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  • : SETH Survivalisme
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  • : Avec la multiplication des risques naturels, conflictuels ou économiques, tout peut arriver à n’importe qui, n’importe quand et n’importe où. Pourtant même la pire des situations peut être surmontée si l’on a pris le temps de l’anticiper, d’y réfléchir, de chercher des solutions et des parades. Parcourez ces pages dans l’ordre chronologique, ou par thèmes, et découvrez comment faire face à une catastrophe. Ne soyez pas la victime, devenez le survivant !
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12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 20:46

SECTION 4

CORDAGES ET LIGATURES

28. Différents matériaux ont une résistance suffisante pour servir de cordages et d.éléments de ligature. Vous pourrez ainsi, en situation de survie, tirer profit d.un certain nombre de matières naturelles et synthétiques. Vous découvrirez par exemple qu.un ceinturon monté sur une âme de fil de coton vous sera beaucoup plus utile, une fois défait. Vous pourrez alors utiliser ces bouts de corde à d.autres fins, comme ligne à pêche, en guise de fil à coudre ou encore comme un simple cordage.

RÈGLES DE BASE POUR LE CHOIX DES CORDAGES

29. Avant d.utiliser des cordages, vous devez effectuer quelques tests très simples pour évaluer s.ils se prêtent à l.usage auquel vous avez songé. Tout d.abord, étirer le matériau dans le sens de la longueur pour vérifier sa solidité. Enrouler ensuite ce matériau entre vos doigts, puis rouler les fibres les unes contre les autres. Si le matériau résiste à ces opérations sans se défaire, vous pourrez lier les bouts de corde par un noeud simple (demi-noeud) et les resserrer en douceur. Si le noeud ne se rompt pas, ce cordage vous sera utile. La figure 12-8 illustre diverses façons de fabriquer un cordage.


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Figure 12-8 : Fabrication de cordages à partir de fibres ligneuses

MATÉRIAUX DE LIGATURE

30. Les nerfs provenant de carcasses d.animaux constituent les matériaux naturels convenant le mieux à la ligature de petits objets. Vous trouverez des nerfs dans les tendons du gros gibier, le cerf ou le chevreuil par exemple. Retirer les tendons de l.animal et les sécher complètement. Écraser ensuite les tendons séchés de façon à ce qu.ils se séparent en filaments. Humecter ces filaments et les tordre en un toron continu. Si vous avez besoin d.un cordage plus résistant, vous Armes, pouvez torsader plusieurs torons continus; toutefois, pour fabriquer une petite corde, il n.est pas nécessaire de faire des noeuds car les nerfs humides sont collants et durcissent en séchant.

31. Vous pouvez aussi vous fabriquer des cordages en effilochant des fibres ligneuses prélevées sur la face intérieure de l.écorce de certains arbres et en les tressant. Le tilleul, l.orme, le noyer blanc d.Amérique, le chêne blanc, le mûrier, le châtaignier de même que le cèdre rouge et le cèdre blanc se prêtent bien à cet usage. Une fois le cordage tressé, effectuer un test pour vérifier qu.il possède une résistance suffisante pour l.usage que vous comptez en faire. Vous pouvez fabriquer des cordages plus résistants en tressant plusieurs brins pour en faire un seul toron.

32. Vous pouvez vous servir du cuir cru pour fabriquer de gros cordages (babiche). La peau du moyen ou du gros gibier peut être transformée en cuir cru. Après avoir prélevé la peau de l.animal, la débarrasser de toute viande et de tout gras. La peau doit ensuite être complètement séchée. Il n.est pas nécessaire d.étirer les peaux ni d.enlever les poils qui les recouvrent, mais vous devez éliminer tous les plis car ils retiendraient l.humidité. Vous devez tailler la peau une fois qu.elle est sèche, en pratiquant des entailles à 6 mm de distance les unes des autres. Commencer au centre de la peau et pratiquer une entaille circulaire continue, en progressant de gauche à droite jusqu.à la rive extérieure du cuir. Faire tremper le cuir cru pendant 2 à 4 heures ou jusqu.à ce qu.il soit amolli. Utiliser le cuir mouillé et l.étirer autant que possible tout en le déployant. Une fois le cuir séché, vous obtiendrez un matériau résistant et durable.

