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  • : Avec la multiplication des risques naturels, conflictuels ou économiques, tout peut arriver à n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. Pourtant même la pire des situations peut être surmontée si l’on a pris le temps de l’anticiper, d’y réfléchir, de chercher des solutions et des parades. Parcourez ces pages dans l’ordre chronologique, ou par thèmes, et découvrez comment faire face à une catastrophe. Ne soyez pas la victime, devenez le survivant !
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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 08:25

CHAPITRE 13

SURVIE DANS LE DÉSERT

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1. Pour survivre et tromper l’ennemi dans les régions arides ou désertiques, il faut comprendre l’environnement auquel vous aurez à faire face et vous préparer en conséquence. Vous devez déterminer quels sont vos besoins en équipement, les tactiques que vous utiliserez ainsi que les répercussions de l’environnement sur vous et vos tactiques. Votre survie dépendra de votre connaissance du terrain, des éléments climatiques de base, de votre capacité de composer avec ces éléments et de votre volonté de survivre.

SECTION 1

LE TERRAIN

2. Dans la plupart des régions arides, on trouve plusieurs types de terrain. Les déserts comportent les cinq types de terrain suivants :

a. Terrains montagneux (haute altitude).

b. Plateaux rocheux.

c. Dunes de sable.

d. Marécages salés.

e. Terrain inégal, accidenté (« djebel » ou « oued »).

3. Dans le désert, le terrain rend les déplacements difficiles et exigeants. Il est extrêmement difficile de s’orienter puisque les points de repère sont très rares. Les endroits cachés et à l’abri peuvent être très limités; par conséquent, on est toujours exposé à l’ennemi.

LES DÉSERTS DE MONTAGNES

4. Les déserts de montagnes se caractérisent par des chaînes ou des régions éparses de collines ou de montagnes nues séparées par des bassins secs et plats où peuvent surgir de manière abrupte ou graduelle des élévations pouvant atteindre plusieurs milliers de mètres au-dessus du niveau de la mer. Les pluies, peu fréquentes, tombent la plupart du temps sur les terres hautes, et leurs eaux ruissellent rapidement sous forme de crues éclairs. Ces eaux de crue, qui creusent des rigoles profondes et des ravins, déposent sable et gravier sur le bord des bassins. L’eau s’évapore rapidement, laissant la terre aussi nue qu’avant, bien que certains végétaux puissent y pousser pendant une courte période. S’il s’accumule suffisamment d’eau dans le bassin pour compenser la vitesse à laquelle l’eau s’évapore, on peut y voir apparaître des lacs peu profonds comme le Grand Lac Salé de l’Utah ou la mer Morte. La plupart de ces lacs ont une teneur élevée en sel.

LES DÉSERTS DE PLATEAUX ROCHEUX

5. Les déserts de plateaux rocheux ont un relief plutôt faible, entrecoupé de grandes étendues planes présentant des affleurements rocheux ou de grandes quantités de roche brisée à la surface ou près de celle-ci. On peut y trouver des vallées érodées aux parois escarpées, appelées des oueds au Moyen-Orient et des canyons ou arroyos aux États-Unis et au Mexique. Ces vallées au fond plat peuvent sembler propices comme lieux de rassemblement, mais les plus étroites peuvent devenir des endroits extrêmement dangereux pour les hommes et le matériel à cause des crues éclairs qui suivent les pluies. Le plateau du Golan est un bon exemple de désert de plateau rocheux.

LES DÉSERTS DE SABLE OU DE DUNES

6. Les déserts de sable ou de dunes sont de vastes étendues plates couvertes de sable blanc ou de gravier. Le terme « étendues plates » n’est pas des plus exacts puisque certaines zones peuvent présenter des dunes de sable d’une hauteur de plus de 300 m s’étendant sur 16 à 24 km. La praticabilité d’un tel terrain dépend de la pente au vent ou sous le vent des dunes ainsi que de la texture du sable. Par contre, d’autres zones peuvent s’étendre sans aucune dénivellation sur 3 000 m et plus. La végétation peut être inexistante ou se composer de broussailles atteignant jusqu’à deux mètres de hauteur. On trouve des exemples de ce type de désert en bordure du Sahara, dans la partie vide du désert d’Arabie, dans certaines régions de la Californie et du Nouveau-Mexique ainsi que dans le Kalahari en Afrique du Sud.

LES MARÉCAGES SALÉS

7. Les marécages salés sont des zones plates, désolées, parfois ponctuées de touffes d’herbes, mais sans aucune autre forme de végétation. On les trouve dans des zones arides où l’eau de pluie s’est accumulée, et a laissé, après évaporation, des dépôts importants de sels alcalins et d’eau à forte teneur en sel. L’eau y est trop salée pour qu’on puisse la boire; une croûte de 2,5 à 30 cm la recouvre.

