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  • : SETH Survivalisme
  • SETH Survivalisme
  • : Avec la multiplication des risques naturels, conflictuels ou économiques, tout peut arriver à n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. Pourtant même la pire des situations peut être surmontée si l’on a pris le temps de l’anticiper, d’y réfléchir, de chercher des solutions et des parades. Parcourez ces pages dans l’ordre chronologique, ou par thèmes, et découvrez comment faire face à une catastrophe. Ne soyez pas la victime, devenez le survivant !
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14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 09:20
CHAPITRE 2
LA PSYCHOLOGIE DE LA SURVIE
1. Pour s.en sortir dans une situation de survie, il faut beaucoup plus que les connaissances et l.habileté nécessaires pour construire un abri, trouver à manger, faire un feu et se déplacer sans l.aide des appareils de navigation standard. On a vu des personnes qui n.avaient reçu qu.une formation sommaire, sinon nulle, en survie se tirer des situations les plus périlleuses, alors que d.autres qui avaient reçu la meilleure formation qui soit n.ont pas su en tirer profit et ont péri.
Dans toute situation de survie, un élément capital est l.état d.esprit de la ou des personnes en cause. En effet, s.il est important de posséder des habiletés en survie, l.essentiel reste d.avoir la volonté de survivre. Sans cette volonté, les habiletés acquises ne servent pas à grand chose et d.inestimables connaissances sont gaspillées.
2. Il y a une psychologie de la survie. Dans une situation de survie, le soldat est confronté à de nombreux facteurs de stress qui finissent par influer sur son esprit. Ces facteurs de stress peuvent engendrer des idées et des émotions qui, si elles sont mal comprises, peuvent transformer un soldat sûr de lui et bien entraîné en une personne indécise et inefficace, peu apte à survivre. Chaque soldat doit donc apprendre à reconnaître ces facteurs de stress couramment associés à la survie. Il est aussi capital qu.il connaisse ses réactions face à la grande variété de ces stress. Dans ce chapitre, nous définirons d’abord la nature du stress, puis nous décrirons plus en détail les stress liés à la survie ainsi que les réactions internes qu’aura naturellement tout soldat qui y sera confronté dans la réalité. Les connaissances que vous acquerrez en tant que soldat dans ce chapitre et ailleurs dans ce manuel vous prépareront à passer à travers les pires moments de votre vie.
stress_clip_image002.jpgSECTION 1
QU’EST-CE QUE LE STRESS?
3. Pour pouvoir comprendre ses réactions psychologiques dans une situation de survie, il est utile d’avoir quelques notions de base sur le stress.
4. Le stress n’est pas une maladie que l’on peut soigner et éliminer. C’est un état auquel nous avons tous à faire face. On pourrait le décrire en gros comme notre réaction à la pression. C’est le nom que l’on donne à l’expérience que nous vivons lorsque nous réagissons physiquement, mentalement, émotionnellement et spirituellement aux tensions de la vie.
LA NÉCESSITÉ DU STRESS
5. Nous avons tous besoin de stress, car celui-ci a de nombreux effets positifs. En nous posant des défis, il nous donne l’occasion de mieux connaître nos valeurs et nos forces. Il peut nous révéler notre capacité de soutenir la pression sans céder; il met à l’épreuve notre capacité d’adaptation et notre souplesse; il peut nous inciter à nous dépasser. Comme nous ne considérons généralement pas les événements insignifiants comme stressants, le stress peut aussi être un excellent indicateur de l’importance que nous accordons à un événement . en d’autres mots, il révèle ce qui est important pour nous. Survie
6. Nous avons tous besoin d’une certaine dose de stress dans notre vie. Mais, comme en toute chose, l’excès peut aussi être nocif. Il faut donc rechercher le stress, mais dans les limites du raisonnable. Un excès de stress peut être nuisible, pour les gens et pour les organisations. Trop de stress conduit à la détresse. Et la détresse engendre une tension inconfortable à laquelle nous tentons le plus possible d’échapper. Vous trouverez ci-dessous une liste de quelques-uns des signes de détresse les plus courants que vous pourriez être amené à observer chez vos compagnons d’armes ou chez vous-même en situation de stress excessif :
a. Indécision.
b. Accès de colère.
c. Perte de mémoire.
d. Manque d’énergie.
e. Appréhension constante.
f. Propension à l’erreur.
g. Pensées axées sur la mort ou le suicide.
h. Difficulté de relation avec autrui.
i. Attitude de retrait.
j. Fuite devant les responsabilités.
k. Négligence.