SECTION 5

FABRICATION D.UN HAVRESAC

33. La liste des matériaux que vous pouvez utiliser pour fabriquer un paquetage ou un havresac est à peu près illimitée. Vous pouvez ainsi employer le bois, le bambou, les cordages, les fibres ligneuses, les vêtements, les peaux d.animaux, les bâches et divers autres matériaux. 34. Il y a aussi différentes façons de confectionner un havresac. Un certain nombre d.entre elles sont assez complexes, mais les méthodes les plus simples et les plus faciles à utiliser sont assurément d.une plus grande utilité en situation de survie.

SAC DE TYPE POLOCHON

35. Facile à fabriquer et à utiliser, ce sac que vous passez par-dessus l.épaule permet de transporter diverses choses de façon relativement confortable. Disposer à plat sur le sol un matériau de forme approximativement carrée que vous avez à votre disposition, un poncho, une couverture ou une bâche par exemple. Disposer les objets que vous désirez transporter à une extrémité de ce matériau et recouvrir les articles très durs d.une quelconque matière souple. Rouler le matériau carré avec son contenu en direction de l.extrémité opposée et attacher solidement les deux extrémités. Fixer quelques cordes additionnelles le long du rouleau ainsi formé. Vous pourrez suspendre ce polochon à votre épaule après avoir relié ses deux extrémités par un cordage (figure 12-9).

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Figure 12-9 : Le sac polochon

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Figure 12-10 : Le paquetage carré

PAQUETAGE CARRÉ

36. Vous pouvez facilement fabriquer ce type de paquetage si vous avez de la ficelle ou des cordages. Vous devrez, sinon, commencer par fabriquer vos cordages. Pour réaliser ce genre de paquetage, il faut construire un bâti carré à l.aide de bambou, de branches ou de bâtons. Ses dimensions varient chaque fois, selon la personne et la quantité de matériel à transporter

(figure 12-10).

SECTION 6

VÊTEMENTS ET CHALEUR

37. Vous pouvez utiliser de nombreux matériaux pour fabriquer de quoi vous vêtir et vous garder au chaud. Vous pourrez souvent trouver des matières synthétiques, telles que le tissu dont sont faits les parachutes, et des matières naturelles, les peaux et les fibres ligneuses par exemple, qui fourniront une protection thermique considérable.

LES PARACHUTES

38. Si vous avez un parachute, examinez-le bien sous tous ses angles : c.est une précieuse ressource en situation de survie. Il offre une foule de possibilités, depuis la voilure jusqu.aux suspentes, aux mousquetons et au harnais lui-même. Avant de défaire votre parachute en pièces, évaluez tous les besoins auxquels vous devez répondre pour survivre et essayer de tirer le plus grand profit de tous ses composants. Songez, par exemple, à ce dont vous aurez besoin pour construire un abri, pour fabriquer un paquetage ou un havresac, pour vous confectionner des vêtements sommaires et vous protéger des écarts de température.

LES PEAUX D.ANIMAUX

39. Le choix entre diverses peaux d.animaux sera le plus souvent déterminé, dans ce genre de situations, par ce que vous avez réussi à chasser ou à piéger. Cependant, s.il y a abondance de vie animale, choisir les peaux des gros animaux dont le cuir est plus épais et contient davantage de gras. Dans la mesure du possible, ne pas utiliser la peau des bêtes contaminées ou malades. Comme ils vivent dans la nature, les animaux sauvages sont porteurs de parasites tels que les poux, les tiques et les puces. Il faut donc laver toutes les peaux en profondeur, avec beaucoup d.eau. Si vous n.avez pas d.eau à votre disposition, prenez au moins la précaution de secouer vigoureusement les peaux avant de vous en servir. Comme vous le feriez avec du cuir cru, étendre les peaux et les débarrasser de leur gras et de leur chair, puis les assécher complètement. La peau recouvrant les quartiers arrière se prête bien à la confection de mocassins, de bas et de mitaines. Le côté fourrure du cuir doit être porté à l.intérieur, pour tirer profit de la protection thermique qu.il peut offrir.