8. Les zones arides abritent des marécages salés de plusieurs centaines de kilomètres carrés. On y trouve habituellement de nombreux insectes dont la majorité piquent. Évitez les marécages salés. Ce type de terrain est très corrosif pour les bottes, les vêtements et la peau. Le Chatt Al-Arab, qui longe la frontière entre l’Iran et l’Iraq, en est un bon exemple.

LE TERRAIN ACCIDENTÉ

9. Toutes les zones arides comportent du terrain accidenté ou très inégal. Les orages érodent le sable fin et creusent des canyons dans le sol. Les dimensions d’un oued (lit d’un cours d’eau temporaire) peuvent varier de 3 m de largeur et 2 m de profondeur à plusieurs centaines de mètres de largeur et de profondeur, et la direction qu’il emprunte varie autant que sa largeur et sa profondeur. Il tourne et retourne, formant un genre de dédale. Un oued peut vous protéger et vous cacher, mais ne l’empruntez pas comme voie de passage parce que le sol y est très accidenté.

SECTION 2

LES FACTEURS ENVIRONNEMENTAUX

10. En une zone aride, les chances de survivre et de déjouer l’ennemi dépendent de vos connaissances et de votre niveau de préparation. Déterminez quel équipement vous sera nécessaire pour affronter les conditions environnementales qui vous attendent, les tactiques que vous entendez utiliser ainsi que l’impact de l’environnement sur ces tactiques et sur vous-même.

11. En milieu désertique, il faut tenir compte de sept facteurs environnementaux différents :

a. la faible pluviosité;

b. le fort ensoleillement et la chaleur intense;

c. les grands écarts de température;

d. la végétation clairsemée;

e. la forte teneur en minéraux de la surface du sol;

f. les tempêtes de sable;

g. les mirages.

LA FAIBLE PLUVIOSITÉ

12. En zone aride, la faible pluviosité est le facteur environnemental le plus évident. Certains déserts reçoivent moins de 10 cm de pluie par année. Cette pluie forme des torrents de courte durée qui ruissellent rapidement à la surface du sol. On ne peut pas survivre longtemps sans eau dans le désert à cause de la température élevée. En situation de survie, vous devez avant tout connaître la quantité d’eau dont vous disposez et savoir où sont les autres sources d’eau.

LE FORT ENSOLEILLEMENT ET LA CHALEUR INTENSE

13. Toutes les zones arides connaissent un fort ensoleillement et une chaleur intense. La température de l’air peut atteindre 60 oC (140 oF) pendant la journée. La chaleur augmente à cause du rayonnement solaire direct, du vent chaud, de la réverbération des rayons solaires (sur le sable) et du transfert de chaleur par conduction à cause du contact direct avec le sable et le roc du désert (figure 13-1).

14. Dans le désert, la température du sable et du roc dépasse en moyenne de 16 à 22 oC (de 30 à 40 oF) celle de l’air. Par exemple, si température de l’air s’élève à 43 oC (110 oF), celle du sable pourrait être de 60 oC (140 oF).

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Figure 13-1 : Types d’apport de chaleur

15. Un rayonnement solaire et une chaleur intenses accroissent les besoins de l’organisme en eau. Pour conserver vos liquides organiques et votre énergie, vous devrez trouver un abri de manière à vous exposer le moins possible à la chaleur du jour. Marchez la nuit pour utiliser moins d’eau. 16. Les postes radio et l’équipement fragile directement exposés aux rayons solaires intenses tombent en panne.

LES GRANDS ÉCARTS DE TEMPÉRATURE

17. Dans les zones arides, le mercure peut atteindre 55 oC le jour et baisser jusqu’à 10 oC la nuit. Après la tombée du jour, la température chute rapidement et quiconque n’est pas chaudement vêtu ou ne peut pas bouger beaucoup aura très froid. Les soirées et les nuits fraîches sont les meilleurs moments pour travailler ou se déplacer. Si vous prévoyez vous reposer pendant la nuit, un chandail de laine, des sous-vêtements longs et un bonnet de laine vous seront extrêmement utiles.

LA VÉGÉTATION CLAIRSEMÉE

18. Dans les zones arides, la végétation est clairsemée. Il est donc difficile de s’y mettre à l’abri et de dissimuler ses déplacements. Pendant le jour, de larges zones de terrain s’offrant à la vue peuvent être facilement surveillées par l’ennemi.