7. Le stress peut donc avoir un effet positif ou un effet négatif. Il peut encourager ou décourager; stimuler ou paralyser; donner un sens à la vie ou la rendre apparemment insignifiante. En situation de survie, le stress peut autant redoubler votre efficacité et multiplier vos capacités que vous plonger dans la panique et vous faire oublier tout ce que vous avez appris.
Pour survivre, il est donc essentiel de pouvoir gérer les inévitables stress auxquels nous sommes confrontés dans ce genre de situation. Le soldat qui survit est celui qui sait tirer profit du stress, et non celui qui se laisse miner par lui.
LES FACTEURS DE STRESS EN SITUATION DE SURVIE
8. Tout événement peut susciter du stress et, comme chacun le sait, les événements stressants tendent parfois à s’accumuler. Souvent même, ils arrivent plusieurs en même temps. Si, en soi, ces événements ne constituent pas le stress, ils en sont toutefois à l’origine. C’est pourquoi on les appelle « facteurs de stress ». Les facteurs de stress sont les causes manifestes,et le stress est la réaction qu’ils provoquent. Dès qu’il repère la présence d’un facteur de stress, l’organisme entre en action pour se protéger.
La psychologie de la survie
9. En réponse à un facteur de stress, l’organisme se mobilise soit pour combattre, soit pour fuir. Il envoie un SOS interne généralisé qui déclenche une série de phénomènes. L’organisme va puiser dans ses réserves (les sucres et les graisses) pour fournir rapidement de l’énergie; le rythme de la respiration s’accélère pour apporter plus d’oxygène au sang; la tension musculaire s’accroît pour préparer à l’action; divers mécanismes de coagulation sanguine entrent en action pour réduire toute éventuelle hémorragie causée par une quelconque coupure; les sens sont aiguisés (l’ouïe devient plus fine, la prunelle des yeux s’élargit, l’odorat devient plus aigu) pour mieux surveiller l’environnement; le rythme cardiaque et la tension artérielle augmentent pour mieux irriguer les muscles de sang. Cet état d’alerte nous prépare à faire face à d’éventuels dangers; mais personne ne peut indéfiniment soutenir une telle tension.
10. Les facteurs de stress n’ont pas de manières; aucun ne cède sa place à l’autre. Au contraire, ils s’entassent. Or l’accumulation trop rapide de facteurs de stress, même mineurs, a parfois pour effet de créer un état de détresse majeur. À mesure que diminue sa résistance, l’organisme finit par s’épuiser sous les assauts incessants (ou croissants) du stress. Sa capacité d’y résister ou de s’en servir de façon positive commence à s’éroder, et les premiers signes de détresse apparaissent. Une bonne façon de gérer le stress consiste donc à prévoir les facteurs de stress et à élaborer des stratégies pour y faire face. Pour le soldat en situation de survie, il est essentiel de bien connaître les différents types de facteurs de stress auxquels il pourra être confronté. Jetons un coup d’.il à certains d’entre eux.
Blessures, maladies ou décès
11. Les blessures, les maladies et les décès sont des éventualités que le survivant doit concrètement envisager. Rien n’est peut-être plus stressant que de se retrouver seul dans un environnement non familier, à la merci d’une agression hostile, d’un accident ou d’un empoisonnement alimentaire. La maladie et les blessures viennent aussi parfois accroître le niveau de stress en limitant la capacité de se déplacer, de chercher nourriture et boisson, de trouver un abri et de se défendre. Même lorsqu’elles ne sont pas mortelles, elles ajoutent encore au stress à cause de la douleur et de la gêne qui les accompagnent. Seul le soldat qui saura maîtriser le stress associé à sa vulnérabilité aux blessures, à la maladie et à la mort pourra trouver le courage de prendre les risques inhérents à toute tentative de survie.