FIBRES VÉGÉTALES

40. De nombreuses plantes peuvent aider à vous protéger du froid. Le roseau des étangs, souvent appelé quenouille, est une plante de marais que l.on trouve au bord des lacs, des étangs et dans les bras morts des rivières. La peluche semblable à du duvet que l.on trouve au sommet de ses tiges renferme des bulles d.air et constitue un bon matériau isolant lorsqu.elle est placée entre deux pièces d.étoffe. De plus, l.asclépiade contient des graines cotonneuses qui possèdent elles aussi de bonnes propriétés isolantes. Enfin, les fibres ligneuses qui entourent la noix de coco sont très utiles pour tresser des cordages et, une fois séchées, se transforment aisément en matière isolante ou en allume-feu.

SECTION 7

USTENSILES DE TABLE ET DE CUISINE

41. Un grand nombre de matériaux peuvent être utilisés pour fabriquer des ustensiles servant à cuisiner, à manger et à conserver la nourriture.

LES BOLS

42. Vous pouvez vous faire des bols avec du bois, des os, des cornes, de l.écorce et autre matériau similaire. Pour fabriquer des récipients en bois, utiliser un morceau de bois évidé pouvant contenir votre nourriture et suffisamment d.eau pour la faire cuire. Suspendre le récipient en bois au-dessus du feu et ajouter de petites roches chaudes à l.eau et à la nourriture. Remplacer les roches refroidies par des roches très chaudes jusqu.à ce que cette nourriture soit cuite.

43. Vous pouvez aussi employer cette méthode avec des récipients faits d.écorce ou de feuilles. Avec ce type de récipients, cependant, vous devez régulièrement humidifier le bol ou maintenir le feu assez bas, faute de quoi la partie du récipient excédant le contenu liquide se consumera.

44. Un tronçon de bambou que vous taillez entre deux cloisons fermées par des noeuds constituera un excellent récipient (figure 12-11).

MISE EN GARDE

Ne pas utiliser de roches poreuses, telles que la pierre calcaire et le grès. Les roches de ce type peuvent exploser lorsqu.elles sont chauffées au-dessus des flammes.

MISE EN GARDE

Un tronçon de bambou vierge explosera si vous le chauffez parce que de l.air et une certaine quantité d.eau sont emprisonnés à l.intérieur, entre les cloisons naturelles formées durant la croissance de l.arbre.

 

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Figure 12-11 : Récipients servant à la cuisson de la nourriture

LES FOURCHETTES, COUTEAUX ET CUILLÈRES

45. Pour éviter que la résine ne colore votre nourriture et ne lui transmette un goût de résine, sculpter vos fourchettes, vos couteaux et vos cuillères dans des morceaux de bois provenant d.arbres ne produisant pas de résine. Font partie de cette catégorie le chêne, le bouleau et les autres feuillus.

NOTE

Si vous voyez un liquide ressemblant à de la résine à certains endroits sur l.écorce ou qu.un sirop s.écoule lorsque vous entaillez l.arbre, celui-ci ne doit pas être utilisé.

LES RÉCIPIENTS DE CUISSON

46. Vous pouvez fabriquer des récipients faisant office de chaudrons à partir de morceaux de bois ou de carapaces de tortue. En suivant les instructions fournies pour la fabrication de bols, vous découvrirez que les roches chaudes déposées dans un morceau de bois évidé sont très efficaces pour faire cuire la nourriture. Le bambou demeure néanmoins le bois qui convient le mieux à la fabrication de récipients de cuisson.

47. Avant d.utiliser une carapace de tortue comme chaudron, faire longuement bouillir la partie supérieure de la carapace. Elle pourra ensuite servir à chauffer de l.eau et de la nourriture sur un feu (figure 12-11).

LES GOURDES

48. L.estomac des gros animaux se prête très bien à la confection d.une gourde. Rincer abondamment l.estomac de l.animal avec de l.eau, puis nouer une de ses extrémités. Prévoir un moyen de lier ou de fermer l.extrémité supérieure de la gourde.

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Published by seth-survivalisme - dans Matériel divers