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  • : SETH Survivalisme
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  • : Avec la multiplication des risques naturels, conflictuels ou économiques, tout peut arriver à n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. Pourtant même la pire des situations peut être surmontée si l’on a pris le temps de l’anticiper, d’y réfléchir, de chercher des solutions et des parades. Parcourez ces pages dans l’ordre chronologique, ou par thèmes, et découvrez comment faire face à une catastrophe. Ne soyez pas la victime, devenez le survivant !
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 14:41

CHAPITRE 14

SURVIE DANS LES RÉGIONS TROPICALES

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1. La plupart des gens considèrent les tropiques comme une énorme forêt tropicale impénétrable, au travers de laquelle il faut se frayer un chemin à la machette et où le danger est omniprésent. Mais en réalité, plus de la moitié des terres des zones tropicales sont cultivées d.une façon ou d.une autre.

2. La débrouillardise sur le terrain, la capacité d.improviser et l.application des principes de survie augmenteront vos chances de vous tirer d.affaire. Ne soyez pas effrayé de vous trouver seul dans la jungle, car la peur se transformera en une panique qui aura pour effet de vous épuiser, ce qui diminuera vos chances de survie.

3. La jungle est un milieu propice au développement de nombreuses espèces de plantes et d.animaux, y compris de microbes pathogènes et de parasites qui se multiplient à un rythme alarmant. La nature, par contre, vous fournira l.eau et les aliments dont vous aurez besoin ainsi qu.une multitude de matériaux pour vous construire un abri.

4. Depuis des millénaires, les aborigènes vivent de la chasse et de la cueillette dans la jungle. Un étranger devra cependant s.adapter aux conditions du milieu et à l.activité incessante que suppose la survie dans les régions tropicales.

SECTION 1

LE CLIMAT TROPICAL

5. Les régions tropicales et subtropicales se caractérisent par des températures élevées, des pluies abondantes et une humidité accablante, sauf dans les zones de haute altitude. Dans les basses terres, des variations de température de moins de 10 oC sont plutôt rares. On constate plus souvent des écarts de plus de 35 oC. Il arrive souvent que de la glace se forme la nuit dans les zones situées à plus de 1 500 m d.altitude. La pluie a pour effet de rafraîchir le temps, mais dès qu.elle cesse, la température monte en flèche.

6. Les pluies sont abondantes et s.accompagnent souvent d.éclairs et de tonnerre. Le couvert forestier est soudainement martelé par une pluie intense qui transforme de simples filets d.eau en torrents déchaînés et qui fait monter le niveau des rivières. La pluie cesse aussi subitement qu.elle a commencé. Des orages violents peuvent également s.abattre sur les zones tropicales, généralement vers la fin de l.été.

7. Des ouragans, des cyclones et des typhons se développent en mer et viennent balayer les terres en engendrant des raz de marée qui dévastent tout sur leur passage. Pour établir votre campement, choisissez un endroit qui ne risque pas d.être inondé. Les vents dominants ne sont pas les mêmes en hiver qu.en été. Pendant la saison sèche, il pleut une fois par jour, tandis que la saison de la mousson se caractérise par une pluie constante. En Asie du Sud-Est, les vents provenant de l.océan Indien amènent la mousson, mais lorsque les vents arrivent de la masse continentale chinoise, cette région reste sèche.

8. Sous les tropiques, le jour et la nuit sont de durée égale. La nuit tombe rapidement et le jour se lève tout aussi subitement.

SECTION 2

TYPES DE JUNGLES

9. La jungle n.est pas la même partout. Il existe en effet différents types de zones tropicales :

a. la forêt tropicale humide;

b. la jungle secondaire;

c. la forêt semi-sempervirente et la forêt de mousson;

d. le maquis et la forêt épineuse;

e. la savane;

f. la mangrove;

g. le marais d.eau douce.

LA FORÊT TROPICALE HUMIDE

10. Dans la forêt tropicale humide, le climat varie très peu. Ces forêts s.étendent sur tout l.équateur, dans les bassins amazonien et congolais, dans certains régions de l.Indonésie et dans de nombreuses îles du Pacifique. Au cours d.une année, ces zones reçoivent jusqu.à 3,5 m de pluie qui tombe de façon régulière. Les températures varient d.environ 32 °C le jour à 21 °C la nuit.