Incertitude et absence de contrôle
12. Certains ont du mal à fonctionner dans un environnement où tout n’est pas clairement balisé. Dans une situation de survie, une seule chose est sûre, c’est que rien n’est sûr. Il peut être extrêmement stressant de fonctionner à partir d’informations partielles, dans une situation où l’on maîtrise mal l’environnement. L’incertitude et le manque de contrôle ajoutent au stress lié à la maladie, aux blessures et à la mort.
L.environnement
13. Même dans des circonstances idéales, la nature peut être redoutable. En situation de survie, le soldat devra composer avec les facteurs de stress que sont le climat, le terrain et la variété des animaux indigènes. La chaleur, le froid, la pluie, le vent; les montagnes, les marais, les déserts; les insectes, les reptiles et les autres animaux dangereux se posent comme autant de Survie
défis qu’il devra relever. Selon la façon dont le soldat composera avec le stress créé par son environnement, celui-ci lui donnera vivres et protection, ou le déstabilisera au point de le rendre vulnérable aux blessures, à la maladie ou à la mort.
La faim et la soif
14. Quiconque est privé d’eau et de nourriture perd ses forces et finit par mourir. En situation de survie, plus le temps passe et plus il est important de trouver de l’eau et des vivres, et de les conserver. Pour le soldat habitué à sa ration, la quête de nourriture peut parfois se révéler une importante source de stress.
La fatigue
15. À mesure qu’augmente la fatigue, l’effort à fournir pour continuer de survivre devient de plus en plus ardu. On atteint parfois un tel degré de fatigue que l’effort même de rester éveillédevient source de stress.
L.isolement
16. Il y a certains avantages à affronter l’adversité en compagnie. À titre de soldats, nous acquérons certes des habiletés individuelles, mais nous sommes aussi formés à fonctionner en équipe. Malgré tout ce qu’on peut reprocher à ses supérieurs, on finit par s’habituer à recevoir leurs ordres et leurs instructions, notamment lorsque règne la confusion. Le fait d’être en contact avec autrui accroît également le sentiment de sécurité : en cas de problème, quelqu’un est là pour nous aider. Que l’on soit seul ou en équipe, un important facteur de stress en situation de survie tient au fait que, dans bien des cas, on ne peut plus compter que sur ses propres moyens.
17. Les facteurs de stress mentionnés ici ne sont en aucune façon les seuls auxquels vous risquez d’être confrontés. Il ne faut jamais oublier non plus que ce qui est stressant pour l’un ne l’est pas nécessairement pour l’autre. La perception que l’on a de ce qui est stressant ou non dans une situation de survie tient à la fois de son expérience, de sa formation, de sa perception de la vie, de son attitude physique et mentale et de son niveau de confiance en soi. Le but n’est pas ici d’éviter le stress, mais bien de composer avec les facteurs de stress et d’en tirer parti.
18. Maintenant que nous en savons un peu plus sur le stress et les facteurs de stress les plus courants en situation de survie, voyons quelles peuvent être nos réactions dans de telles situations.
SECTION 2
LES RÉACTIONS NATURELLES
19. Depuis des siècles, l’être humain a survécu à bien des changements dans son environnement. Grâce à sa capacité d’adaptation physique et mentale à un monde changeant, il a pu rester en vie alors que d’autres espèces autour de lui ont progressivement disparu. Les mêmes mécanismes qui ont permis à nos ancêtres de survivre sont encore tout aussi valables aujourd’hui. Ces mêmes mécanismes peuvent aussi toutefois jouer contre nous si nous ne les comprenons pas et n’en anticipons pas leur apparition.
La psychologie de la survie
20. Il n’y a rien d’étonnant à ce que le commun des mortels ait certaines réactions psychologiques dans une situation de survie. Penchons-nous ici sur quelques-unes des principales réactions internes que vous-mêmes et vos compagnons pourriez avoir en présence des facteurs de stress décrits dans les paragraphes précédents.