19. Si vous voyagez en territoire hostile, appliquez les principes du camouflage :

a. cachez-vous ou trouvez refuge dans des oueds où on trouve des broussailles épaisses et à l’abri de la vue oblique;

b. tenez-vous dans l’ombre des broussailles, des rochers et des affleurements rocheux, la température y étant de 11 à 17 oC inférieure à celle de l’air;

c. recouvrez les objets qui reflètent la lumière du soleil.

20. Avant de vous déplacer, examinez le secteur afin d’y découvrir des sites où vous pourrez vous cacher et vous abriter. Il sera difficile d’évaluer la distance. Dans l’étendue dénudée du désert, on évalue en général les distances à environ un tiers de leur valeur réelle; autrement dit, ce qui nous semble être à 1 km se trouve en fait à 3 km.

LA FORTE TENEUR EN MINÉRAUX DU SOL

21. Dans toutes les régions arides il existe des zones où le sol de surface contient beaucoup de minéraux (borax, sel, alcali et chaux). Les matières en contact avec ce sol s’usent rapidement, et l’eau dans ces secteurs est extrêmement dure et imbuvable. Le fait d’imbiber votre uniforme de cette eau pour vous rafraîchir pourrait provoquer une éruption cutanée. On trouve un exemple de ce genre d’eau et de sol chargé de sel dans la région du Grand Lac Salé, dans l’Utah. La végétation y étant rare, voire inexistante, il est difficile de s’y mettre à l’abri. Évitez ces zones si possible.

LES TEMPÊTES DE SABLE

22. Les tempêtes de sable (vents chargés de sable) sont fréquentes dans la majorité des déserts. Le Seistan, un vent du désert d’Iran et d’Afghanistan, peut souffler sans arrêt pendant 120 jours d’affilée. En Arabie Saoudite, les vents soufflent en moyenne à une vitesse de 4 km/h, mais peuvent atteindre de 110 à 130 km/h en début d’après-midi. Prévoyez de grosses tempêtes de sable et de poussière au moins une fois la semaine.

23. Le plus grand danger serait de vous perdre dans un tourbillon de sable. Portez des lunettes à coques étanches et couvrez-vous la bouche et le nez. Si vous ne trouvez aucun abri naturel, marquez la direction dans laquelle vous devez avancer, étendez-vous par terre et attendez la fin de la tempête.

24. La poussière et le sable poussés par le vent brouillent les transmissions radio. Soyez donc prêts à utiliser d’autres moyens de signalisation comme des pièces pyrotechniques, des miroirs ou des panneaux, si possible.

LES MIRAGES

25. Les mirages sont des phénomènes optiques causés par la réfraction de la lumière à travers l’air échauffé par le soleil qui monte des surfaces sablonneuses et rocheuses. On en observe fréquemment dans le désert. Sous leur effet, les objets situés à 1,5 km ou plus semblent bouger.

26. Cet effet de mirage complique la tâche lorsqu’on tente d’identifier un objet éloigné. Il rend flou le contour des choses au loin, si bien qu’on a l’impression d’être entouré d’une étendue d’eau où les élévations forment autant d’îles.

27. À cause de l’effet de mirage, il est difficile de déceler une cible, d’évaluer les distances et de voir les objets clairement. Toutefois, il suffit de s’élever (à 3 m ou plus du niveau du sol environnant) au-dessus de la couche d’air surchauffé pour contrer l’effet de mirage. Les mirages compliquent la navigation au sol parce qu’ils rendent floues les particularités naturelles. On peut examiner la région à l’aube, au crépuscule ou au clair de lune, au moment où l’effet de mirage est fort peu probable.

28. En zone désertique, la luminance est plus intense qu’ailleurs. Lorsque la lune brille, la visibilité est généralement excellente, le vent tombe, la diffusion atmosphérique et l’éblouissement disparaissent. On peut voir les lumières, les feux à éclats rouges ainsi que les phares masqués de très loin. Le bruit s’entend à une grande distance.

29. Quand la nuit est sombre, par contre, la visibilité est très mauvaise et il est extrêmement dangereux de se déplacer. Vous pourriez vous perdre, faire une chute dans un ravin ou tomber par inadvertance sur l’ennemi. Tout déplacement par une telle nuit n’est faisable que si vous possédez une boussole et si vous avez passé la journée dans un abri à vous reposer, à observer et à mémoriser le terrain, et à choisir votre route.