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Figure 14-1 : Les cinq strates de végétation de la forêt tropicale humide

11. Ce type de jungle comporte cinq strates de végétation (figure 14-1). Dans les espaces sauvages non altérés par l.homme, les arbres poussent à partir des racines-contreforts et peuvent atteindre quelque 60 m. Sous cette strate, des arbres de plus petite taille forment un couvert si dense que le sol ne reçoit presque aucune lumière. Les jeunes arbres, sous eux, tentent de capter la lumière, et des masses de lianes s.enroulent autour d.eux et grimpent vers le soleil. Des fougères, de la mousse et des plantes herbacées poussent au travers d.un épais tapis de feuilles, tandis que de nombreuses variétés de champignons croissent sur les feuilles et les troncs d.arbres qui jonchent le sol.

12. Comme le sol de la jungle ne reçoit pratiquement aucune lumière, il ne recèle que peu de buissons. Cette jungle se traverse donc facilement. Par contre, la végétation compacte limite la visibilité à environ 50 m. Dans ce type de jungle, il est facile de se désorienter et il serait extrêmement difficile de vous repérer en avion.

LA JUNGLE SECONDAIRE

13. La jungle secondaire ressemble beaucoup à la forêt tropicale humide. Une végétation abondante aux endroits où la lumière du soleil parvient jusqu.au sol caractérise ce type de forêt. Cette végétation pousse généralement le long des rivages, aux abords de la jungle et dans les zones défrichées par l.homme. Lorsque les espaces cultivés sont abandonnés, la jungle reprend rapidement ses droits, et on voit apparaître une masse de plantes emmêlées. On peut même parfois trouver des plantes comestibles cultivées dans cette épaisse végétation.

LA FORÊT SEMI-SEMPERVIRENTE ET LA FORÊT DE MOUSSON

14. Les caractéristiques de la forêt semi-sempervirente américaine et africaine correspondent à celles de la forêt de mousson asiatique, à savoir :

a. la cime des arbres de ces forêts forme deux strates arborescentes distinctes. Les arbres dont la cime forme l.étage supérieur mesurent en moyenne de 18 à 24 m; ceux de l.étage inférieur mesurent généralement entre 7 et 13 m;

b. ces arbres ont un diamètre moyen de 0,5 m;

c. ils perdent leurs feuilles pendant la saison sèche.

15. À l.exception du sagoutier, du nipa et du cocotier, on retrouve les mêmes plantes comestibles dans ces régions que dans la forêt tropicale humide.

16. Ces types de forêts se retrouvent dans certaines parties de la Colombie et du Venezuela et dans le bassin amazonien d.Amérique du Sud. Elles croissent également dans certaines régions côtières du sud-est du Kenya, de la Tanzanie et du Mozambique en Afrique, dans le nord-est de l.Inde, dans la majeure partie de la Birmanie, de la Thaïlande, de l.Indochine, de Java et dans certaines régions d.autres îles indonésiennes en Asie.

LE MAQUIS ET LA FORÊT ÉPINEUSE

17. Voici les principales caractéristiques du maquis et de la forêt tropicale épineuse :

a. ces forêts connaissent une saison sèche très marquée;

b. les arbres sont dépourvus de feuilles durant la saison sèche;

c. le sol est nu, à l.exception de quelques touffes de plantes; on n.y retrouve généralement pas d.herbes;

d. les plantes épineuses sont prédominantes;

e. de nombreux feux s.y déclarent.

18. Le maquis et la forêt épineuse croissent sur la côte ouest du Mexique, dans la péninsule du Yucatan, au Venezuela et au Brésil; sur la côte nord-ouest et au centre de l.Afrique; en Asie, au Turkestan et en Inde.

19. Durant la saison sèche, il est difficile de trouver des plantes alimentaires. Elles sont cependant beaucoup plus abondantes pendant la saison des pluies.