LA PEUR
21. La peur est la réaction émotionnelle que nous avons en présence d’un danger, réel ou non, qui pourrait occasionner des blessures, des maladies ou la mort. Cette réaction ne se limite pas aux seuls traumatismes physiques : tout ce qui menace notre bien-être émotionnel et mental peut aussi engendrer la peur. Chez le soldat qui lutte pour survivre, la peur peut jouer un rôle positif si elle l’incite à redoubler de prudence dans une situation où la négligence pourrait lui être fatale. Malheureusement, elle peut aussi le paralyser, au point même de l’empêcher de faire les gestes essentiels à sa survie. La plupart des soldats font l’expérience de la peur lorsqu’ils sont confrontés à des conditions difficiles dans des environnements peu familiers. Il n’y a aucune honte à y avoir! Chaque soldat doit s’entraîner à ne pas se laisser envahir par la peur. Avec une formation réaliste, on devrait idéalement acquérir les connaissances et les habiletés nécessaires pour accroître sa confiance en soi et composer avec ses peurs.
L’ANXIÉTÉ
22. Avec la peur vient l’anxiété. Autant il est naturel d’avoir peur, autant l’est-il d’éprouver de l’anxiété. Il s’agit parfois d’un mauvais sentiment d’appréhension que l’on éprouve devant des situations dangereuses (sur le plan physique, mental ou émotionnel). Utilisée sainement, l’anxiété nous pousse à agir pour éliminer le danger qui menace notre existence, ou du moins pour le maîtriser. Pour réduire son anxiété, le soldat en situation de survie se concentre sur les tâches qui lui permettront de s’en sortir vivant. En réduisant ainsi son anxiété, il en contrôle également la source, soit ses peurs. Dans ce sens, l’anxiété est utile. Par contre, elle peut aussi avoir un impact dévastateur. Elle peut submerger le soldat au point de le plonger dans la confusion et de l’empêcher de réfléchir. Une fois dans cet état, il lui est de plus en plus difficile de porter des jugements sensés et de prendre de bonnes décisions. Pour survivre, il doit donc apprendre les techniques qui lui permettront de calmer son anxiété et de la maintenir à un niveau qui lui sera utile et non nuisible.
LA COLÈRE ET LA FRUSTRATION
23. La frustration survient lorsqu’on est constamment brimé dans ses efforts pour atteindre un but. Le but de la survie est de rester en vie jusqu’à ce que l’on trouve de l’aide ou jusqu’à ce que les secours arrivent. Pour y arriver, le soldat doit accomplir certaines tâches avec un minimum de ressources. Inévitablement, il rencontrera des obstacles, certains paramètres échapperont à son contrôle. Or, en situation de vie ou de mort, chaque erreur prend une importance démesurée. Tôt ou tard, le soldat ne peut manquer d’éprouver un sentiment de frustration devant l’échec de certaines de ses tentatives. L’une des manifestations de cette frustration est la colère. En situation de survie, les événements susceptibles de provoquer la frustration et la colère ne manquent pas. On peut se perdre, se blesser ou oublier du matériel; le mauvais temps, le terrain  inhospitalier, les patrouilles ennemies et ses propres limites physiques sont autant de sources de frustration et de colère. Et la frustration et la colère suscitent des réactions impulsives, des comportements irrationnels et des décisions hâtives, et incitent parfois à « démissionner » (à éviter d’entreprendre tout ce qu’on ne peut complètement maîtriser). Le soldat qui réussit à contrôler et à bien canaliser la charge émotionnelle associée à la colère et à la frustration est mieux à même de relever les défis de la survie. Celui qui n’arrive pas à le faire peut par contre gaspiller beaucoup d’énergie à des activités qui n’augmentent guère ses chances de survie ni celles des personnes qui l’entourent.
