

les points de compression), en élevant le membre qui saigne, en effectuant une ligature avec ses doigts ou en posant un garrot.

 

La pression directe

46. Le meilleur moyen d.arrêter une hémorragie externe est d.exercer une pression directe sur la blessure. Non seulement faut-il que cette pression soit assez ferme pour stopper l.hémorragie, mais il faut aussi la maintenir assez longtemps pour que la surface lésée se «referme».

 

47. Si une pression directe exercée pendant 30 minutes n.arrête pas l.hémorragie, il faut appliquer un coussin hémostatique. Ce type de pansement consiste en une épaisse compresse de gaze ou d.un autre matériau approprié que l’on applique directement sur la blessure et que l’on

fixe au moyen d’un bandage fermement enroulé (figure 4-2). Le coussin hémostatique doit être

plus serré qu.un pansement compressif ordinaire, sans toutefois entraver la circulation dans le reste du membre. Une fois le pansement appliqué, ne le retirez pas même s.il s’imbibe de sang.

 

48. Laissez le coussin hémostatique en place pendant un jour ou deux avant de le retirer pour le remplacer par un pansement plus petit.

 

49. Dans un environnement de survie à long terme, changez les pansements tous les jours et recherchez les signes d.infection.

 

Élévation du membre blessé

 

50. L’élévation du membre blessé aussi haut que possible au-dessus du c.ur ralentit la perte de sang en favorisant le retour veineux vers le c.ur et en abaissant la pression sanguine au niveau de la blessure. Toutefois, l.élévation seule n.arrêtera pas complètement l.hémorragie : il faut aussi exercer une pression directe sur la blessure. Par contre, lorsqu.on soigne une morsure de serpent, il faut tenir le membre plus bas que le coeur.

 

1-copie-1.jpg     

 

Figure 4-2 : Application d.un coussinet hémostatique

 

1-copie-2.jpg     

 

Figure 4.3 : Points de compression

 

Les points de compression

51. Le point de compression se trouve sur le trajet d.une artère quand elle passe près de la surface de la peau ou sur une saillie osseuse (figure 4-3). Pour ralentir une hémorragie artérielle jusqu.à l.application d.un coussinet hémostatique, vous pouvez exercer avec vos doigts une pression sur un point de compression. Cette méthode n.est toutefois pas aussi efficace pour arrêter l.hémorragie que l.application d.une pression directe sur la blessure. Il est rare en effet qu.une seule artère compressible irrigue un vaisseau lésé.

 

52. Si vous n.arrivez plus à vous souvenir de l.emplacement précis des points de compression, exercez une pression à l.extrémité de l.articulation juste au-dessus de la région blessée. Pour les mains, les pieds et la tête, cela correspond espectivement au poignet, à la cheville et au cou.

 

MISE EN GARDE

Soyez prudent si vous exercez une pression sur le cou. Une pression trop forte ou

exercée trop longtemps peut provoquer une perte de conscience ou la mort. Ne

posez jamais un garrot autour du cou.

 

53. Pour maintenir une pression sur les points de compression, placez un bâton dans

l.articulation, puis repliez celle-ci sur le bâton et maintenez-la fermement en l.attachant dans cette position avec une corde. Grâce à cette méthode, vous aurez les mains libres pour vaquer à d.autres tâches.

 

La ligature avec les doigts

 

54. Vous pouvez stopper immédiatement ou du moins ralentir une hémorragie grave en exerçant avec un ou deux doigts une pression sur l.extrémité lésée de la veine ou de l.artère.

Maintenez cette pression jusqu.à ce que l.hémorragie s.arrête ou ralentisse suffisamment pour vous permettre de poser un coussinet hémostatique, d.élever le membre blessé, etc.

 

Le garrot

 

55. N.utilisez le garrot que si une pression directe exercée sur la coupure et toutes les autres méthodes n’ont pas permis de stopper l.hémorragie. En effet, quand on laisse un garrot en place trop longtemps, les lésions causées aux tissus peuvent dégénérer en gangrène et exiger l.amputation du membre. Un garrot mal posé peut aussi causer des lésions permanentes aux nerfs et aux autres tissus qui se trouvent sous le point de constriction.

 

56. Si vous devez utiliser un garrot, posez-le autour du membre, entre la blessure et le coeur, de 5 à 10 cm au-dessus de la blessure (figure 4-4). Ne le posez jamais directement sur la blessure ou sur une fracture. Utilisez un bâton comme poignée pour serrer le garrot. Serrez-le juste assez pour arrêter l.écoulement du sang. Quand le garrot est resserré, attachez l.extrémité du bâton au membre afin d.empêcher le garrot de se relâcher.

 

57. Quand le garrot est bien fixé, nettoyez la blessure et pansez-la. Un survivant isolé qui porte un garrot ne doit jamais le desserrer ou l.enlever. Toutefois, dans un binôme, l.autre combattant peut relâcher la pression du garrot toutes les 10 ou 15 minutes pendant une ou deux minutes afin de permettre la circulation du sang dans le reste du membre et de prévenir ainsi l.amputation.

 

PRÉVENIR ET TRAITER L.ÉTAT DE CHOC

 

58. Considérez que tous les blessés risquent de tomber dans un état de choc. Quels que soient les symptômes qui se manifestent, traitez toutes les personnes blessées de la façon suivante

(figure 4-5) :

 

a. Si la victime est consciente, placez-la sur une surface plane. Les membres

inférieurs surélevés de 15 à 20 cm.

 

b. Si la victime est inconsciente, placez-la sur le flanc ou sur le ventre. Tournez sa

tête sur le côté afin qu.elle ne s.étouffe pas dans ses vomissures, son sang ou

d.autres liquides.

 

c. Si vous ne savez pas quelle est la meilleure position pour la victime, placez-la

complètement à plat. Une fois que la victime en état de choc est en position, ne la

déplacez plus.

 

1-copie-3.jpg     

 

Figure 4.4 : Pose d.un garrot

 

1-copie-4.jpg     

Figure 4.5 : Traitement de l.état de choc

 

d. Maintenez la chaleur corporelle de la victime en l.isolant de l.environnement et,

dans certains cas, en l.exposant à une source de chaleur externe.

 

e. Si la victime est trempée, enlevez aussitôt que possible tous ses vêtements

humides et remplacez-les par des vêtements secs.

 

f. Improvisez un abri pour isoler la victime des intempéries.

 

g. Pour procurer une chaleur externe à la victime, donnez-lui des liquides et des

aliments chauds; placez-la dans un sac de couchage déjà chaud; utilisez la chaleur

que dégage une autre personne, des gourdes remplies d.eau chaude ou des pierres

chaudes enveloppées dans des vêtements; ou encore allumez des feux de chaque

côté d.elle.

 

h. Si la victime est consciente, donnez-lui lentement de petites doses d.une solution

chaude, salée ou sucrée, si possible.

 

i. Si la victime est inconsciente ou blessée à l.abdomen, ne lui donnez pas de liquide

par voie orale.

 

j. Gardez la victime au repos pendant au moins 24 heures.

 

k. Si vous êtes un survivant isolé, couchez-vous, la tête plus basse que les pieds,

dans un creux du sol, derrière un arbre ou dans tout autre endroit à l.abri des

intempéries.

 

l. Si vous faites partie d.un binôme, rassurez constamment votre camarade.

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Published by seth-survivalisme - dans médical