LA SAVANE TROPICALE

20. Voici les principaux traits caractéristiques de la savane :

a. elle se situe dans les zones tropicales de l.Amérique du sud et de l.Afrique;

b. elle ressemble à un vaste pré herbu avec des arbres très éloignés les uns des autres;

c. la savane a souvent un sol de couleur rougeâtre;

d. il y pousse des arbres dispersés qui ont souvent l.air rabougri et noueux, comme les pommiers. Des palmiers y poussent également.

21. En Amérique du Sud, les zones de savane se retrouvent au Venezuela, au Brésil et dans les Guyanes. Sur le continent africain, la savane occupe certaines zones dans le sud du Sahara (centre-nord du Cameroun et du Gabon et sud du Soudan), au Bénin, au Togo, dans la majeure partie du Nigéria, dans le nord-est du Zaïre, dans le nord de l.Ouganda, dans l.ouest du Kenya, dans certaines parties du Malawi et de la Tanzanie, dans le sud du Zimbabwe, au Mozambique et dans l.ouest de Madagascar.

LA MANGROVE

22. La mangrove croît dans les marais des zones côtières soumises à l.action des marées. Les palétuviers qui la composent peuvent atteindre 12 m de haut et leurs racines emmêlées font obstacle aux déplacements. Dans ce type de marais, la visibilité est généralement très mauvaise et les déplacements sont extrêmement difficiles. Parfois, on y rencontre des cours d.eau navigables qui forment des chenaux dans les marais, mais on doit généralement les traverser à pied.

23. On retrouve des mangroves en Afrique occidentale, à Madagascar, en Malaisie, dans les îles du Pacifique, en Amérique centrale et en Amérique du Sud, et à l.embouchure du Gange, en Inde. Celles qui sont situées à l.embouchure de l.Orénoque et de l.Amazone ainsi qu.à l.embouchure des rivières de Guyane sont formées de boue et comptent des arbres qui offrent très peu d.ombre. On y observe des marées qui peuvent atteindre jusqu’à 12 m.

24. Les mangroves peuvent vous sembler hostiles. Il suffit de penser aux sangsues, aux insectes, aux crocodiles et aux caïmans qui y habitent. Évitez les animaux dangereux qui les peuplent.

25. Dans la mesure du possible, essayez d.éviter les mangroves. Lorsqu’elles présentent des chenaux, il est possible de les traverser en radeau.

LES MARAIS D.EAU DOUCE

26. Les marais d.eau douce se trouvent généralement dans les basses terres intérieures. Ils se caractérisent par une concentration de sous-bois épineux, de roseaux et d.herbes de même que par la présence de quelques petits palmiers nuisant à la visibilité et aux déplacements. Ces marais sont souvent parsemés d.îlots où vous pourrez rester au sec. La faune y est très abondante.

SECTION 3

LES DÉPLACEMENTS DANS LA JUNGLE

27. Avec de la pratique, vous arriverez à vous déplacer efficacement dans les épais sous-bois et dans la jungle. Pour éviter les coupures et les égratignures, portez un pantalon et une chemise à manches longues.

28. Pour vous déplacer aisément, vous devrez vous exercer à « regarder la forêt d.un .il différent », c.est-à-dire que vous devez non pas vous concentrer sur les buissons et les arbres qui sont immédiatement devant vous, mais plutôt porter votre regard au loin pour trouver les passages naturels qui se dessinent dans le feuillage. Il s.agit en fait de regarder « au travers » de la jungle. Arrêtez-vous à l.occasion et accroupissez-vous pour scruter le tapis forestier. Vous pourriez ainsi y découvrir des pistes de gibier que vous pourrez suivre.