LA DÉPRESSION
24. Rares sont ceux qui ne seraient pas découragés, du moins momentanément, devant les multiples privations auxquelles on est confronté en situation de survie. En s’approfondissant, ce découragement cède parfois la place à ce que l’on appelle la « dépression ». La dépression est étroitement liée à la frustration et à la colère. La personne frustrée de ne pas arriver à ses fins se met de plus en plus en colère. Et comme la colère ne l’aide en rien, son niveau de frustration monte d’un cran. Le cycle destructeur de la colère et de la frustration continue ainsi jusqu’à épuisement physique, émotionnel et mental. À ce point, la personne finit par abandonner la partie et, au lieu de se dire « Que puis-je faire? », en arrive à conclure qu’il n’y a rien à faire. La dépression est l’expression de ce sentiment de détresse et de désespoir. Il n’y a certes rien de mal à ressentir de la tristesse à la pensée des êtres chers ou des douceurs de la vie dans « la civilisation » ou dans « le monde ». En fait, ce sentiment peut même inciter à redoubler d’effort et à vivre encore un jour de plus. Par contre, si on se laisse gagner par la dépression, on risque de perdre toute son énergie et, ce qui est plus grave, de perdre jusqu’à la volonté de survivre.
Tout soldat a le devoir de résister à la dépression.
LA SOLITUDE ET L’ENNUI
25. L.être humain est un animal social; il apprécie la compagnie d.autrui. Rares sont les gens qui voudraient être seuls en tout temps! Mais, en situation de survie, comme vous le savez, on risque beaucoup de se retrouver isolé. Cela n.est pas mauvais en soi. En effet, dans la solitude et l.ennui, on se découvre parfois des qualités insoupçonnées. La puissance de votre imagination et de votre créativité pourrait même vous étonner. Nécessité est mère de l’invention, comme dit le proverbe. Par-dessus tout, vous pourriez trouver en vous-même des réserves de force et de courage intérieurs que vous ignoriez totalement posséder. Par contre, la solitude et l.ennui peuvent aussi conduire à la dépression. Comme soldat en situation de survie, seul ou avec d.autres, vous devez trouver des façons d’occuper votre esprit à des activités constructives. Vous devez développer votre autonomie. Vous devez faire confiance à votre capacité de vousdébrouiller.
LA CULPABILITÉ
26. Les circonstances qui font que l.on se retrouve en situation de survie sont parfois dramatiques et tragiques. Il peut s.agir d.un accident ou d.une mission militaire ayant occasionné des pertes de vie. Parfois, il ne reste qu.une poignée de survivants; parfois on se retrouve seul. S’il est naturel de se sentir heureux d.être vivant, on peut en même temps pleurer la perte de ses compagnons moins fortunés. Il n.est pas rare que les survivants se sentent coupables d.avoir échappé à la mort alors que les autres ont péri. Ce sentiment, utilisé de façon positive, a pourtant amené certaines personnes à lutter avec encore plus d.acharnement pour survivre, en les convaincant d’avoir été épargnées pour remplir une mission supérieure dans la vie. Certains survivants se sont aussi efforcés de rester en vie pour poursuivre l..œuvre de ceux qui ont péri. Quelle que soit la raison, il ne faut jamais s’empêcher de vivre par culpabilité. Les vivants qui renoncent à survivre n.arrivent à rien. Ce genre d.attitude est une grande tragédie.
SECTION 3
SE PRÉPARER
27. Dans une situation de survie, votre mission de soldat est de rester en vie. Comme nous l’avons vu, vous serez alors confronté à tout un éventail de pensées et d.émotions, qui pourront vous sauver. ou vous perdre. La peur, l.anxiété, la colère, la frustration, la culpabilité, la dépression et la solitude sont autant de réactions possibles aux nombreux stress liés à ce genre de situation. En les contrôlant sainement, le soldat peut accroître ses chances de survie. Elles peuvent l’inciter à porter plus d’attention à la formation, à réagir face à la peur, à prendre des mesures pour assurer sa subsistance et sa sécurité, à garder espoir avec ses compagnons, et à faire face aux nombreux imprévus. Par contre, le survivant qui n’arrive pas à maîtriser ces réactions peut se laisser paralyser par elles. Au lieu de mobiliser ses ressources personnelles, il prête l.oreille à ses peurs intérieures, et cède sur le plan psychologique bien avant de succomber physiquement. N.oubliez pas, s’il est naturel pour chacun de nous de vouloir survivre, il ne l’est cependant pas d.être inopinément confronté à une situation de vie ou de mort. Il ne s’agit donc  pas de refouler ces « réactions naturelles à une situation artificielle », mais plutôt se préparer à les canaliser pour les mettre au service de votre intérêt premier : rester en vie, avec tout l.honneur et la dignité associés au statut de soldat.