SECTION 3

LE BESOIN D’EAU

30. Depuis le début de la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’armée américaine se préparait à intervenir en Afrique du Nord, la question de l’homme et de l’eau dans le désert a généré beaucoup d’intérêt et de confusion. À un certain moment, les dirigeants de l’armée américaine ont cru que l’on pouvait conditionner les hommes à consommer moins d’eau en réduisant progressivement leur approvisionnement en eau pendant leur entraînement. C’est ce qu’on appelait la discipline de l’eau. On a compté des centaines de victimes de la chaleur.

31. Pour survivre dans le désert, il faut bien comprendre la relation entre l’activité physique, la température de l’air et la consommation d’eau. L’organisme a besoin d’une quantité d’eau donnée pour maintenir un niveau d’activité donné à une température donnée. Par exemple, une personne qui accomplit un travail difficile au soleil à 43 oC a besoin de 19 litres d’eau par jour, à défaut de quoi sa capacité de prendre des décisions et d’exécuter ses tâches efficacement décroîtront rapidement.

32. La température normale du corps humain est de 36,9 oC (98,6 oF). L’organisme rejette la chaleur en trop (se rafraîchit) par la transpiration. Plus la température du corps est élevée, que ce soit à cause du travail, de l’exercice ou de la température ambiante, plus on transpire. Plus on transpire, plus on perd de l’humidité. La transpiration est la principale cause de la perte d’eau. Si on cesse de transpirer quand la température de l’air est élevée et que l’on travaille beaucoup ou que l’on fait beaucoup d’exercice physique, il en résultera rapidement un coup de chaleur. C’est une situation urgente qui requiert une attention médicale immédiate.

33. La figure 13-2 indique les besoins quotidiens en eau pour divers niveaux d’effort. Si vous comprenez bien la manière dont la température de l’air et l’activité physique affectent les besoins en eau, vous pourrez tirer le maximum de l’eau dont vous disposez. Ainsi donc, vous pouvez prendre les mesures suivantes :

a. Trouver un endroit ombragé; ne pas rester en plein soleil.

b. Éviter le contact direct avec le sol chaud.

c. Limiter ses déplacements.

d. Ne pas laisser évaporer la transpiration. Porter son uniforme au complet, tee-shirt

y compris. Dérouler ses manches jusqu’au poignet, se couvrir la tête et protéger son cou au moyen d’un foulard ou d’un autre article semblable. Cela protège le corps du vent chaud et des rayons directs du soleil. Les vêtements absorbent la sueur et la maintiennent contre la peau de manière à tirer avantage de son effet refroidissant. Si l’on demeure à l’ombre bien tranquille, entièrement vêtu, la bouche fermée, sans parler et en respirant par le nez, on peut réduire considérablement ses besoins en eau.

e. Ne pas manger si vous n’avez que peu d’eau. La digestion exige de l’eau. Par conséquent, la consommation d’aliments utilise de l’eau dont on a besoin pour se rafraîchir.

34. Il ne faut pas se fier à la soif pour juger de ses besoins en eau; on comblerait ainsi uniquement les deux tiers de ses besoins quotidiens en eau. Pour prévenir ce genre de déshydratation « volontaire », on peut procéder comme suit :

a. si la température est inférieure à 38 oC, boire 0,5 litre d’eau à l.heure;

b. si la température est supérieure à 38 oC, boire 1 litre d’eau à l.heure.

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Figure 13-2 : Besoins quotidiens en eau pour trois niveaux d’activité

35. Le fait de boire de l’eau à intervalles réguliers aide à conserver la fraîcheur au corps et à réduire la transpiration. Même lorsqu’on n’a pas beaucoup d’eau, boire constamment de l’eau à petites gorgées garde au frais et réduit la perte d’eau par transpiration. Il faut conserver les liquides organiques en réduisant ses activités dans la chaleur du jour. Ne rationnez pas l’eau!

Vous auriez de bonnes chances de le regretter.

SECTION 4

LES TROUBLES CAUSÉS PAR LA CHALEUR

36. En tant que survivant, vous courez le risque d’être victime de la chaleur, par suite d’une blessure, du stress et du manque de pièces d’équipement critiques. Ci-dessous figurent les principaux types de troubles causés par la chaleur ainsi que le traitement s’appliquant à chacun lorsque l’eau est rare et qu’on ne dispose d’aucune aide médicale.

LES CRAMPES DE CHALEUR

37. La perte de sel due à une transpiration excessive provoque des crampes de chaleur. Elles se manifestent par des spasmes musculaires, de modérés à aigus, aux jambes, aux bras ou à l’abdomen, et peuvent tout d’abord prendre la forme de légères douleurs musculaires. Il faut alors cesser toute activité, s’installer à l’ombre et boire de l’eau. Si vous ne reconnaissez pas les premiers symptômes et que vous poursuivez vos activités, vous éprouverez de violentes crampes et de la douleur. Le traitement à donner est le même que pour l’épuisement par la chaleur, ci-dessous.