29. Dans la forêt dense ou la jungle, il importe de rester alerte et d.avancer lentement, d.un pas régulier. Arrêtez-vous périodiquement pour écouter et vous orienter. À l.aide d.une machette, frayez-vous un chemin dans la végétation dense, mais ne coupez rien inutilement. Vous éviterez ainsi de vous fatiguer trop rapidement. Dans la jungle, le son se propage sur de longues distances. Or, pour réduire le bruit lorsque vous coupez des plantes grimpantes à l.aide d.une machette, portez le coup vers le haut. Servez-vous d.un bâton pour écarter la végétation. Ce bâton vous permettra également d.éloigner les fourmis, les araignées et les serpents qui risquent de vous piquer ou de vous mordre. Lorsque vous devez gravir une pente, ne vous agrippez pas aux buissons, ni aux plantes grimpantes; ils peuvent être couverts d.épines irritantes.

30. Dans la jungle, de nombreux animaux suivent les mêmes pistes. Ces pistes sont sinueuses et se croisent, mais elles mènent souvent vers un point d.eau ou une clairière. Si ces pistes sont orientées dans la direction où vous voulez aller, suivez-les.

31. Dans bon nombre de pays, les câbles des réseaux électriques et téléphoniques traversent, sur de longues distances, des zones peu habitées. Généralement, les emprises de ces réseaux sont suffisamment dégagées pour qu.on puisse s.y déplacer facilement. Lorsque vous empruntez ces corridors, soyez aux aguets en approchant des transformateurs et des stations de relais. En territoire ennemi, ces installations peuvent être surveillées par des gardes.

CONSEILS CONCERNANT LES DÉPLACEMENTS

Établissez votre position initiale aussi rigoureusement que possible afin de préciser la trajectoire générale que vous allez suivre. Si vous ne disposez pas d.une boussole, utilisez une méthode d.orientation adaptée aux circonstances.

Faites provision d.eau et de matériel.

Déplacez-vous toujours dans la même direction, mais pas nécessairement en ligne droite.

Évitez les obstacles. En territoire ennemi, dissimulez-vous et tirez parti des abris naturels.

Avancez en douceur dans la jungle. Évitez le contact avec la végétation, vous risquez de nombreuses coupures et éraflures. Tournez plutôt les épaules, jouez des hanches, courbez le corps, ralentissez ou accélérez le pas, au besoin, pour manœuvrer dans le sous-bois.

Figure 14-2 : Conseils concernant les déplacements

SECTION 4

PREMIÈRES CONSIDÉRATIONS

32. Sous le couvert très dense de la végétation tropicale, vos chances d.être secouru sont moindres que si vous étiez dans toute autre situation de survie. Vous devrez probablement vous déplacer pour atteindre un lieu sûr.

33. Si vous êtes victime d.un écrasement d.avion, les articles les plus importants que vous devez prendre avec vous avant de quitter les lieux sont une machette, une boussole, une trousse de premiers soins ainsi qu.un parachute ou toute autre pièce de tissu pouvant vous protéger des moustiques et vous servir d.abri.

34. Protégez-vous de la pluie, du soleil et des insectes des tropiques. Les moustiques porteurs de la malaria et d.autres insectes sont une réelle menace pour la santé. Il importe donc de vous protéger contre les piqûres.

35. En quittant le site d.écrasement, prenez soin de faire des encoches sur les arbres ou de marquer votre route. Servez-vous d.une boussole. Sachez dans quelle direction vous vous déplacez.

36. Sous les tropiques, la plus petite des égratignures peut s.infecter rapidement et constituer une menace pour votre santé. Traitez sans tarder toute blessure, même mineure.

SECTION 5

COMMENT SE PROCURER DE L.EAU

37. Même si l.eau se trouve en abondance dans la plupart des régions tropicales, vous aurez peut-être de la difficulté à vous en procurer. Il se pourrait que l.eau que vous trouvez ne soit pas bonne à boire. Les lianes, les racines et les palmiers contiennent de l.eau. On peut également tirer de l.eau de la condensation. Les animaux vous mèneront parfois vers un point d.eau. On peut tirer une eau presque limpide d.un ruisseau ou d.un lac boueux en creusant un trou dans un sol sablonneux à environ un mètre de la berge. L.eau s.infiltrera ainsi dans le trou. Vous devez cependant purifier l.eau ainsi obtenue.