28. Pour cela, il faut s’entraîner à utiliser de façon constructive et non destructrice ses réactions face à l’adversité. Les situations de survie ont donné lieu à d.innombrables exemples d.héroïsme, de courage et d.abnégation. Ce sont là des qualités que vous pourrez partager si vous vous y être dûment préparé. Vous trouverez ci-dessous quelques trucs qui aident à se préparer psychologiquement pour survivre. En étudiant ce manuel et en suivant l’entraînement à la survie, vous pourrez acquérir
 l.attitude du survivant.
SE CONNAÎTRE SOI-MÊME
29. À l.occasion de l’entraînement, de même qu’en famille et entre amis, prenez le temps de découvrir qui vous êtes vraiment. Travaillez vos points forts et développez les capacités dontvous savez qu.elles sont nécessaires à la survie.
ANTICIPER LA PEUR
30. Ne prétendez pas être à l’abri de la peur. Essayez de déterminer ce qui pourrait vous faire le plus peur si vous étiez contraint de survivre seul, et entraînez-vous à y faire face. Le but n.est pas d.éliminer la peur, mais de développer sa confiance en sa capacité de fonctionner malgré tout.
FAIRE PREUVE DE RÉALISME
31. Ne craignez pas de faire une évaluation honnête des situations dans lesquelles vous vous trouvez. Efforcez-vous d’évaluer les circonstances telles qu.elles sont et non telles que vous voudriez qu.elles soient. Sachez adapter vos espoirs et vos attentes en fonction de votre appréciation de la situation. En situation d.urgence, les attentes irréalistes peuvent conduire à d.amères déceptions. Adoptez le dicton « Qui veut le mieux, se prépare au pire ». Il est beaucoup plus facile de s.adapter à une agréable surprise due à une chance inattendue qu.à un coup imprévu du sort.
ADOPTER UNE ATTITUDE POSITIVE
32. Apprenez à chercher le bon côté de toute chose. Non seulement cela remonte le moral, mais c.est aussi un excellent exercice d.imagination et de créativité.
SE RAPPELER CE QUI EST JEU
33. N.oubliez pas, à défaut de vous préparer psychologiquement à lutter pour survivre, vous  céderez plus facilement à des réactions comme la dépression, la négligence, l.inattention, la perte de confiance, les mauvaises décisions et le renoncement prématuré. C.est votre vie qui est en jeu, et celles des personnes qui dépendent de vous.
S.ENTRAÎNER
34. Profitez de votre entraînement militaire et de votre vécu quotidien, et commencez dès maintenant à vous préparer à affronter les rigueurs de la survie. En démontrant vos habiletés lors de l’entraînement, vous acquerrez la confiance nécessaire pour y avoir recours en temps voulu. Rappelez-vous : plus l’entraînement sera réaliste, moins vous serez démuni en situation de survie réelle.
APPRENDRE LES TECHNIQUES DE GESTION DU STRESS
35. Toute personne soumise à un stress risque de paniquer si elle n.a pas reçu au préalable une solide formation et ne s.est pas préparée psychologiquement à faire face à quelque circonstance que ce soit. Bien que l.on puisse rarement contrôler les circonstances qui mènent à une situation de survie, il est en notre pouvoir de contrôler la façon dont nous y réagissons. Apprendre les techniques de gestion du stress peut considérablement accroître votre capacité de garder votre calme et de concentrer votre attention sur les mesures à prendre pour sauver votre vie et celle d.autrui. Au nombre des techniques qu’il est bon d’acquérir figurent la relaxation, la gestion du temps, l.assertivité et la restructuration cognitive (la capacité de maîtriser la façon dont on perçoit une situation).
36. Rappelez-vous, la « volonté de survivre » peut également être considérée comme le
« refus de renoncer ».
 
 
 

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Published by seth-survivalisme - dans Psychologie