L’ÉPUISEMENT PAR LA CHALEUR

38. Une perte importante d’eau et de sel de l’organisme entraîne l’épuisement par la chaleur. Les symptômes sont : mal de tête, confusion, irritabilité, transpiration excessive, faiblesse, étourdissements, crampes et peau blême, moite et froide. Étendez tout de suite la personne atteinte à l’ombre, sur une civière ou une installation semblable, à environ 45 cm au-dessus du sol, détachez ses vêtements, aspergez-la d’un peu d’eau et éventez-la. Faites-lui aussi faire boire un peu d’eau toutes les trois minutes et assurez-vous qu’elle demeure calme et qu’elle se repose.

LE COUP DE CHALEUR

39. C’est un trouble grave causé par la chaleur et attribuable à une perte extrême d’eau et de sel ainsi qu’à l’impossibilité pour l’organisme de se rafraîchir. La personne atteinte peut mourir si elle n’est pas immédiatement rafraîchie. Les symptômes sont les suivants :

absence de transpiration, peau chaude et sèche, mal de tête, étourdissements, pouls rapide, nausées et vomissements ainsi que confusion menant à la perte de conscience. Dès le malade amené à l’ombre, étendez-le sur une civière ou une installation semblable, à environ 45 cm au-dessus du sol, détachez ses vêtements, versez sur lui de l’eau (même polluée ou saumâtre) et éventez-le. Massez-lui les bras, les jambes et le corps. S’il reprend conscience, faites-lui boire un peu d’eau toutes les trois minutes.

SECTION 5

LES PRÉCAUTIONS

40. En situation de survie et d’évasion dans le désert, il est peu probable que vous ayez avec vous du personnel infirmier ou des fournitures médicales pour traiter les malaises causés par la chaleur. Soyez donc particulièrement prudent à cet égard. Reposez-vous pendant la journée et travaillez le soir et la nuit, quand le temps est plus frais. Utilisez le système de binôme pour surveiller les signes de malaise causé par la chaleur et observez les directives suivantes :

a. assurez-vous d’indiquer à quelqu’un où vous allez et quand vous prévoyez être de retour;

b. soyez à l’affût des signes de malaises causés par la chaleur. Si quelqu’un se dit fatigué ou s’il s’éloigne du groupe, il peut être victime d’un tel malaise;

c. buvez de l’eau au moins une fois l’heure;

d. mettez-vous à l’ombre pour vous reposer mais ne vous couchez pas directement sur le sol;

e. n’enlevez pas votre chemise et ne travaillez pas pendant la journée;

f. vérifiez la couleur de votre urine. Une couleur pâle indique que vous buvez suffisamment d’eau, une couleur foncée indique le contraire.

SECTION 6

LES DANGERS DU DÉSERT

41. La survie dans le désert comporte plusieurs dangers uniques en leur genre, notamment les insectes, les serpents, les plantes à épines et les cactus, l’eau contaminée, les coups de soleil, les irritations des yeux et le stress dû au climat.

42. Les insectes de presque tous les types abondent dans le désert. Les humains, source d’eau et de nourriture, attirent les poux, les acariens, les guêpes et les mouches. Ces parasites sont très désagréables et peuvent propager des maladies. Les vieux bâtiments, les ruines et les cavernes sont des lieux de prédilection pour les araignées, les scorpions, les mille-pattes, les poux et les acariens. Ces endroits les protègent des éléments et attirent d’autres espèces sauvages. Soyez donc extrêmement prudent si vous choisissez un tel endroit pour vous mettre à l’abri. Portez toujours des gants dans le désert. Ne posez jamais la main où que ce soit sans tout d’abord examiner l’endroit. Inspectez d’abord du regard l’endroit où vous prévoyez vous asseoir ou vous étendre. Lorsque vous vous levez, secouez et inspectez vos bottes et vos vêtements.

43. Toutes les régions désertiques abritent des serpents; ceux-ci habitent les ruines, les villages autochtones, les dépotoirs, les cavernes et les affleurements rocheux qui offrent de l’ombre. Il ne faut jamais marcher pieds nus ou traverser ces endroits sans d’abord vérifier s’il s’y trouve des serpents. Surveillez où vous mettez les mains et les pieds. La plupart du temps, les personnes mordues par un serpent l’ont été parce qu’elles avaient posé le pied dessus ou qu’elles

l’avaient manipulé. Évitez les serpents; si vous en voyez un, éloignez-vous.

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Published by seth-survivalisme - dans Habitat