LES ANIMAUX : UNE INDICATION DE LA PRÉSENCE DE L.EAU

38. Les animaux sont souvent une indication qu.il y a de l.eau à proximité, car la plupart doivent s.abreuver régulièrement. Les animaux qui broutent, comme le cerf, se tiennent généralement près de l.eau et boivent habituellement au lever et au coucher du soleil. Les pistes d.animaux convergentes conduisent souvent à un point d.eau. Les animaux carnivores n.indiquent pas avec certitude la présence d.eau. Ces derniers peuvent tirer l.eau dont ils ont besoin des animaux qu.ils mangent et sont capables de se priver d.eau pendant de longues périodes.

39. Les oiseaux aussi peuvent vous mener vers une source d.eau. Ceux qui se nourrissent de graines, comme les passereaux et les pigeons, restent généralement près d.un point d.eau. Ils s.abreuvent au lever et au coucher du soleil. S.ils volent en ligne droite et à faible altitude, c.est qu.ils se dirigent vers l.eau. Après avoir bu, ils sont repus et voltigent d.un arbre à l.autre, faisant de fréquentes pauses. Ne vous fiez pas aux oiseaux aquatiques pour trouver de l.eau. Ils volent sur de longues distances sans s.arrêter. Les faucons, les aigles et autres oiseaux de proie tirent de leurs victimes le liquide dont ils ont besoin pour subsister. Leur présence ne signifie pas nécessairement qu.il y a de l.eau à proximité.

40. La présence d.insectes, d.abeilles en particulier, est un signe pouvant annoncer la présence d.eau. Les abeilles restent presque toujours à l.intérieur d.un rayon de six kilomètres de leur nid ou de leur ruche. Vous êtes presque assuré de trouver une source d.eau à l.intérieur de ce rayon. Les fourmis ont également besoin d.eau. Si vous apercevez une colonne de fourmis qui montent le long d.un tronc d.arbre, sachez qu.elles se dirigent généralement vers un petit réservoir d.eau. On peut retrouver de tels réservoirs même dans les zones arides. La plupart des espèces de mouches restent à moins de 100 m d.une source d.eau, particulièrement la mouche maçonne.

41. En suivant les traces laissées par les êtres humains, vous arriverez généralement à un puits, un trou d.eau ou un bassin. Ils sont peut-être couverts de broussailles ou de roches pour réduire l.évaporation de l.eau. N.oubliez pas de remettre cette couverture en place après avoir pris de l.eau.

L.EAU PROVENANT DES PLANTES

42. Les plantes, notamment les lianes, les racines et les palmiers, sont de bonnes sources d.eau.

Les lianes

43. Les lianes présentant une écorce rugueuse et les tiges d.environ cinq centimètres d.épaisseur peuvent contenir de l.eau. Vous devez apprendre à reconnaître, parmi les diverses espèces, celles qui contiennent de l.eau potable. La sève de certaines espèces peut être vénéneuse. Les lianes vénéneuses produisent une sève collante et laiteuse, tandis que celles qui ne sont pas dangereuses produisent une sève claire et transparente. Comme certaines espèces de lianes peuvent provoquer une irritation cutanée, il est recommandé de laisser le liquide couler dans votre bouche, plutôt que de porter la plante à vos lèvres. De préférence, utilisez un contenant. Pour tirer de l.eau d.une liane, reportez-vous à la méthode décrite au chapitre 6.

Les racines

44. En Australie, certains arbres appelés water tree, desert oak et bloodwood ont des racines qui affleurent à la surface du sol. Déterrez ces racines et coupez-les en morceaux de 30 cm de long. Enlevez l.écorce et sucez l.eau qu.elles contiennent ou pelez-les jusqu.à la pulpe et pressez-les au-dessus de votre bouche.

Les palmiers

45. L.arbre à buri, le cocotier et le nipa contiennent tous un liquide sucré excellent à boire. Pour extraire ce liquide, ramenez vers le bas une tige qui porte des fleurs et coupez-en l.extrémité. Si vous enlevez une mince tranche de cette tige toutes les 12 heures, le liquide se renouvellera et vous pourrez en recueillir près d.un litre par jour. Comme le nipa produit ses rejetons à la base, vous n.aurez pas à grimper. Cependant, vous devrez peut-être grimper aux arbres matures d.autres espèces pour trouver des tiges en fleurs. Le lait des noix de coco a une forte teneur en eau, les noix mûres peuvent contenir un puissant laxatif. Évitez donc de boire de grandes quantités de ce lait, car vous risqueriez de vous déshydrater.

L.EAU PROVENANT DE LA CONDENSATION

46. Les racines contenant de l.eau seront parfois trop difficiles à déterrer. Il pourrait être plus facile de laisser une plante produire de l.eau sous forme de condensation. Pour ce faire, attachez un sac de plastique transparent autour d.une branche feuillue. L.eau contenue dans les feuilles s.évaporera et se condensera à l.intérieur du sac. On peut également obtenir de l.eau par condensation en plaçant de la verdure dans un sac de plastique, qui servira de condenseur solaire

(voir chapitre 6).

SECTION 6

LA NOURRITURE

47. Sous les tropiques, la nourriture est généralement abondante. Pour vous procurer des aliments d.origine animale, suivez la méthode décrite au chapitre 8.

48. Outre ces aliments, vous devrez compléter votre régime avec des plantes comestibles. Les meilleurs endroits pour cueillir ces plantes sont les rivages des ruisseaux et des rivières. Vous trouverez une abondante végétation partout où la lumière du soleil pénètre dans la jungle, mais les rivages sont peut-être plus accessibles.

49. Si vous êtes faible, ne dépensez pas votre énergie à grimper aux arbres, ni à les abattre pour trouver votre nourriture. Il y a près du sol des sources d.aliments plus aisément accessibles. Ne ramassez que les aliments dont vous avez besoin, car sous un climat tropical, ils se gâtent rapidement. Laissez les fruits sur leur plant. Ne les cueillez que lorsque vous en aurez besoin et mangez-les frais.

50. Vous pouvez choisir parmi une liste quasi illimitée de plantes comestibles. À moins de pouvoir identifier ces plantes avec certitude, vous auriez avantage à vous en tenir, au début, au palmier, au bambou et aux fruits courants. Les plantes alimentaires les plus courantes sont énumérées dans la liste ci-dessous. Vous trouverez des descriptions détaillées ainsi que des photos à l.annexe B.

PLANTES ALIMENTAIRES DE LA ZONE TROPICALE

• Arbre à pain (Artocarpus incisa)

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• Bambou (diverses espèces)

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• Bananier (Musa spp.)

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• Ben (Moringa pterygosperma)

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• Bignay (Antidesma bunius)

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• Canne à sucre (Saccharum officinarum)

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• Caryote brûlante (Caryota urens)

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• Cocotier (Cocos nucifera)

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• Cognassier du Bengale (Aegle marmelos)

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• Figuier sauvage (Ficus spp.)

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• Igname (Dioscorea spp.)

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• Lis d’eau (Nymphaea odorata)

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• Lotus (Nelumbo spp.)

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• Manguier (Mangifera indica)

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• Manioc (Manihot utillissima)

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• Nipa (Nipa fruticans)

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PLANTES ALIMENTAIRES DE LA ZONE TROPICALE

• Palmier à sucre (Arenga pinnata)

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• Papayer (Carica papaya)

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• Plaqueminier (Diospyros virginiana)

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• Pomme-cannelle (Annona squamosa)

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• Riz sauvage (Zizania aquatica)

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• Rotin (Calamus spp.)

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• Sagoutier (Metroxylon sagu)

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• Sterculia (Sterculia foetida)

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• Taro (Colocasia et Alocasia spp.)

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Figure 14-3 : Plantes ailimentaires de la zone tropicale

SECTION 7

LES PLANTES VÉNÉNEUSES

51. Les plantes vénéneuses des régions tropicales ne sont pas, en proportion, plus nombreuses que leurs équivalents dans n.importe quelle autre région du monde. Cependant, il peut sembler que la plupart des plantes tropicales sont vénéneuses en raison de leur très grande concentration dans certaines zones tropicales. Voir annexe C.

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